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La boulimie technologique de Google: sa soif d'espace

Sophie Eustache
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La boulimie technologique de Google: sa soif d'espace

Projet Loon

© Google

Depuis le début de l'année, Google a montré un appétit inédit pour la technologie. Le moteur de recherche a enchaîné les acquisitions de start-up ou d'entreprises plus établies pour muscler ses compétences dans des domaines bien précis. Industrie & Technologies vous propose de faire le point avec cette série consacrée à la boulimie techno de Google. Deuxième épisode avec ses projets stratosphériques ou spatiaux.

Google a testé en Nouvelle-Zélande un ballon stratosphérique pour faciliter la connexion à Internet dans les zones reculées. Un ballon de 15 mètres de diamètre permettrait de transmettre les informations à un débit équivalent à la 3G sur près de 40 km autour de lui. Le nom du projet « Loon » n’est pas seulement la fin du mot balloon. Il signifie aussi « dingue » en anglais. Le ballon retransmet les données à 20 km au-dessus du sol. A la différence des satellites, hors de l’atmosphère terrestre, son contrôle nécessite une bonne maîtrise des données météorologiques. Et ce d’autant plus que les ballons communiquent entre eux pour former un réseau. Le projet est encore expérimental, mais le géant américain vient d’envoyer 30 ballons pour tester le système en Nouvelle-Zélande. L’enjeu est important : les deux tiers de la population mondiale ne disposent en effet pas d’une bonne connexion Internet. Généreux, Google ? Peut-être, mais le géant américain n'oublie par pour autant ses intérêts, remarque le site de La Tribune : les relais de croissance pour la firme américaine se situent principalement dans ces pays mal connectés. En fait, Google veut décrocher la loon !

Le projet Loon en vidéo :

Mission spatiale

A travers la start-up Planetary Resources, qu’il finance, Google veut lancer dès 2020 des robots foreurs dans l’espace pour extraire de l’eau et des métaux précieux. Pour y parvenir, la start-up compte envoyer de minuscules satellites, des Arkyd 300. Dotés d’un téléscope et programmé pour voler en flotille, ils pourront observer les astéroïdes dont les orbites sont proches de la Terre, et détecter les astéroïdes riches en eau ou platine.

Des gigaoctets sur les mers ?

Après avoir conquis le ciel, le géant partirait à la conquête de l’océan pour y installer des datacenters, l’eau de mer permettant de refroidir les serveurs. Parmi les hypothèses émises dans les médias, celle-ci parait la plus probable.  En entourant la structure de quatre étages, érigée sur une barge aux abords de Treasure Island, de secrets, Google a créé un terreau fertile pour la spéculation. Depuis la publication d’une enquête de CNET, la semaine dernière, ni le géant du net ni la société propriétaire de la barque, n’ont commenté les informations. Un établissement d’enseignement en haute mer ? Un showroom pour les Google glass et autres gadgets ? Un data-center flottant ? De loin, c'est cette dernière hypothèse qui est la plus crédible. « Un expert (à qui CNET a montré les photos, ndlr) pense qu’il s’agit bien d’un data-center, surtout que la barge offre un accès facile à une source de refroidissement, ainsi que d’une source d’énergie peu coûteuse, la mer. Et encore plus révélateur, Google a obtenu un 2009 un brevet pour un data-center flottant », explique le journaliste Daniel Terdiman sur CNET.

 

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