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La CDEFI crée le titre d’ingénieur-docteur

La CDEFI crée le titre d’ingénieur-docteur

Christian Lerminiaux, vice-président de la CDEFI

© DR

Pragmatique depuis sa formation d’ingénieur, il connait l’industrie. Il sait aussi mener des recherches à long terme, sans route tracée, à tâtons. Qui ? L’ingénieur-docteur. Alors qu’en France, 45% des directeurs d’écoles d’ingénieurs ressentent une demande croissante pour ce profil de la part des industriels, l’offre est floue. Pour y pallier, la Conférence des directeurs d'écoles françaises d'ingénieurs (CDEFI) va créer le titre de Docteur mention ingénierie pour l’entreprise.

« Les entreprises veulent les meilleurs. Leur grille de lecture des diplômés ingénieurs est claire, elles savent bien les recruter. Mais c’est difficile de recruter un docteur et encore plus un ingénieur docteur », explique Christian Lerminiaux, sous sa casquette de vice-président de la Conférence des directeurs d'écoles françaises d'ingénieurs (CDEFI), chargé de la recherche.

A l’étranger, notamment aux Etats-Unis et en Allemagne, le PhD (doctorat) est le diplôme le plus reconnu. La scission école d’ingénieurs-université n’y existe pas. « En France, les meilleurs étudiants choisissent l’ingénierie, reprend Christian Lerminiaux, une entreprise aura tendance à recruter un ingénieur pour un poste de recherche, mais il n’aura vu la recherche que de loin ».  La CDEFI a donc décidé de créer le titre de Docteur mention ''ingénierie pour l’entreprise''.  

Ce titre sera délivré par une école d’ingénieur liée à une école doctorale via une convention. Au-delà de ses recherches, le thésard suivra des modules d’enseignement au sein de l’école d’ingénieurs, en fonction de son bagage initial. Une présentation devant des industriels de ses avancées au bout d’un an est également envisagée. « Il s’agit d’allier le savoir-être, le savoir-faire et le savoir-faire-faire de l’ingénieur, à la capacité du docteur à changer de direction au bout de six mois, sans considérer que c’est un échec », résume le vice-président.

Le but est avant tout d’offrir aux PME des diplômés qui ont une vision de l’innovation et des manières de la gérer. « La France a besoin de ce genre de profil, car on sait créer des start-up, mais on ne sait pas les faire exploser et développer nos PME », poursuite Christian Lerminiaux.

Dans un premier temps, dix couples école d’ingénieurs-école doctorale devraient lancer ce programme à la rentrée prochaine. Le système sera ensuite élargi, si l’expérience porte ses fruits.

Charles Foucault

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