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La CAO électronique brille sur la Côte d’Azur

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Sophia Antipolis, 8-9 octobre. La conférence Same a réuni le gratin de la CAO électronique à Nice. Entre innovations et débats technologiques, elle a montré le dynamisme de la région Paca en matière de R&D micro

«Un évènement unique dans le monde de la CAO électronique, car particulièrement relevé au plan scientifique et cependant gratuit »

C’est ce sur quoi ont insisté les personnalités politiques de la région PACA chargées d’inaugurer la manifestation Same (Sophia Antipolis microelectronics forum), qui s’est tenue dans la «telecom valley» niçoise, les 8 et 9 octobre.

Pour sa sixième édition, l’évènement (exposition, conférence, formations) a reçu le soutien d’une bonne quarantaine d’entreprises du secteur électronique et a accueilli un millier de participants.

Des chiffres accueillis avec satisfaction par les organisateurs (club Hi Tech, CCI Nice Côte d’Azur), compte tenu de la spécialisation du forum, et surtout en forte progression par rapport à ceux des années précédentes (670 participants en 2000 et seulement 19 sociétés représentées, en pleine euphorie high-tech !).

La manifestation a débuté par une table ronde sur un thème d’actualité : «FPGA ou Asic, choisir la bonne approche pour son système sur un puce ».

Le débat, animé par des experts d’ARM, IBM, Philips, Stepmind et Xilinx, n’a évidemment pas permis de conclure de façon tranchée, chaque option ayant ses avantages et inconvénients.

On retiendra tout de même qu’en dépit d’un prix de revient attractif pour les grands volumes et d’une meilleure adéquation aux designs complexes, l’approche Asic ne génère plus que quelques milliers de nouveaux projets chaque année (contre 12000 en 1999), tandis que les FPGA sont au contraire en pleine explosion. «L’effet conjugué d’une diminution des gros projets et de la tendance à regrouper des fonctions autrefois séparées sur un seul silicium », ont expliqué les intervenants.

Pierre Bricaud, directeur «R&D IP & design Services Europe» de Synopsys, a ensuite détaillé le projet régional MIRC PACA (Microelectronics Integrated Research Center), dont le but est de coordonner les initiatives publiques (universités de Nice et de Marseille, Cremsi …) et privées (Atmel, Gemplus, ST…) dans le domaine de la recherche sur la sûreté des télécommunications. Un projet articulé en quatre thèmes principaux : caractérisation physique des puces, caractérisation électrique, micro-packaging et réutilisation des blocs IP.

Dans le même esprit, Ralph von Vignau, de Philips, a exposé les détails du programme international Spirit (Structure for packaging, integrating and re-using IP with Tool-flows), lequel vise à développer des standards industriels permettant d’une part de faciliter l’intégration des blocs IP (propriété intellectuelle) dans les systèmes, et d’autre part de favoriser l’intéropérabilité des outils charger de réaliser cette intégration.

Concurrent de l’organisation VSIA (Virtual Socket Interface Alliance), créée en 1996, Spirit a été mis sur pied pour «accélérer le processus de standardisation», a déclaré Ralph von Vignau.

Son pool de fondateurs rassemble des acteurs de la CAO (Cadence, Mentor Graphics, Synopsys), du semiconducteur (Philips, ST) et de l’IP (ARM). Mais une vingtaine d’autres compagnies auraient d’ores et déjà demandé à en faire partie.

Du côté des annonces produits, on notera le lancement par la toute jeune société nantaise Cofluent Design (issue de l’Ireste) de l’environnement de conception Cofluent Studio : un outil permettant de vérifier un modèle SystemC à un haut niveau d’abstraction (au delà de ce que réalise Coware par exemple) et d’optimiser le partitionnement matériel/logiciel. Son atout : une vitesse 1000 fois supérieure à celle d’une simulation RTL.

La société française TNI-Valiosys, qui vient de racheter le britannique TransEDA, annonçait pour sa part SysBuild : un outil permettant une co-simulation à différents niveaux d’abstraction de façon à faciliter l’intégration des fonctions.

Sonics, enfin, a dévoilé la troisième version de son micro-réseau d’interconnexion SiliconBlackplane : un IP caractérisé par un débit de 4 Go/s, une bande passante utilisable à 90% et un coût de 240000 dollars pour une licence «usage unique».

Jean-Charles Guézel
(envoyé spécial à Sophia Antipolis)

Contacts
- Voir www.same-conference.org

 

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