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L'intelligence à bord

L'intelligence à bord

Afin d’intégrer au mieux l’IA dans ses véhicules, Renault a fait appel aux équipes du CEA pour mettre au point d’ici à 2020 une nouvelle architecture électronique et électrique.

L’explosion des dispositifs électroniques grand public accélère la miniaturisation des systèmes, qui tendent par ailleurs à gagner en performance. Un double mouvement qui permet à l’intelligence artificielle de s’imposer au sein des systèmes embarqués. 

L'intelligence artificielle (IA) est de plus en plus présente dans les objets, auxquels elle offre des performances décuplées et une meilleure autonomie. à côté des composants classiques d’un système embarqué – puce CMOS, transistors, processeurs –, on trouve plus souvent des capteurs, des calculateurs, de la mémoire ou des accélé­rateurs de processeurs, comme le propose Apple dans ses derniers smartphones. Cette inté­gration au sein même du système est toute­fois assortie de fortes contraintes de taille, de poids et de consommation. D’où l’importance des choix effectués lors de la conception. Première décision à prendre : où embarquer l’intelligence ? Elle peut être localisée près d’un capteur, lorsqu’elle est spécifique à sa fonctionnalité, dans l’edge, c’est-à-dire dans le système, par un calculateur plus central qui exécute des algorithmes, ou dans le cloud (on parle alors d’intelligence déportée).

« Un véhicule est composé de plusieurs sous-systèmes pour gérer différentes fonctionnalités, expose Christian Gamrat, chercheur au CEA List Paris-Saclay. L’intelligence centralisée recueille l’ensemble des données pour les fusionner et en extraire une information combinée pour prendre une décision locale. Au niveau du cloud, les informations du véhicule renseignent sur son état – pour la maintenance prédictive –, sa position… » Généralement, l’intelligence artificielle est intégrée au système pour certaines fonctions d’urgence, comme une voiture devant freiner lorsqu’elle détecte un piéton. En revanche, si l’on a le temps d’attendre la réponse, recourir au cloud peut devenir judicieux. « Le cloud est une pièce du système global », résume Ahmed Jerraya, directeur de recherche au CEA List. Pour William Simonin, le PDG de Vivoka, une entreprise spécialisée dans la reconnaissance vocale et l’IA, l’arbitrage dépend aussi d’autres paramètres. « La problématique de l’embarqué est la puissance de calcul fixe : tout doit tourner sur un matériel défini. À l’opposé du “débarqué”, qui présente l’inconvénient d’une perte complète de l’accès aux ressources si l’on n’a pas de connexion internet », précise-t-il.

L’intégration de l’IA dépend de l’usage

Les contraintes d’intégration de l’intelligence artificielle dépendent par ailleurs de l’usage. Lors de la journée « Cap sur l’innovation », organisée mi-octobre à Paris par le programme Cap’tronic, destiné à encourager les PME à adopter les technologies électroniques, différentes entreprises ont détaillé leurs choix technologiques. La société Mauna Kea Technologies a ainsi[…]

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