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L’Université de technologie de Troyes booste les projets étudiants

L’Université de technologie de Troyes booste les projets étudiants

Au sein du MindLab, nouvel espace de co-working, étudiants et enseignants peuvent échanger sur les projets. Crédit : Le Bonheur des gens

© Le Bonheur des gens - photographes

L'Université de technologie de Troyes s'est réorganisée autour d'une nouvelle démarche, qui doit favoriser l'émergence de nouvelles initiatives auprès de ses élèves-ingénieurs.

Doper le nombre de start-ups créées par les étudiants à la sortie de leurs études. C’est l’objectif que s’est fixé l’Université de technologie de Troyes (UTT) en lançant le projet Mind - "Maîtriser, innover, développer" - à la rentrée. Pensé par et pour les élèves-ingénieurs, cette démarche vise à “dessiner un environnement moins contraignant, qui permette de répondre aux aspirations des étudiants et créer ainsi les conditions favorables à l’émergence de nouveaux projets", explique Pierre Koch, président de l’UTT. "Nos étudiants ont des idées, mais leurs initiatives se trouvaient souvent bridées par la lourdeur du système universitaire”.

 

Concrétiser ses ambitions

 

“Dé-hiérarchisation” du savoir favorisant un rapprochement enseignant-étudiant, ouverture accrue sur le monde entrepreneurial et à l’international, parcours d’études à la carte, permettant de construire son parcours et de choisir ses enseignements…. Afin de gagner en flexibilité, l’université a donc entamé une petite révolution en faisant évoluer son organisation. A commencer par une réforme de son cursus scolaire : “Qu’il s’agisse de monter sa start-up, de répondre aux demandes d’une entreprise, d’organiser une conférence ou de partir enseigner au bout du monde… désormais, tous les projets pourront être valorisés autrement que par une ligne sur le CV", souligne Maxime de Simone, étudiant ingénieur et initiateur de la démarche Mind. Un étudiant qui pense pouvoir acquérir une partie des compétences dispensées en cours en menant à la place son projet peut demander à ce que celui-ci soit comptabilisé dans son parcours scolaire. Une fois validé, l’initiative sera créditée d’un nombre d’ETCS après évaluation par un jury, et son développement suivi par un enseignant référent. Un plus pour les étudiants qui, faute d’encadrement et de temps, peinaient souvent à concrétiser leurs ambitions.

 

50 projets lancés, dont 10 avec des entreprises

 

Près de 250 élèves-ingénieurs se sont ainsi engagés dans cette démarche au premier semestre, cette année. Et 50 projets, dont dix en partenariat avec des entreprises, ont été lancés. Parmi eux : Wecapte, un boitier intelligent à destination des entreprises ayant une importante flotte de véhicules à gérer. Ou encore "eTag", un algorithme d'automatisation d'entrepôt qui permet, en analysant les besoins des détaillants et l'état des stocks en temps réel, d'optimiser la surface de stockage... Autant d'initiatives facilitées par tout un arsenal d’outils élaborés exprès. En tout : six plateformes doivent permettre aux porteurs de projets de concrétiser leurs idées. Sur la première, Learn&go, recense l’éventail d’idées proposées par l’UTT, les associations, les étudiants et les entreprises, qui auraient des problématiques spécifiques à soumettre. Aux élèves-ingénieurs, ensuite, de faire savoir s’ils souhaitent s’y engager. Un espace de co-working est également proposé. Installé dans les bureaux des chercheurs, il offre un espace de travail aux étudiants-entrepreneurs et permet à des porteurs de projets de toute nature de se croiser et d’échanger sur leurs projets.

 

Un hacklab pour tester la sécurité des objets connectés

 

Ceux qui ont déjà bien défini leur idée rejoindront, de leur côté, un réseau social spécifiquement créé qui, en rendant le projet visible à tous, permet aux étudiants et enseignants d’en suivre les avancées et de réseauter auprès des anciens qui voudraient les parrainer. Un fablab a également été mis en place, avec imprimantes 3D, graveuses à circuits imprimés, fraiseuses CNC… à disposition. “Et comme les projets tournent souvent autour d’objets connectés, et donc potentiellement piratables, nous avons créé un hacklab”, souligne Pierre Koch. Soit, un espace sécurisé, doté d’une connexion internet dédiée, où les futurs entrepreneurs feront subir à leurs inventions une batterie de test de sécurité. De quoi assurer leur fiabilité avant de les lancer sur le marché. Enfin, en vue de consolider ou de créer de nouveaux liens avec le monde de l’entreprise ou de la recherche, les étudiants pourront participer, sinon organiser - des conférences, TEDX, cafés-débats… via la plateforme événementielle dédiée.

 

Pour ce projet, 40 000 euros ont été versés par la fondation de l’UTT.  On compte aussi la somme de 30 0000 euros par an pendant trois ans, apportée par le mécénat. Enfin, les entreprises locales partenaires, elles, abonderont les projets dont elles bénéficient à hauteur de 5 000 euros environ.

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