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La conquête de l'autonomie

Logiciel de pilotage automatique, outil d'aide à la décision en cas de défaillance, système embarqué : les drones intègrent de plus en plus d'intelligence. L'enjeu de ces progrès techniques : rendre ces robots volants fiables et sécurisés, pour qu'ils s'inscrivent durablement dans le ciel civil.

Des drones autonomes capables de prendre des décisions sans en référer aux humains ? C'est aujourd'hui techniquement possible, et les chercheurs continuent à plancher sur le sujet. Si ces travaux autour de l'autonomie sont essentiels pour faire progresser la technologie, ils doivent bel et bien être considérés comme de la recherche amont, voire fondamentale. De nombreux experts considèrent en effet que leur application directe n'est pas souhaitable. « Il faut qu'il y ait une certaine intelligence, mais le pilote doit toujours pouvoir reprendre la main sur l'appareil. Sinon on risque un scénario digne du film Furtif, dans lequel un bug dans le système du drone le rend complètement incontrôlable par les humains », tranche Claude Le Tallec, chercheur à l'Office national d'études et de recherches aérospatiales (Onera).

Des appareils capables de suivre un plan de vol

Lorsque les « dronistes » parlent d'autonomie, il s'agit donc avant tout de niveau d'automatisation et de sécurité : le drone est ainsi capable de suivre un plan de vol en pilotage automatique et de prendre des décisions en cas de défaillance. « Le drone décide d'aller d'un point A vers un point B. Nous avons ajouté un arbre de défaillance. Ainsi en cas de problème, l'appareil prend une décision », détaille Benjamin Benharrosh, ingénieur et responsable développement chez Delair-Tech. La société a développé un système d'autopilote, incluant le décollage et l'atterrissage automatiques, la possibilité de définir des zones d'exclusion dans le plan de vol et surtout une procédure dite de « fail-crash » en cas de dysfonctionnement.

La prise en compte des défaillances lors du vol est en effet l'un des points les plus importants pour la fiabilité des drones. « Selon la nature du dysfonctionnement, le drone prend une décision. Par exemple, s'il est désorienté, il peut choisir d'atterrir. S'il y a une perte de transmission, il peut quand même terminer sa mission. Tout ceci est intégré à un calculateur algorithmique », précise Christophe Mazel, PDG de la société Fly-n-Sense.

Un enjeu d'autant plus crucial que les drones doivent défendre leur réputation, alors que la presse relate fréquemment[…]

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