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L'export, c'est bon pour l'innovation (et vice versa)

Thibaut De Jaegher

Mis à jour le 23/10/2014 à 07h34

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L'export, c'est bon pour l'innovation (et vice versa)

L'Insee vient de révéler une étude sur l'innovation des entreprises. En pointant une capacité plus  grande des entreprises exportatrices en la matière. 

Les entreprises qui se projettent à l'international innovent plus que les autres ! Selon une étude publiée récemment par l'Insee, 64 % des sociétés exportatrices ont innové entre 2010 et 2012, contre 43 % seulement des sociétés non exportatrices.

Dans le domaine des innovations technologiques, le gap est frappant. 25 % des sociétés dont le marché est régional ou national affirment innover contre 49 % pour les sociétés qui exportent. Et le différentiel est encore plus grand si l'on s'intéresse aux lancements de nouveaux produits. Quand une entreprise exportatrice sur quatre affirme avoir lancé de nouveaux produits sur le marché, on en compte à peine 1 sur 10 chez les autres. Comme le note l'Insee, « toutes choses égales par ailleurs, à secteur et taille identiques, qu'elles appartiennent à un groupe ou non, la probabilité d'innover est beaucoup plus élevée pour les sociétés exportatrices que pour les autres, surtout en produits, et notamment en produits nouveaux sur le marché ».  Et l'auteur d'expliquer : « exporter implique une adaptation à un marché extérieur concurrentiel souvent exigeant. Il est plus difficile de s'imposer sur le marché international avec des produits déjà existants, en raison notamment des coûts engendrés par le commerce international (transport, adaptation aux normes en vigueur dans les différents pays...) ».

Se confronter à la nouveauté pour aiguiser sa créativité

Ce que ne dit pas l'étude de l'Insee (consacrée plus globalement à l'innovation dans l'entreprise), c'est qu'être présent à l'international pousse aussi à innover. Les premiers pas d'une entreprise à l'international, singulièrement quand elle est une PME ou une ETI, se font généralement avec un produit conçu d'abord pour la France. Et si ces entreprises en vendent quelques uns, rapidement, le fait de se confronter à un nouveau marché et à de nouveaux clients poussent à revisiter, voire, réinventer son produit. Ce fut le cas pour GYS, spécialiste du matériel de soudure, qui en tentant de vendre son produit aux Allemands a appris à le rendre plus fiable, plus robuste et, pour cela, a dû innover. 
La confrontation avec des attentes différentes ouvre de nouveaux champs d'innovation, réveille la créativité. Et permet de produire des produits ou services inédits. La cerise sur le gâteau, c'est que cela peut (aussi) se vendre dans son pays d'origine. Morale : l'innovation, c'est bon pour l'export. Mais la réciproque est vraie aussi !

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