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L'encrassement mesuré en continu

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L'encrassement mesuré en continu

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L'Inra de Toulouse met au point une génération de capteurs d'encrassement pour l'industrie avec la PMI Néosens.

L'encrassement des équipements industriels a plusieurs conséquences. Les dépôts de type minéral peuvent obstruer les canalisations et ceux de type organique conduire à la prolifération des bactéries, comme par exemple les légionelles dans les tours de refroidissement. Pour optimiser le nettoyage de ces conduites, une équipe du laboratoire Ingénierie des systèmes biologiques et des procédés de l'Inra de Toulouse travaille sur un capteur afin de suivre en continu les phénomènes d'encrassement rencontrés dans les procédés de traitement de fluide. L'intérêt est bien sûr de pouvoir optimiser le nettoyage, qui nécessite généralement un arrêt de la production et l'utilisation de substances chimiques polluantes, en ajustant le traitement chimique. En déterminant le bon moment pour intervenir et sur quelle quantité de dépôt, ces inconvénients seront limités.

De l'agroalimentaire à l'industrie papetière

Ce capteur, de quelques millimètres d'épaisseur, mesure les flux de chaleur qu'il produit. Plus le dépôt est important, moins la chaleur générée par l'appareil peut se diffuser dans le liquide. En mesurant précisément cette température, Biomosys, c'est son nom, renseigne de façon très précise sur l'état d'encrassement de l'équipement.

Après avoir validé la technologie sur un process agroalimentaire, l'Inra a déposé un brevet et signé un accord de licence exclusif avec la société Néosens. Cette PMI a industrialisé le produit et élargi ses applications en le proposant, par exemple, pour l'industrie papetière. « Nous avons fait un travail d'intégration et développé un capteur plug and play en interne, ainsi que l'interface graphique du logiciel », explique Camille Gispert, responsable développement des produits chez Néosens. Cette étape a permis de commercialiser en septembre une première version du capteur. Ce modèle est composé de quatre sondes de 1,6 mm de diamètre plongées dans les canalisations, qui transmettent en continu les données à un ordinateur.

Les recherches se poursuivent au sein de l'entreprise pour passer à une technologie microsystème. Cela permettrait de miniaturiser le capteur et de proposer un multicapteur, qui serait, de plus, capable de distinguer les dépôts minéraux et organiques. Un travail qui pourrait déboucher sur une commercialisation d'ici à deux ans.

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