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L'injection plastique dans tous ses états

Michel Le Toullec
L'injection plastique dans tous ses états

Cette presse tout électrique est la plus petite de la gamme Allrounder d'Arburg. À Europlast, cette machine produisait des petites pièces de 2,8 g avec un temps de cycle d'environ 3 secondes.

© D.R.

- Paris, 14-18 novembre 2005. Presses électriques, injection assistée à l'eau, simulation, régulation de température... C'est du côté de l'injection que se trouvaient les principales innovations du salon.

Difficile de tenir un salon sur la plasturgie un an après K, la grande messe de Düsseldorf. Et quelques semaines seulement après Fakuma, l'autre grand salon allemand du secteur. Pourtant, à Europlast, l'innovation était bien au rendez-vous sur les stands consacrés aux machines de transformation. En particulier dans le domaine de l'injection, où les presses électriques continuent de se développer.

Ainsi, le constructeur allemand Arburg exposait-il sa plus petite presse tout électrique, l'Allrounder 320 A 500-170, de 50 t de force de fermeture. Sur le stand, cette machine produisait des petites pièces de capotage de 2,8 g avec un temps de cycle de 3 secondes.

Chez l'italien BMB, la nouveauté était sa presse électrique 20Pi/700. Cet équipement a été conçu pour la production de pièces d'emballage avec étiquette dans le moule ("In mould labelling"). Cette machine est notamment originale pour son système de fermeture breveté. Son mécanisme serait surtout efficace dans le cas de moules multi-empreintes et assurerait un moulage équilibré dans chaque cavité. Le constructeur a également réduit les temps de cycles qui atteignent en moyenne 3,8 secondes.

Du côté de Mitsui Machine Tool également, l'accent était mis sur les presses électriques : les machines ME II dont la gamme de force de fermeture s'étend de 350 à 450 t et les Fanuc Roboshot, dont l'une était équipée sur le stand du dernier robot cinq axes SR Mate de Fanuc.

Chez Battenfeld, il était question des presses de la série modulaire tout électrique EM de 30 à 180 t de force de fermeture. Leur atout principal : une faible consommation d'énergie. Grâce à l'efficacité des servomoteurs, au recyclage de l'énergie en différentes phases et à l'absence de refroidissement de l'huile, « la consommation d'énergie peut être réduite de 50 % pour certaines applications », assure- t-on chez Battenfeld. Chez le japonais JSW (distribué en France par Farpi), la nouveauté était la presse électrique J140AD-180H de 140 t de force de fermeture. Sur le salon, cette presse était équipée d'un robot de déchargement Stäubli.

Logiciels de simulation et contrôles qualité

Parmi les stands de fournisseurs d'équipements périphériques de l'injection, on pouvait noter la société OKU Automatik (Charnay, Rhône) qui présentait ses lignes d'assemblage destinées à être installées en sortie de presse à injecter. La machine MegaCell assure l'assemblage de plus de six pièces, tandis que la CleanCell est conçue pour un travail en salle blanche et la QuickCell pour un assemblage à cinématique continue.

Autre innovation à Europlast : la société Simpoe (Torcy, Seine-et-Marne) lançait la toute dernière version de son logiciel de simulation d'injection Simpoe-Mold. Parmi ses améliorations, le mailleur intégré va automatiquement optimiser le maillage des fichiers des modèles provenant des logiciels de CAO. La bibliothèque de matériaux actualisée est maintenant paramétrable par l'utilisateur qui peut donc introduire les caractéristiques de ses propres polymères.

La société suisse Regloplas lançait, quant à elle, de nouveaux régulateurs de température. Ses appareils de série 300L et 300LD se destinent à la thermostatisation par huile de grands moules d'injection. Leur caractéristique principale est leur température de sortie qui atteint 300 °C ; leur capacité de chauffage maximale est de 80 kW (2 x 40 kW). La société propose également les appareils P140XL et P160XL pour la régulation de température à l'eau jusqu'à 140 ou 160 °C respectivement.

Enfin, Kistler (Les Ulis, Essonne) présentait le CoMo Injection, un système de contrôle de la pression de la matière exercée dans l'empreinte. Ce dispositif assure en outre le contrôle qualité et l'éjection automatique des pièces non conformes par simple branchement sur un robot.

PRÉSENTÉ AU SALONUN CONSORTIUM SUR L'INJECTION EAU

- Le Cetim a créé, il y a quelques mois, un consortium visant à développer l'injection assistée à l'eau (IAE) en France. Les autres partenaires sont le fabricant français de presses à injecter DK, l'Institut supérieur de plasturgie d'Alençon (Ispa), l'Institut supérieur du moule (Ismo), le Centre de mise en forme des matériaux (Cemef) et Transvalor, éditeur de logiciels de simulation de mise en forme. Les objectifs : disposer de règles de conception et fabrication et d'outils de simulation adaptés à l'IAE, mais aussi favoriser le transfert de cette technologie vers les transformateurs.

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