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L'usinage à grande vitesse se démocratise (01/04/2000)

Les salons français et anglais de la machine-outil ont confirmé la prééminence des équipements aptes à assurer différents types d'usinage. Et de terminer la pièce en une seule fixation.
Tous les thèmes liés à la machine-outil et à son environnement étaient traités cette année dans un seul et unique salon : Industrie 2000. Une aubaine pour les visiteurs qui ont économisé temps et argent. Ce salon a confirmé la démocratisation de l'usinage à grande vitesse (UGV). Avec parfois des solutions astucieuses et étonnantes comme celle proposée par Realmeca avec son centre d'usinage 5 axes RM5 décliné en plusieurs modèles horizontaux et verticaux. Doté d'une broche pivotante de -10 à 110° et piloté par une CNC Fidia, le RM5H traite à grande vitesse (24 000 tr/min ou 40 000 tr/min) et de A à Z des pièces complexes. Huron a profité aussi de ce salon pour élargir sa gamme de fraiseuses KX avec un modèle de grande dimension. La KX 30 est une des machines les plus rapides de sa catégorie. Elle peut en effet usiner des pièces pesant jusqu'à 2,5 tonnes avec une vitesse d'avance de 10 m/min associée à un traitement des blocs par la CN inférieurs à 2 ms. La vibration de la broche qu'induit la grande vitesse peut cependant endommager la surface des pièces, surtout celles à parois minces en aluminium. Qu'à cela ne tienne, deux fournisseurs proposent des remèdes. Spécialiste réputé de broches UGV, le suisse Fischer (représenté en France par Precise) annonce le logiciel CalCul-F qui permet de contrôler le nombre de tours critiques de la broche. Une valeur qui doit se trouver impérativement au moins à 25 % en dessous de la fréquence radiale propre calculée. Même approche pour Albert Denis avec le logiciel Harmonizer qui facilite la sélection de la vitesse de broche idoine. La grande vitesse touche aussi les tours ou les machines destinées au travail de la tôle. Prototype à l'EMO 99, le tour Rubis figure désormais au catalogue d'Ernault, filiale du groupe Cato. Construite sur une base rigide en granitan, cette machine à moteurs linéaires affiche des vitesses de déplacement d'axes de 90 m/min et des accélérations de 10 m/s2. Trumpf et Finn-Power se sont, quant à eux, illustrés avec des centres de découpe laser à très haute vitesse obtenue grâce à des moteurs linéaires. Le constructeur allemand dévoilait aussi une cellule laser robotisée capable de découper et de souder les tôles, donc de terminer les pièces. Les constructeurs réalisent de plus en plus des machines flexibles utilisables sans aménagements coûteux. Tel le tour VL3 de Nodier Emag. Proposé à moins de 850 000 francs, cet équipement dispose d'un système de convoyage de pièces, d'un convoyeur de copeaux et ne nécessite pas de fondations dans l'atelier. « L'utilisateur n'a qu'à ajouter le mandrin et les outils pour produire poulies, pignons, moyeux, bague... avec en plus un chargement automatique intégré », précise Jean-Paul Nodier, directeur de Nodier Emag Industrie. Même démarche avec le centre d'usinage Genymab 900 de Somab, autre filiale de Cato, qui marie centre de tournage et d'usinage en une seule machine. Usinage complet aussi pour WFL avec sa gamme de machines Millturn. Tuer les temps morts Les équipements présentés au salon anglais Mach 2000 répondaient aux mêmes impératifs de flexibilité et de productivité. Bridgeport exposait un centre de rectification flexible développé en collaboration avec Rolls Royce. Dotée d'un magasin de 30 outils, cette machine remplace plusieurs équipements et termine la pièce en une seule fixation. Tuer les temps morts, c'est aussi l'objectif atteint par Dominator 634 RT, une rectifieuse à CNC conçue par Jones & Shipman : le chargement et le déchargement des pièces se réalisent en temps masqué grâce à un astucieux système de palettisation.

Mirel Scherer

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