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L'atelier des robots d'Aldebaran : rencontre avec Pepper et Nao

Séverine Fontaine
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L'atelier des robots d'Aldebaran : rencontre avec Pepper et Nao

A l'atelier Aldebaran, le robot Pepper et Nao. © Pascal Guittet

Communiquer avec les robots n’a jamais été aussi facile. Le premier «atelier découverte» d’Aldebaran a ouvert ses portes pour permettre au public d’échanger avec les robots Pepper et Nao. Une expérience qui a su satisfaire petits et grands. Découvrez en fin d'article les photos de l'atelier.

Aldebaran, spécialiste des robots humanoïdes autonomes, a ouvert les portes de son premier «atelier découverte» le mardi 1er juillet à Paris. Au programme : une jolie rencontre avec la nouvelle génération de robots Pepper et Nao. Dans le local de 260 m², trois espaces ont été proposés au public, permettant d’entrer à différents degrés dans l’univers de la robotique.

L’espace Découverte permet au public d’interagir avec les deux robots, Pepper et Nao. Les robots cherchent votre regard. Une fois le visage détecté, ils se présentent à vous et vous demandent ce que vous souhaiteriez qu’ils fassent. Nao vous propose d’ailleurs une danse Taï-Chi qu’il trouve très « relaxante ». Et si vous demandez à Pepper qu’il vous suive, il vous demande de le prendre par la main et avance avec vous. Un espace qui permet au plus grand nombre d’avoir un premier contact avec des robots autonomes.

Seul hic, à chaque fois que les robots détectent un nouveau visage, ils ne le reconnaîssent pas et recommencent les présentations. L'un des démonstrateurs d'Aldebaran nous explique : « La reconnaissance faciale fonctionne très bien, mais a été désactivée pour le salon ». Avec cette application, le robot mémorise votre visage et associe le nom que vous lui avez donné lorsqu’il vous l’a demandé. Ainsi, si vous passez le voir à nouveau quelques minutes après votre échange, il vous «reconnaît» et vous appelle par votre nom. Le souci : ces informations sont enregistrées dans une base de données, et, ce qui aurait nécessité l’autorisation de chaque personne entrant dans l’atelier.

Dans l’espace Apprentissage, des ordinateurs reliés aux robots sont mis à la disposition du public. Equipés du logiciel Chorégraphe, ils permettent de s’initier de façon ludique à la programmation des robots. Le logiciel propose plusieurs «boîtes» à l’utilisateur. Chacune représente une action qui sera ensuite envoyée au robot.

En vidéo, le fonctionnement de Chorégraphe :

L'espace Développeurs est réservé à un public un peu plus expert. A l'identique de l'espace Apprentissage, des ordinateurs et des robots sont mis à disposition, permettant de développer des applications et d'échanger avec d'autres développeurs. Au bout de la table, un robot Nao est doté de l’application Math Game. Lorsqu'on appuie sur la tête de ce dernier, l’application se lance. Pour le moment, il réalise des calculs en les écrivant sur une table particulière. Mais à terme, les caméras permettront au robot de percevoir d’autres espaces, explique un employé d'Aldebaran.

Les petits détails techniques

Les mains de Nao et Pepper sont actionnées par un seul moteur, qui serre et desserre l'ensemble des doigts. La main de Nao est conçue sous forme de pince, sur laquelle ont été placée 3 zones tactiles : dessus et sur les côtés. La main de Pepper (photo ci-contre) fait l'objet d'un dépôt de deux brevets. Ceux-ci ont permis d'introduire sur la main la «compliance» sur les mouvements des doigts, c'est-à-dire la capacité à se déformer sous un effort externe. Les empreintes visibles sur les doigts permettent d'augmenter la capacité de préhension des mains.

Le robot Pepper possède trois roues holonomes, dotée de galets sur leur circonférence, créées spécifiquement pour lui. Elles lui permettent de se déplacer de manière fluide à une moyenne de 2 km/h sur 360°. Les roues lui permettent également de monter des obstacles de 2 cm et de descendre des pentes de 10°.

Les articulations cylindro-sphériques des robots ont deux degrés de liberté. Elles se trouvent à la base du cou, des épaules et des coudes des robots. Ces articulations peuvent supporter plus d'un million de répétitions de mouvements. L'innovation d'Aldebaran est d'avoir concilié les deux rotations différentes dans une même sphère et d'avoir intégré dans ces articulations des circuits imprimés flexibles capables de résister à ses mouvements.

Le but de l'atelier Aldebaran est de créer un lieu de rencontre entre humains et robots. La société souhaite ouvrir le marché de ses robots au grand public. « Nous croyons à un futur où les robots sensibles et communicants vont accompagner les humains dans leur travail, leur maison, leurs loisirs, leur vie de famille », explique Bruno Maisonnier, fondateur et CEO d'Aldebaran. Aujourd'hui, plus de 6 000 robots Nao sont utilisés comme plate-forme pour les programmes de recherche sur l'interaction homme-machine, et pour l'éducation. Et ce, dans 70 pays à travers le monde.

Découvrez les photos de l'atelier Aldebaran, réalisées par Pascal Guittet : 

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