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L’Europe en quête de technologies de rupture dans l’électronique imprimée

Ridha Loukil

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L’Europe en quête de technologies de rupture dans l’électronique imprimée

Circuit électronique réalisé par impression à jet d'encre

Le projet de recherche européen SPrinTronic, coordonné par la société française Ceradrop, vise à développer les technologies nécessaires à la production industrielle par impression à jet d’encre. Les travaux portent sur les matériaux, la chimie des encres, les équipements d’impression et les produits à fabriquer dans quatre domaines d'application.

L’Europe met le cap sur l’électronique imprimée en lançant le projet de recherche collaboratif SPrinTronics. Ce projet de 7 millions d’euros sur trois ans associe 13 partenaires de quatre pays. Il est piloté par Ceradrop, une jeune société française développant des machines d’impression à jet d’encre dédiées à l’électronique imprimée. Parmi les autres participants français, figurent l’institut de recherche XLIM sur les composants micoondes et photoniques, le Laboratoire Sciences des Procédés Céramiques et Traitements de Surface (SPCTS) de l’Université de Limoges, EMSE, Disasolar (fabricant de panneaux solaires), Eurofarad, Novapack et Gemalto.

Selon Rémi Noguéra, PDG-fondateur de Ceradrop, l’électronique imprimée se développait jusqu’ici par une approche Top-Down qui consiste à transposer les techniques d’impression graphique à l’électronique imprimée. Cette démarche basée sur l'existant nécessite d’adapter les matériaux, les encres et la conception des produits à fabriquer. Autant de contraintes qui ont ralenti le développement de l’électronique imprimée.

Le projet SPrinTronics propose la démarche inverse Bottom-up en partant des contraintes de matériaux et conception pour créer, à partir de zéro, les machines de dépôt appropriées. Le choix s’est porté sur la technologie d’impression à jet d’encre, reconnue pour sa grande flexibilité et sa capacité à réaliser des composants électroniques dans de nombreux domaines.

Trois problématiques seront étudiées : le triptique encre/tête d’impression/mise en forme, l’automatisation des équipements d’impression en une seule passe, et les process avant et après impression. Les technologies explorées visent quatre domaines d’application : le dépôt de couches céramiques épaisses ; les condensateurs multicouches ; l’interconnexion électronique ; et les cellules solaires de troisième génération.

Ridha Loukil

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