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La Brittany Ferries met à l’eau son premier navire au GNL

Baptiste Cessieux

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La Brittany Ferries met à l’eau son premier navire au GNL

© Baptiste Cessieux

L’armateur breton Brittany Ferries met à l’eau le Honfleur. Le navire, assemblé dans le chantier naval FSG, en Allemagne, sera le premier à traverser la Manche avec une propulsion au gaz naturel liquéfié, à partir de juillet 2019.

La mise à l'eau du Honfleur, le nouveau navire de la Brittany Ferries, est imminente. Le premier bain de ce "nouveau né" coïncide avec la fin de sa gestation de neuf mois au sein du chantier naval FSG, à Flensburger, à la frontière de l’Allemagne et du Danemark. Avec ses 187 mètres pour 10 000 tonnes, le navire fait figure de précurseur pour l’armateur breton. Il est en effet le premier de sa flotte à opter pour deux moteurs électriques entraînés par 4 groupes électrogènes « dual-fuel », capables d’être alimentés par du gaz naturel liquéfié (GNL) ou du gazole. Ce choix, qui est déjà largement utilisé en mer du Nord, est une première pour un Ferry évoluant sur la Manche.

Le GNL a l’avantage de ne dégager aucune suie, aucun soufre, et entre 20 et 50 % de moins des différents gaz à effet de serre (CO2, NOX). Pour l’armateur, c’est l’assurance de respecter l’évolution des normes de santé publique sur les trente années de vie du navire. Mais ce n’est pas le seul intérêt, note Jean-Marc Roué, président de la Brittany Ferries : « Aujourd’hui, il n’y a plus d’investissement dans le raffinage. C’est la réalité à laquelle nous devons nous adapter et pour qu’un bateau puisse fonctionner durant 30 ans, le gaz ou les énergies nouvelles et renouvelables sont une évidence. » Alors pourquoi le GNL plutôt que d’autres technologies, comme le stockage d’hydrogène ? « La technologie hydrogène commence tout juste à devenir réelle », explique Brice Robinson, l’ingénieur en charge de la construction du Honfleur. « Il faut se rappeler que les premières discussions sur un navire GNL remontent à 2008. Aujourd’hui, nous investissons dans la R&D sur l’hydrogène, entre autres, mais il faudra peut-être attendre dix ans avant de voir cette technologie sur nos ferries. »

Le Honfleur n’est pas le seul navire « dual-fuel » à sortir des chantiers allemands Flensburger Schiffeau-Gesellschaft. Deux autres navires utilisant cette technologie sont construits sur le site qui assemble des navires d’environ 200 mètres depuis 1872. Ils viennent grossir une flotte dont les tout premiers représentants étaient les méthaniers, qui utilisent depuis plus de trente ans les émanations de gaz de leurs stocks pour alimenter leurs moteurs. Ce n’est qu’en 2012 que cette technique s’adaptent aux ferries avec le Viking Grace. À noter que nous vous parlions déjà du futur navire GNL de la Brittany Ferries en 2014, lors de la signature d’une première commande, finalement avortée, auprès de… STX France.

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