Nous suivre Industrie Techno

L'Esa part à la pêche aux satellites

L'Esa part à la pêche aux satellites

Les filets semblent les plus à même de pouvoir capturer un satellite.

© esa

Pour nettoyer le ciel, l'Esa envisage d'utiliser des filets de pêche géants. La technologie pourrait être testée en situation réelle en 2021.

La plus grosse poubelle high-tech se trouve à près de 800 km au-dessus de nos têtes. En 2013, les experts dénombraient près de 23 000 débris de plus de 10 cm qui nous tournent autour, dus à quelques 4 900 lancements effectués depuis le début de l’ère spatiale. Ces débris non seulement polluent durablement les alentours de la Terre mais représentent un danger pour les futurs lancements. Morceaux de fusées, satellites en fin de vie, outils perdus par des astronautes : autant de déchets qui sous l’effet des dislocations et collisions en chaîne n’ont cessé de se multiplier.

Pour résoudre le problème, les acteurs de l’industrie spatiale envisagaient en 2013 de débarrasser l’espace des gros débris, au rythme de 5 à 10 objets par an. Depuis, des solutions technologiques émergent et pas des moins originales : l’Agence spatiale européenne (Esa) envisage d’utiliser des filets pour capturer les satellites usagés.

Les chercheurs d’une équipe de l’Esa dédiée à la thématique "nettoyage de l’espace" ont très sérieusement étudié le comportement de tels filets dans l’espace à bord de vols paraboliques permettant de recréer une situation d’apesanteur. « Nous avons jeté des filets sur des maquettes de satellites grâce à un éjecteur d’air comprimé », explique dans un communiqué Kjetil Wormnes, qui travaille sur le sujet.

Une vingtaine de filets ont ainsi été lancés avec succès et la faisabilité du projet pourrait être testée en 2021 lors de la mission e.deorbit. L’Esa a d’autres idées : le recours à un bras robotisé, un harpon ou encore un faisceau d’ions. Le filet reste toutefois le mieux à même de s’adapter à toutes formes d’objets, quelle que soit leur position.

Les filets pourront être testés en situation réelle en 2021. En attenant, des images des tests réalisés dans un avion en chute libre :

 

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

Poussés par la réglementation, les bus à hydrogène arrivent en ville

Poussés par la réglementation, les bus à hydrogène arrivent en ville

Si Versailles, Pau et Lens s'affichent en précurseurs des bus à hydrogène en France, nombreuses sont les villes à[…]

Pour bien commencer la semaine : l’Occitanie accélère sur la mobilité lourde à hydrogène

Pour bien commencer la semaine : l’Occitanie accélère sur la mobilité lourde à hydrogène

Des pérovskites inorganiques pour des cellules photovoltaïques plus stables

Fil d'Intelligence Technologique

Des pérovskites inorganiques pour des cellules photovoltaïques plus stables

Projet Hyport, bus et train : l'Occitanie accélère sur la mobilité lourde à hydrogène

Projet Hyport, bus et train : l'Occitanie accélère sur la mobilité lourde à hydrogène

Plus d'articles