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L'essor de la conduite accompagnée

Philippe Passebon
Fortes de la multiplication des capteurs embarqués à l'intérieur et à l'extérieur et du développement de l'intelligence logicielle, les voitures sont de plus en plus aptes à interagir avec leur environnement. Qu'il s'agisse de surveiller l'état du véhicule ou de donner l'alerte en cas de danger, elles proposent ainsi au conducteur un dialogue enrichi.

C'est un grand classique des scènes de ménage : la dispute en voiture. Lorsque les décisions du conducteur et les intuitions de celui qui le guide diffèrent, le dialogue peut en effet être mis à rude épreuve... Or contrairement aux proches du conducteur, les copilotes virtuels ne peuvent pas prendre le risque de l'indisposer ! Pour l'éviter, les fabricants de dispositifs d'aide à la conduite, en plein essor dans les habitacles, préfèrent ruser. Ils proposent donc d'épauler les conducteurs... en prenant soin de leur laisser l'impression d'être seuls maîtres à bord. « Les enquêtes montrent que la majorité des clients veut pouvoir couper les systèmes d'assistance à la conduite. Ceux-ci sont pourtant de plus en plus acceptés au fur et à mesure qu'ils sont connus. Dans la réalité, ils ne les coupent pas », s'amuse Thierry Le Hay, responsable de l'innovation dans le domaine des aides à la conduite chez PSA Peugeot Citroën.

Identifier la panne dès qu'elle arrive

De fait, les services qu'offrent ces équipements sont précieux. L'électronique permet en effet aux voitures de surveiller non seulement le véhicule lui-même, mais aussi son environnement. Et ainsi de prendre en charge des fonctions jadis réservées au conducteur, comme lire les panneaux ou repérer les risques de collision. En cas de perte de vigilance, elles peuvent même prendre des initiatives... mais ne le font que très exceptionnellement sans prévenir.

Premier champ d'intervention des dispositifs d'assistance : la surveillance du véhicule. Avec une moyenne de 4 km de câbles et d'une soixantaine de calculateurs gérant chacun plusieurs capteurs, la voiture a plus que jamais la main sur l'état de santé de ses éléments, par ailleurs de plus en plus inaccessibles au conducteur. L'électronique embarquée offre un accès en continu à ce qui se passe à l'intérieur du véhicule, qu'il s'agisse de l'état des liquides et des lubrifiants ou des pièces d'usure comme les garnitures de frein. Déchargé de ce souci, le conducteur n'est prévenu qu'en cas de problème.

« On estime qu'un conducteur sur dix continue à conduire alors que le voyant du « contrôle de moteur » est allumé. Les systèmes de diagnostic permettent de savoir rapidement de quoi il retourne et comment réagir. Par exemple s'il s'agit seulement du bouchon qui est lâche et doit être resserré ou si c'est un problème plus sérieux nécessitant une intervention rapide », explique Chris Slesak, directeur du projet Telematics chez Delphi. L'équipementier propose ainsi un boîtier doté d'un téléphone cellulaire intégré[…]

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