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[Dossier] Robots et cobots, les frontières se brouillent

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[Dossier] Robots et cobots, les frontières se brouillent

Les frontières se brouillent entre la robotique collaborative qui monte en gamme et les robots industriels traditionnels capables d’opérer avec des humains à proximité. Une diversification et une hybridation des solutions qui doit répondre aux besoins des industriels : accroître la cadence, la productivité et la flexibilité des lignes de production.

La promesse de la robotique collaborative était ni plus ni moins de révolutionner les lignes de production. Comment ? En permettant au robot de travailler avec l’homme et en rendant l’automatisation simple et accessible à tous, notamment aux PME pour qui elle restait trop chère et trop lourde à mettre en place. Créé en 2005, Universal Robots s’impose comme la tête de pont de ce mouvement dès 2010, avec ses robots collaboratifs (cobots) qui suscitent un véritable engouement. Légers, simples à programmer, capables de travailler sans cage à proximité d’opérateurs humains… Une vague de petits bras robotisés gris et bleu envahit les usines.

« Nous avons connu une croissance de 30 à 50 % ces dernières années, annonce fièrement Jocelyn Peynet, le directeur France du fabricant danois. Malgré un secteur de la robotique légèrement décroissant en 2019, notre chiffre d’affaires, en progression de plus de 6 %, s’est établi à 248 millions de dollars, avec une tendance qui repart à la hausse. »

La vague a entraîné les fabricants de robots traditionnels, qui se sont convertis aux cobots. « Ils se sont rendu compte qu’il existait un besoin de flexibilité et de collaboration avec les êtres humains », poursuit Jocelyn Peynet. Les catalogues des roboticiens ont vu apparaître un ou plusieurs cobots, affichant chacun leurs atouts : sept axes – contre six généralement – pour plus de fluidité sur le LBR iiwa de Kuka, deux bras synchronisés recouverts de mousse pour absorber les chocs sur le Yumi d’ABB, des moteurs et actionneurs identiques à ceux des robots standard pour plus de robustesse chez Yaskawa…

Des robots traditionnels proches des opérateurs, des cobots plus costauds

La frontière entre robots traditionnels et cobots s’est brouillée. Les premiers se sont mis à porter des charges plus petites, à exécuter des tâches simples et sont devenus aptes à travailler à proximité d’opérateurs humains, sans cage. Les seconds sont montés en gamme, portant des charges plus lourdes et gagnant en répétabilité. Munis de capteurs de force pour leur offrir le sens du toucher, les nouveaux venus de la famille e-Series d’Universal Robots ont pris leur élan en 2018. « Avec une répétabilité comprise entre 0,03 et 0,05 mm, nous atteignons les performances des robots traditionnels », affirme Jocelyn Peynet.

En septembre 2019 est lancé l’UR16, capable de porter des charges de 16 kg, contre 3, 5 et 10 kg pour ses petits frères. Chez Stäubli, le cobot TX2touch, sorti en juin 2016, repose sur une architecture de robot traditionnel. Doté d’une peau à dépression d’air, il s’arrête au moindre contact avec un opérateur. Et le constructeur suisse va plus loin. « Depuis trois ou quatre ans, nous avons mis au point une nouvelle gamme de robots industriels qui peuvent évoluer en mode collaboratif tout en conservant leurs spécificités techniques et sans dégradation des performances », indique Jacques Dupenloup, le responsable commercial France et Benelux.

Explosion des possibilités offertes aux industriels

De même chez Kuka, où équiper des robots industriels de capteurs pour détecter la présence d’opérateurs à proximité et ralentir leur vitesse est devenu « très classique », assure Chayma Chaabani, chef de produits applications pour le roboticien allemand. Ou encore chez ABB : « Nous avons commencé à déployer ce type de solution depuis trois ou quatre ans, et cela se fait de plus en plus », assure Serge Nadreau, le directeur des activités robotiques au sein de la branche française du groupe helvético-suédois. Les robots traditionnels ont aussi adapté leur capacité de charge à de nouvelles applications. « Tirées par les besoins de l’électronique et de la cosmétique qui ont commencé à installer des robots dans les années 2010, nos gammes de robots traditionnels ont évolué vers des capacités de charges plus petites et des tâches plus simples. »

Ces évolutions reflètent l’explosion des possibilités offertes[…]

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