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La chaleur du corps, source d'énergie pour les objets connectés

Julien Bergounhoux

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La chaleur du corps, source d'énergie pour les objets connectés

© KAIST

Utiliser la chaleur du corps humain pour produire de l'énergie : l'idée est séduisante. Elle pourrait alimenter les "wearable techs", ces technologies que l'on porte sur soi, des montres intelligentes aux lunettes de réalité augmentée en passant par les bracelets de fitness. Une solution prometteuse pour répondre aux besoins énergétiques de ces appareils de très petite taille, qui tendent souvent à limiter leurs capacités.

Une équipe de chercheurs du KAIST (Korean Advanced Institute of Science and Technology) menée par Cho Byung-Jin a développé un générateur d'électricité qui fonctionne avec la chaleur corporelle. Très fin (environ 500 μm), léger (environ 0.13 g/cm2) et particulièrement flexible, il peut simplement se coller sur la peau pour alimenter un petit appareil, comme une smartwatch ou encore des lunettes de réalité augmentée.

Il y parvient grâce à sa composition innovante. Traditionnellement, il existe deux types de générateurs thermoélectriques : ceux à base de polymères, organiques, flexibles et non-irritants pour la peau humaine, mais avec une faible production énergétique. Et ceux basés sur des matériaux classiques, avec une meilleure production mais qui sont plus gros, lourds et rigides. Le générateur créé par le KAIST est quant à lui composé de matériaux thermoélectriques de type N (Bi2Te3) et P (Sb2Te3) qui sont appliqués sur un verre spécifique.

Le rendement énergétique de ce nouveau générateur, pour une taille de 10 x 10 cm, est estimé à environ 40 mW avec une différence de 0,55 °C entre la peau humaine et l'air ambiant. En plus des applications possibles pour les appareils de type smartwatch et autres, les propriétés de ce générateur en font un candidat idéal pour des applications industrielles dans des cas de figure ou de l'énergie thermique se retrouve gaspillée.

L'intégralité de l'étude peut être consultée sur la section Energy & Environmental Science de la Royal Société of Chemistry

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