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L’ESA et ArianeGroup s’accordent pour poursuivre leurs travaux vers la réutilisation des lanceurs avec Themis

Xavier Boivinet
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L’ESA et ArianeGroup s’accordent pour poursuivre leurs travaux vers la réutilisation des lanceurs avec Themis

Après des travaux préliminaires au sein d’ArianeWorks, le contrat signé entre l'ESA et ArianeGroup lance la phase initiale du développement de Themis.

© ArianeGroup

L'Agence spatiale européenne (ESA) et ArianeGroup on annoncé le 15 décembre la signature d'un contrat de 33 millions d'euros concernant la phase initiale du développement de Themis : le démonstrateur d'un premier étage de lanceur réutilisable destiné à préparer l'après-Ariane 6. Les premiers essais en vol suborbitaux sont prévus à partir de 2023 à Kourou (Guyane).

Après une validation lors du conseil ministériel de l’Agence spatiale européenne (ESA) l’année dernière, l’ESA et ArianeGroup ont annoncé le 15 décembre la signature d’un contrat de 33 millions d’euros pour lancer la phase initiale de développement de Themis : le démonstrateur d’un étage de lanceur réutilisable qui vise à expérimenter les briques technologiques permettant la réutilisation d’un étage principal complet pour préparer la succession d’Ariane 6 à horizon 2030.

Les futurs lanceurs européens seront-il donc réutilisables ? Cela dépendra en grande partie des besoins et de l’intérêt économique d’une telle solution dans les années à venir, souligne ArianeGroup dans un communiqué : « L’objectif du projet est de démontrer les capacités technologiques de l’Europe en matière de réutilisation afin de donner aux Etats membres de l’ESA dès 2022, les éléments permettant de déterminer quelle sera la gamme de lanceurs la mieux adaptée aux besoins de l’Europe au-delà de 2030, en fonction des technologies disponibles, des besoins de l’Europe et de l’évolution du marché spatial mondial. »

Premiers « bonds » prévus en 2022

Après des travaux préliminaires au sein d’ArianeWorks - l’accélérateur d’innovation créé en février 2019 par le Centre national d’études spatiales (Cnes) et ArianeGroup - la phase initiale de développement concernée par le contrat inclut la préparation des technologies du véhicule de vol et du banc d’essai, des démonstrations de mises à feu statiques sur le site d’ArianeGroup à Vernon (Eure), mais aussi la préparation des installations au sol au centre spatial Esrange à Kiruna (Suède) qui accueillera les premiers « bonds » prévus en 2022. Les premiers essais de vols suborbitaux sont prévus à Kourou (Guyane) entre 2023 et 2025.


Le calendrier prévoit des premiers vols suborbitaux à partir de 2023. (Crédit photo : ArianeGroup)

D’une hauteur de 30 mètres pour 3,5 mètres de diamètre, Themis sera propulsé par trois moteurs développés dans le cadre du programme Prometheus. L’objectif de ce programme est de faire un moteur de 100 tonnes dix fois moins cher que ce qui se fait aujourd’hui sur Ariane 5, potentiellement réutilisable et utilisant un couple d’ergols oxygène-méthane – encore jamais utilisé commercialement mais en cours de développement notamment chez SpaceX, Blue Origin et des entreprises chinoises. Le premier prototype est en cours d’assemblage chez ArianeGroup et devrait être testé en 2021. L'entreprise précise toutefois travailler aussi sur une version oxygène-hydrogène, comme sur Ariane 5 et bientôt sur Ariane 6.

Themis n’a pas attendu la signature de ce contrat pour devenir très concret. Un premier réservoir de tests à taille réelle a été installé sur le site ArianeGroup de Vernon dans la zone d’essai historique « PF20 », réhabilitée depuis novembre 2019. Livré en avril 2020, il a été dressé à la verticale début novembre.


Un premier réservoir de test est déjà installé sur le site d'ArianeGroup à Vernon. (Crédit photo : ArianeGroup)

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