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L’industrie à l'honneur aux Olympiades des métiers

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L’industrie française a renforcé sa présence aux Olympiades des Métiers. Cette épreuve internationale met en valeur les métiers que l’on dit manuels. Découvrez l'épreuve et trois participants franç

Cette année, pour la première fois, la garden-party du 14 juillet, au palais de l’Elysée, a été honorée par la présence des jeunes lauréats français aux Olympiades des Métiers. Ces 37e Olympiades se sont déroulées à Saint-Gall, en Suisse, du 19 au 22 juin 2003. Sept cents jeunes venus d’une quarantaine de pays se sont affrontés pendant quatre jours, à raison de 6 heures par jour, dans des épreuves relevant de leur spécialité professionnelle.

Cent mille visiteurs ont pu les voir à l’oeuvre dans le parc d’expositions où chaque candidat disposait d’un espace réservé avec machines, établi, outillages... et drapeau national.

La France a obtenu la quatrième place derrière la Corée, la Suisse et l’Allemagne avec un total de 21 récompenses dont une médaille d’or en coiffure,  trois médailles d’argent (boulangerie, plâtrerie, arts graphiques), deux médailles de bronze (plomberie, tôlerie-carrosserie) et quinze diplômes d’honneur, y compris dans des disciplines industrielles : électricité courant fort et tournage CNC.

C’est le meilleur résultat qu’ait obtenu notre pays dans ces jeux olympiques des métiers depuis leur création en 1950.

Sur les 38 métiers présents en 2003 aux Olympiades des Métiers de Saint-Gall, 9 se rapportent à l’industrie : tournage CNC, fraisage CNC, CAO-DAO, mécatronique, mécanique de précision, outil de presse, soudage, électricité courant fort, chaudronnerie. A noter qu’en 2005,  les épreuves de tournage et fraisage fusionneront en une épreuve d’usinage et qu’apparaîtra une épreuve d’injection plastique.

 La participation française à ces métiers a bénéficié du partenariat de l’UIMM (Union des Industries Métallurgiques et Minières) et du mécénat de plusieurs entreprises (tours Cazeneuve, Institut de Soudure, PSA,...). Sur les neuf candidats français, six sont issus de CFAI (centre de formation à l’apprentissage industriel), un d’un lycée professionnel et deux de l’Association des Compagnons du Devoir.

Certains pays comme la Corée, Taiwan ou le Japon prennent très à coeur les Olympiades. Il arrive dans ces pays que les lauréats entament leur préparation deux ans à l’avance et y consacrent la majeure partie de leur temps. La France n’en est pas là !

Dans un premier temps, les centres de formation par l’apprentissage (CFA), les lycées professionnels et les entreprises repèrent des jeunes professionnels de talent et les présentent au comité français des Olympiades. Les postulants bénéficient de trois semaines de préparation réparties sur plusieurs mois dans un centre de ressources adéquat (CFA ou lycée).

Sous la conduite d’un entraîneur olympique, Daniel Levavasseur, ils apprennent comme des sportifs de haut niveau à se maintenir en forme du lever au coucher du soleil, à gérer leur stress et à travailler sans se laisser distraire par les spectateurs. Ils se préparent aussi aux aspects techniques des futures épreuves avec un spécialiste de leur métier.

Ces spécialistes accompagnent les jeunes tout au long de leur parcours jusqu’à l’épreuve internationale. Ils exercent aussi la fonction d’expert auprès des organisateurs des Olympiades. « Pendant les trois semaines de préparation, nous faisons repasser aux candidats les épreuves des Olympiades précédentes, » explique Patrick Maigrot, formateur au CFAI de Besançon et expert en outillage de presse. « Nous leur recommandons de ne pas dévier du cahier des charges et de ne jamais rester les bras ballants pendant les épreuves sous prétexte qu’une machine serait momentanément indisponible ! »

Les candidats passent une première sélection dans leur région puis une sélection au niveau national. Celle-ci s’est tenue cette année à Tours. Les conseils régionaux, les établissements de formation et plusieurs entreprises et unions professionnelles participent au financement de ces opérations. Les entreprises prêtent du matériel, sponsorisent les manifestations ou mettent à disposition du personnel (expert ou... candidat).

«Nous espérons que le succès relatif de la France aux Olympiades 2003 va améliorer le regard que portent les Français sur les métiers que l’on dit manuels », dit Yvan Valentinuzzi, délégué technique du Comité français. Prochain rendez-vous à Helsinki (Finlande), en 2005.

Les présélections des candidats débuteront l’année prochaine et la finale nationale se déroulera à Nantes en janvier 2005. Une seule condition pour participer : avoir moins de 23 ans à la date de l’épreuve.

André Larané
(envoyé spécial à Saint-Gall)

Pour en savoir plus
- Voir le site: http://www.cofom.org/

 PORTRAIT
VINCENT HABY : PASSIONNE D’AUTOMOBILE

Avec un bac pro et un BTS Maintenance industrielle, Vincent Haby, 21 ans, est technicien de maintenance sur le site PSA de Mulhouse. Il a concouru à Saint-Gall dans le métier Installation électrique courant fort et obtenu un diplôme d’honneur avec une quatrième place sur 21 candidats, derrière un Brésilien, un Suisse et un Japonais.

Son  épreuve consistait à réaliser un montage électrique de type industriel. Elle s’est déroulée sur 22 heures. La notation s’est faite selon sept critères : respect des dimensions, détection et réparation d’erreurs sur les schémas initiaux, dépannage sur un logiciel de programmation, qualité de l’installation, qualité du câblage, qualité du fonctionnement automatique, respect des règles de sécurité.

«Grâce à la préparation physique et mentale, j’ai pu affronter les quatre jours d’épreuve sans fatigue particulière, note le candidat. Sur place, j’ai beaucoup appris en observant mes concurrents des autres pays et en dialoguant avec eux en fin de journée, du moins quand il n’y avait pas l’obstacle de la langue. » Vincent Haby est reconnaissant au responsable de formation de son usine de l’avoir soutenu et de lui avoir facilité la préparation.

 PORTRAIT
DANIEL BOLE DU CHOMONT : DU COEUR AU VENTRE

Damien Bole du Chomont, 20 ans, a représenté la France à Saint-Gall en 2003 dans le métier outillage de presse. Il n’a pas craint de cumuler la préparation des Olympiades avec la  préparation d’un BTS ERO (Etudes et Réalisations d’Outillages) et il a passé les deux épreuves à quelques jours d’intervalle !

Originaire de Franche-Comté, il étudie au CFAI de Besançon et travaille en alternance chez Framatome. Il souhaite poursuivre ses études jusqu’à l’obtention d’un diplôme d’ingénieur


 PORTRAIT
SYLVAIN LEMOINE : UNE PROVISION D’ASTUCES

Sylvain Lemoine, 21 ans, a passé l’épreuve de Mécatronique en binôme avec Jimmy Delassaux, 21 ans. Il prépare un BTS de maintenance industrielle au CFAI de Maxeville, en Lorraine et travaille en alternance dans les usines d’embouteillage de Contrex où il a eu l’occasion de programmer un robot.

«Mon professeur m’a montré un film sur les Olympiades 2001, à Séoul. C’est ce qui m’a convaincu de m’inscrire, dit-il. J’ai appris beaucoup d’astuces et de trucS au cours de la préparation

A Saint-Gall,les deux candidats en mécatronique ont enchaîné des épreuves de montage et maintenance d’une à trois heures chacune.


 

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