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La caméra industrielle qui veut la peau du laser

Charles Foucault
La caméra industrielle qui veut la peau du laser

Dataman 500, la nouvelle caméra industrielle de Cognex

© DR

La lecture de codes-barres est réalisée par douchette laser, que ce soit pour le suivi des produits sur une ligne de fabrication ou à une caisse de supermarché. Grâce à un nouveau capteur de vison, Cognex propose de substituer le laser par une caméra capable de lire, à la même vitesse, les codes, même endommagés.

« The Laser Killer ». Rien de moins. Cognex n’y va pas de main morte pour présenter sa nouvelle caméra de vision industrielle, baptisée Dataman 500. Son ambition : remplacer les lasers pour la lecture des codes barres et des Datamatrix. Une application des caméras pour l’instant peu répandue à cause du faible débit de lecture proposé. Si, en théorie, un système de vision peut lire 60 codes barres par secondes, le temps de traitement est variable et fonction de la qualité du code barre à repérer et lire. Une fourchette de distances focales étroite qui rend souvent des images floues, et un dialogue entre le capteur d’acquisition d’image (CMOS ou CCD) et l’intelligence embarquée nécessaire pour décider s’il y a eu lecture ou non, peuvent faire drastiquement chuter ce débit.

Pour contrecarrer ces problèmes, Cognex a équipé sa nouvelle caméra d’un capteur maison, le VSOC (Vision system on a chip). Grâce à lui, l’acquisition et le traitement de l’image se font sur la même puce, ce qui rend instantanée la validation ou l’invalidation de l’image prise. L’auto-focus couvre des distances plus longues et se règle plus rapidement grâce à une lentille liquide asservie par le VSOC. Le tout permet l’acquisition de 1 000 images par secondes. Pour chaque code toutes les images sont traitées par le VSOC qui envoie seulement la meilleure jusqu’au logiciel associé qui, lui, traite 90 images par secondes. Les codes barres détériorés, rayés, mal éclairés ou présentés sous un angle important sont lus sans difficulté et présentés sur un écran, ce que ne font pas les systèmes laser. Autres avantages : de multiples codes-barres peuvent aussi être enregistrés simultanément et les images que le système n’a pas su traité sont archivées, les produits concernés peuvent ainsi être retrouvés et les problèmes résolus.

On croirait que le laser n’a plus aucune chance de survivre comme le montre la vidéo réalisée par Cognex :

 



Ce serait oublier le facteur coût. En effet, avec ses 4 000 euros par caméra, le Dataman 500 est au moins quatre fois plus cher qu’un système laser. Il ne s’imposera donc a priori que là où la difficulté à lire les codes-barres (poussière, luminosité, codes-barres détériorés) entraîne des erreurs, et des pertes, importantes.

Charles Foucault

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