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L'arsenal numérique

Philippe Passebon

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Poussés par la réglementation et la baisse des coûts des systèmes intelligents, les industriels s'équipent toujours davantage pour réduire la consommation énergétique et les rejets de matière de leurs outils de production. Des capteurs aux logiciels, ils disposent d'un véritable arsenal pour produire plus vert. Panorama des transformations qui dessinent peu à peu l'usine du futur.

C'est un fait bien connu : la numérisation des chaînes de production gagne du terrain. Une situation qui constitue une véritable aubaine pour rendre la production plus respectueuse de l'environnement. Injecter de l'intelligence dans les procédés permet en effet de mieux contrôler les paramètres déterminant la durabilité, pour ajuster, parfois en temps réel, les modes de fabrication afin de minimiser leur impact environnemental. Un enjeu de taille pour maîtriser les coûts et se plier à des réglementations de plus en plus exigeantes dans ce domaine. Signe de la tendance croissante des industriels à s'équiper : les partenariats entre industrie et laboratoires institutionnels destinés à optimiser les procédés de fabrication par des logiciels se multiplient, à l'instar du cluster Arc 8 Industrialisation ou de l'IRT System X, entre autres. En parallèle, le nombre de start-up proposant des logiciels dédiés à ce type d'usages ne cesse de croître.

Dans les usines, les capteurs assurant la supervision des procédés en continu se multiplient. D'abord à l'affût des pertes énergétiques, ils fournissent aussi des informations sur l'utilisation des matières pour éviter les gaspillages, les fuites d'eau ou de gaz et l'ensemble des pertes calorifiques. Ainsi, la caméra infrarouge de Flir destinée à détecter l'hexafluorure de soufre (SF6) utilisé dans les transformateurs électriques, détecte également, désormais, les fuites de chaleur. D'autres dispositifs permettent également d'assurer la maintenance préventive des équipements, de manière à détecter l'usure prématurée des machines avant qu'elles ne soient le siège de dysfonctionnements plus sérieux, évitant une mise au rebut prématurée. De même, les capteurs de vision industriels qui servaient uniquement au contrôle qualité sont à présent placés tout au long de la chaîne pour détecter les défauts en amont, et écarter une pièce défectueuse aussitôt qu'elle est repérée. Et éviter des étapes de traitement inutiles et coûteuses en matière et en énergie pour des pièces qui seront finalement mises au rebut. « Si toutes ces fonctions datent de quelques années, elles se banalisent en raison de la baisse du prix des systèmes mais aussi des contraintes environnementales de plus en plus exigeantes qui pèsent sur les entreprises. « L'électronique diffuse de plus en plus au coeur de la chaîne de fabrication », souligne Olivier Leroux, responsable du pôle performance et durable du Centre technique des industries mécaniques (Cetim).

Ces outils de contrôle deviennent plus séduisants pour les industriels à mesure qu'ils gagnent en intelligence. Les algorithmes de certains d'entre eux les rendent même capables d'« auto-apprentissage », en utilisant les images acquises pour apprendre les[…]

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