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L'ère du contrôle intelligent

Audrey Chabal

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Les automates industriels ne se contentent plus de répéter à l'infini et à l'identique une même tâche. Connectés et intelligents, ils sont désormais en mesure d'anticiper les pannes, de communiquer entre eux pour se mettre au diapason et de s'adapter à la demande en fonction des besoins du secteur. Autant d'évolutions prometteuses pour limiter les coûts de production.

Dans le secteur des automatismes industriels, il serait aisé de croire que l'innovation n'a pas droit de cité. En effet, les automates sont conçus pour avoir des cycles de vie déterminés, d'au moins 25 ans. Le parc français des robots industriels affiche d'ailleurs la vénérable moyenne d'âge de 17 ans. Faut-il pour autant le croire figé ? Ce serait sans compter sur la révolution dite de l'industrie intelligente. À l'ère des usines 4.0, le secteur des automates industriels est en fait en pleine mutation.

En quoi consiste cette nouvelle « intelligence » des machines ? D'une part, les automates sont aujourd'hui capables de parler entre eux, et ceci dans le même langage. D'autre part, les entreprises peuvent désormais recevoir des informations sur l'état du réseau, transmises directement par les machines. Enfin, avant même la mise en route d'un nouveau programme, le numérique offre la possibilité de tester virtuellement le matériel. Gadgets ? Pas forcément, ces nouvelles fonctionnalités permettent aux entreprises d'anticiper les problèmes et de les régler à distance, mais aussi d'adapter la production en fonction de la demande. Une flexibilité qui donne l'opportunité de réaliser des économies d'énergie, notamment.

La connexion des machines entre elles, à un réseau Ethernet et un réseau local, est un perfectionnement plutôt récent, mais qui évolue très vite. La nature des connexions au sein des unités de production a d'ores et déjà changé du tout au tout. « Un automate raccordé uniquement à une console est un schéma qui ne se rencontre plus du tout », souligne Alain Héraut, de Siemens, également enseignant à l'IUT de Saint-Étienne en section automatismes industriels. « Aujourd'hui, tous les automates sont connectés à un réseau Ethernet, à un PC de configuration et très souvent à plusieurs autres automates. »

Le dialogue entre les machines est fondamental

Cette mise en réseau représente de nombreux avantages, notamment en termes de puissance de calcul. Jusqu'à présent, la précision et la cadence des machines n'étaient dues qu'à la mécanique elle-même. Aujourd'hui, la puissance de calcul que proposent les microprocesseurs intégrés permet d'améliorer directement la production, mais surtout de gagner en flexibilité.

Comme le démontre Jacques Daniel, référent technique pour Areva, qui utilise de très nombreux automatismes, « la mise en réseau permet à chaque[…]

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