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L’astronaute Thomas Pesquet dévoile ses missions scientifiques

L’astronaute Thomas Pesquet dévoile ses missions scientifiques

Thomas Pesquet à l'entrainement en piscine

© ESA

Désormais baptisée Proxima, la mission de six mois que va mener l’astronaute français de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) sur la station spatiale internationale (ISS), comportera près de 200 expériences scientifiques. Par exemple dans le domaine de la physique des fluides et celles des matériaux, ou celui de la physiologie humaine.

Thomas Pesquet, 10e Français à aller dans l’espace, et premier Français depuis la dernière mission du très discret Léopold Eyharts en 2008, aura un emploi du temps bien rempli. « Nous avons un programme scientifique qui comporte près de 200 expériences à mener, dont 55 proposées par l’ESA », a expliqué l’astronaute, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le 12 novembre à Paris. Cette mission de six mois (novembre 2016-mai 2017) comporte outre Thomas Pesquet, l’Américaine Peggy Whitson (Nasa) et le Russe Oleg Novitskiy (RSA). Le vol vers l’ISS aura lieu à bord d’un vaisseau Soyouz.

Six thématiques ont été définies. Dans la physiologie humaine, il y aura par exemple une application tablette/ipad, Everywear, conçue par le Centre nationale d’études spatiales (CNES), l’Inserm et l’Institut de Médecine et des Physiologie Spatiales (Medes) pour collecter et redescendre au sol des données sur la santé de l’astronaute. Bodycap et Citizen Sciences, deux start-ups françaises en ont conçu les capteurs. Une autre expérience va concerner l’utilisation d’un échographe télé-opérable depuis la Terre, notamment pour améliorer l’accès aux soins des populations isolées.

Dans le domaine de la physique des fluides, l’expérience Fluidics, développée par le CNES en coopération avec Airbus Defence & Space, va étudier le ballotement des fluides dans les réservoirs cylindriques des satellites, ainsi que les phénomènes de turbulences d’ondes en micropesanteur. Le but est d’améliorer la stabilité des satellites. Côté physique des matériaux, les astronautes vont tenter de faire léviter des matériaux en surfusion pour en étudier les propriétés thermo-physiques. « C’est une première, et seule l’ISS possède les équipements permettant de la faire », souligne Thomas Pesquet. De nombreuses applications sont attendues dans l’industrie métallurgique, pour améliorer les alliages complexes.

Ce n’est pas tout : la physique fondamentale n’est pas oubliée puisque cette discipline fera l’objet d’une expérimentation unique sous le leadership de Claude Cohen-Tannoudji, prix Nobel de physique en 1997. Il s’agit d’installer des horloges atomiques à l’extérieur de l’ISS, grâce au bras articulé, pour comparer les échelles de temps entre le sol et l’espace, et ainsi obtenir une précision accrue des signaux de positionnement par satellite, une meilleure exactitude de la mesure du temps. « Et pourquoi pas, on ira tester un peu la théorie de la gravitation », ajoute Thomas Pesquet.

Guillaume Lecompte-Boinet

Pour en savoir plus : http://www.esa.int

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