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La 5G démarre en version light

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La 5G démarre en version light

Les premiers services commerciaux de la 5G ont été lancés en grande pompe en Corée du Sud et aux États-Unis. Mais il faudra encore patienter pour profiter du haut débit mobile.

La 5G démarre en fanfare. Le 3 avril, les trois principaux opérateurs téléphoniques sud-coréens – KT, SK Telecom et LG UPlus – ont lancé en grande pompe la couverture des principales villes du pays. Le lendemain, l’américain Verizon faisait de même à Chicago et Minneapolis, suivi par AT&T, qui propose désormais un service de 5G dans une vingtaine de villes américaines. 5G, vraiment ? Il semblerait que les « early adopters » coréens et américains doivent se contenter d’un ersatz. « Ce qui est annoncé est une forme de 5G light ou 4,9G. Les opérateurs américains utilisent des améliorations logicielles, mais pour des fréquences de 2,6 GHz, celles de la 4G. La Corée du Sud est en avance car elle utilise une bande plus élevée, la 3,5 GHz, mais pas encore les fréquences millimétriques », analyse Flavien Vottero, directeur d’études chez Xerfi. En effet, si la 4G va jusqu’à 2,6 GHz, la 5G mise sur les hautes fréquences : les Sub-6 GHz, inférieures à 6 GHz, et celles pouvant aller jusqu’à 27,5 GHz (jusqu’à 26 GHz en France). Ces dernières correspondent à des ondes millimétriques, qui posent de nombreux défis.

En Corée du Sud comme aux États-Unis, cette 5G light utilise en fait les infrastructures du réseau 4G. C’est ce que l’on appelle la 5G non autonome (« non standalone 5G »). La 4G assure la signalisation, à savoir la localisation du smartphone et la connexion au réseau, ainsi que les appels. Le transfert de données bénéficie, lui, d’un débit supérieur à la 4G grâce à une « smart cell », une antenne dopée au logiciel SDN qui doit être ajoutée aux relais 4G. « Il s’agit d’un mode hybride qui permet d’effectuer un déploiement progressif. À terme, on peut imaginer un réseau autonome 100 % 5G qui ne fera plus appel à la 4G », prévoit Jean Varaldi, le directeur de Qualcomm France. En attendant, c’est ce mode hybride qui se prépare un peu partout dans le monde. Dans un second temps pourraient se déployer des infrastructures spécifiques à la 5G, exploitant les fréquences Sub-6 GHz et millimétriques.

Que ce soit pour les ondes utilisées pour la 5G, les smart cells constituent une technologie clé. Elles fonctionnent sur le principe « massive Mimo » (entrées multiples, sorties multiples) et permettent une émission et une réception simultanées d’ondes focalisées. Si les antennes du réseau 4G fonctionnent comme une ampoule diffusant la lumière dans toutes les directions, ces smart cells, à l’instar d’une lampe torche, envoient un faisceau concentré qui[…]

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