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L'impression 3D dans l'espace !

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L'impression 3D dans l'espace !

Depuis 2014, la filière spatiale cherche à exploiter la fabrication additive pour faciliter le quotidien des astronautes, voire, dans un avenir plus lointain, rendre possible la colonisation de Mars.

Envisager un voyage de l’homme vers la planète rouge, c’est se confronter à une problématique de poids. Au propre comme au figuré. Car l’emport, aux côtés de la charge utile liée aux équipements scientifiques, des moyens de subsistance de l’équipage et de maintenance des engins et infrastructures doit être allégé au maximum. Cependant, les astronautes, éloignés de toute source de ravitaillement, doivent pouvoir se débrouiller avec les moyens du bord en cas de panne. Comment ? L’une des pistes les plus prometteuses est le recours à l’impression 3D. Cette technologie, déjà adoptée par l’industrie, suscite depuis quelques années un véritable engouement de la part des agences spatiales, qui ont multiplié les appels à projets à destination des acteurs privés.

2014 a marqué un tournant, avec l’envoi de la première imprimante 3D vers la Station spatiale internationale (ISS). Développé par la start-up américaine Made in space (MIS) en collaboration avec la Nasa, elle doit permettre de produire à bord non seulement des pièces fonctionnelles pour les besoins de l’équipage, mais aussi de remplacer celles devenues défectueuses. Pour la mettre au point, MIS a commencé, dès 2011, à tester différentes imprimantes commerciales lors de vols paraboliques. Placés dans un Boeing 727 légèrement modifié, les équipements ont été soumis à des montées et descentes successives afin de s’affranchir de la pesanteur pendant une vingtaine de secondes. Verdict : avec des machines classiques, le flottement de la matière provoque des décalages entre les couches imprimées, nuisant à la qualité de la pièce finalisée. MIS a donc travaillé sur un concept d’imprimante capable de fonctionner en situation de micropesanteur : la Zero-G.

De la clé anglaise à l’habitat

Cette machine, procédant par dépôt de matière fondue (FDM), a intégré le module Microgravity Science Glovebox (MSG) de l’ISS en décembre 2014. Mais son usage en milieu fermé posait une contrainte : limiter les risques d’émanation de gaz ou d’éléments contaminants, liés à la fabrication additive. « Nous avons dû prendre en compte le risque de[…]

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