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L’impression 3D, technologie incontournable de l’industrie française selon une étude du cabinet OnePoll

Alexandre Couto
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L’impression 3D, technologie incontournable de l’industrie française selon une étude du cabinet OnePoll

© IT

L'impression 3D progresse dans l'industrie française. Selon, une étude du cabinet OnePoll pour le compte de la société reichelt elektronik, 76% des entreprises ont d'ores et déjà adoptée cette technologie. Une tendance qui devrait s'accélérer en réponse à la crise sanitaire.

On savait que l’impression 3D avait le vent en poupe ces dernières années dans l'industrie, que ce soit pour le prototypage ou la production de pièces finies. Une récente étude menée par OnePoll pour le compte de la société reichelt elektronik, diffusée le 25 août, confirme cette tendance et montre que la fabrication additive est désormais une technologie fortement implantée dans différents secteurs. Le cabinet britannique a interrogé entre le 3 et le 15 juin, 250 responsables d’entreprises françaises de différents secteurs (industrie manufacturière, logistique, pharmacie, énergie…) sur leur niveau d’équipement en impression 3D et leurs attentes quant à la technologie.

Une forte pénétration de la technologie

Les résultats montrent une forte pénétration de la technologie : 76 % des entreprises françaises déclarent ainsi l'utiliser. Parmi ces utilisateurs, 73% ont choisi de s’équiper en interne afin de produire directement leurs pièces ou leurs produits. Sans surprise, l’impression 3D est d'abord utilisée pour fabriquer des prototypes permettant de tester les projets avant leur industrialisation (pour 87 % des répondants).

Mais il n'y a pas que le prototypage : 81% des industriels interrogés s'en servent pour produire des modèles visuels et 76% pour fabriquer des pièces en petites séries. Et ces usages sont fréquents : 72% fabriquent quotidiennement des pièces par impression 3D. Selon les entreprises, l’intégration de la fabrication additive dans la chaîne de production permet d’élargir la gamme de produits (59%), d’augmenter la productivité (51%) et de développer de nouveaux domaines d’activité (50%).

Les matières plastiques, comme l’acrolynitrile butadiène styrène (ABS), l’acide polylactique (PLA) ou encore le copolymère de polyéthylène téréphtalate glycol (PETG), sont utilisés à 75% par les industriels, faisant de l’impression 3D polymère la technologie la plus répandue. Les matériaux composites à fibres courtes sont quant à eux utilisés par 55 % des entreprises interrogées dans le cadre de l’étude. La fabrication additive métal, bien que source d’intérêt croissant chez les industriels, ne représente que 34 % des utilisateurs.

Des investissements en hausse liés à la crise sanitaire

Le contexte économique lié à la crise sanitaire, semble jouer favorablement sur les futurs investissements : 93% des entreprises interrogées utilisant déjà la technologie déclarent vouloir investir davantage dans l’impression 3D et d’en étendre l’utilisation en interne. Pour 47% d’entre elles, cette décision est la conséquence directe de la crise sanitaire et répond à un besoin d’acquérir plus de flexibilité dans la production. Parallèlement, parmi les non utilisateur actuel de l’impression 3D, 34% ont déclaré vouloir s’équiper prochainement, en partie en raison de la crise sanitaire (14% d’entre eux).

L’approvisionnement en pièces détachées est particulièrement en mise en avant avec 19% des entreprises se déclarant intéressées par la fabrication additives pour l’approvisionnement en interne de pièces détachées. 18% souhaitent s’équiper d’une imprimante 3D pour la mise au point d’outillages sur le lieu de production et 15% des entreprises ont déclaré être intéressés par la production de pièces en petite série.

Des points d’amélioration

L’étude pointe également certains inconvénients à cette technologie. Les industriels (utilisateurs et non utilisateurs) jugent en effet que le temps d’impression est encore trop long pour un contexte de production (32%) et que le coûts de la technologie – équipements, entretien et achats des matériaux – est encore trop élevé pour être généralisé (30%). Enfin 26% des personnes interrogées estiment avoir des difficultés à atteindre le résultat escompté soit à cause de la complexité des modèles 3D ou de la limite de taille des imprimantes. OnePoll prévoit ainsi une montée en compétence prochaine des entreprises qui souhaitent s’équiper.

 

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