Nous suivre Industrie Techno

L'US Navy fait appel à un laboratoire français pour ses futurs sonars

Industrie et  Technologies
Le Département Acoustique de l'ISEN, spécialisé dans la recherche autour des sonars, va aider la marine américaine à modéliser des monocristaux, qui seront utilisés dans ses prochaines générations de détecteurs sous-marins.


L'Institut Supérieur de l'Electronique et du Numérique (ISEN), une école d'ingénieurs française basée à Lille (59), Brest (29) et Toulon (83), vient de signer un contrat de coopération avec le centre de recherche de l'US Navy, la marine américaine, basé à Newport (Rhode Island - USA).

Le contrat conclu entre l'ISEN et l'US Navy fait appel au Département Acoustique de l'ISEN, dirigé par Jean-Claude Debus, pour participer à la conception de ses sonars nouvelle génération. Il représente deux années de travail pour deux chercheurs et un budget de près de 150 K$. Il s'inscrit dans l'évolution des missions de sécurité au niveau international, au sein desquelles la surveillance du littoral revêt une importance grandissante.

Les sous-marins de plus en plus silencieux nécessitent de nouveaux moyens de détection beaucoup plus compacts et beaucoup plus performants. Des nouveaux matériaux dits "monocristaux" sont ainsi utilisés pour offrir une puissance de détection 5 à 10 fois supérieure. Les nouvelle générations de sonars pourront ainsi couvrir une gamme de fréquence deux fois plus large, alors que la puissance consommée sera elle divisée par deux.

Atila poursuit les sous-marins

L'ISEN intervient dans la modélisation des nouveaux matériaux utilisés. Plus précisément, le projet va consister à intégrer l'impact de l'échauffement des matériaux sur le fonctionnement du sonar et à créer un outil logiciel pour la conception du "transducteur", une pièce maîtresse des sonars.

Ce développement sera intégré dans un logiciel créé par l'ISEN. Celui-ci, nommé Atila, est un outil de modélisation qui est devenu un standard mondial dans l'étude des sonars. Il est aussi utilisé dans les domaines de l'imagerie médicale, des moteurs ultrasonores, des capteurs intelligents et des micro-systèmes. Il a déjà été acquis par une centaine de laboratoires et d'universités dans le monde.

La recherche à l'ISEN

La recherche occupe une place essentielle à l'ISEN. Elle s'organise en 12 grands Départements répartis sur les trois campus de Brest, Lille et Toulon (Electronique / Informatique / Instrumentation / Micro-systèmes / Optoélectronique / Physique / Signaux, Systèmes et Télécommunications, Acoustique...). Certains de ces départements sont développés au sein d'unités mixtes de recherche créées avec le CNRS et le monde universitaire (l'IEMN à Villeneuve-d'Ascq (59) et l'I2MNP en région PACA). Ce nouvel accord avec l'US Navy souligne le dynamisme de l'école dans le domaine de la recherche qui représentait un chiffre d'affaires de 2,1 millions d'Euros en 2008.

Le Département Acoustique a été créé il y a 30 ans. Constitué de 13 personnes, équipé d'un bassin d'essai d'acoustique sous-marine pour les sonars, il s'organise autour de plusieurs activités : sonochimie ; ultrasons de puissance ; matériaux intelligents et acoustique picoseconde. Ses champs d'activité sont très larges : industrie ; imagerie médicale ; aéronautique ; études sismiques ; microélectronique.

La recherche a pour fonction d'assurer une progression constante du niveau scientifique de l'Ecole. Elle constitue aussi des liens forts avec le monde industriel et enfin, l'école étant privée, elle participe au financement de la formation. Les 220 enseignants-chercheurs et 45 doctorants de l'ISEN sont reconnus au niveau international pour leur expertise dans divers domaines. Les départements de l'ISEN comptent ainsi 950 citations par an dans des revues de référence.

Par ailleurs, au sein de l'IEMN (Unité mixte de recherche du CNRS) ils sont parties prenantes de nombreux projets et réseaux de recherche européens notamment dans le domaine de la microélectronique (MOBILIS, FRENDTECH, NanoCMOS, METAMOS). L'Ecole a aussi fortement étendu son activité dans les nano-sciences. Dans le cadre de ses activités, les laboratoires de l'école accueillent régulièrement des chercheurs étrangers et entretiennent des liens avec plus d'une cinquantaine de laboratoires dans le monde.

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : http://www.isen.fr

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

Impression 3D, nanotubes de carbone, AirCyber… les meilleures innovations de la semaine

Impression 3D, nanotubes de carbone, AirCyber… les meilleures innovations de la semaine

Quelles sont les innovations qui vous ont le plus marqués au cours des sept derniers jours ? Cette semaine, vous avez apprécié[…]

Repousser les limites de la loi de Moore grâce aux nanotubes de carbone

Repousser les limites de la loi de Moore grâce aux nanotubes de carbone

Des cellules solaires plus efficaces grâce aux nanomatériaux

Des cellules solaires plus efficaces grâce aux nanomatériaux

Une sonde thermique pour imprimer des électrodes nanométriques

Une sonde thermique pour imprimer des électrodes nanométriques

Plus d'articles