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L'armée américaine teste des catapultes électromagnétiques pour ses porte-avions

Julien Bergounhoux

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L'armée américaine teste des catapultes électromagnétiques pour ses porte-avions

© U.S. Navy

L'US Navy installe un prototype de catapulte électromagnétique EMALS sur un porte-avions nouvelle génération afin d'effectuer les dernières phases d'essais en vue de son déploiement.

L'US Navy, la marine militaire américaine, s'apprête à démarrer les premiers tests de son système de catapultage d'aéronefs EMALS (Electromagnetic Aircraft Launch System) à bord d'un navire. Ce système, développé par General Atomics, et financé par la Navy à hauteur de 573 millions de dollars, est le fruit de nombreuses années de travail. La phase de tests au sol, qui a vu 452 lancements, était en cours depuis 2010 sur le site de Lakehurst, dans le New Jersey.

EMALS vise à remplacer les catapultes à vapeur traditionnellement utilisées sur les porte-avions. Il emploie pour cela un moteur linéaire à induction (LIM) qui génère un champ magnétique à l'aide de courants électriques pour propulser les avions de chasse. C'est le même type de technologie que ce qu'utilisent les parcs d'attractions pour leurs montagnes russes. Mais ce champ magnétique est généré sous forme de "vague" et est activé séquentiellement. Le champ en lui-même agit sur une plaque d'aluminium de 6,7 m de long, qui se déplace entre des sections statiques de 3,65 m chacune. La vague électromagnétique est créée lorsque de l'électricité passe dans les deux côtés du moteur. Cette configuration permet de n'alimenter les stators qu'à proximité du chariot de lancement, ce qui minimise les pertes réactives.

PERFORMANCES, ADAPTABILITÉ... FIABILITÉ ?

Et les performances sont au rendez-vous. EMALS peut accélérer un avion de 45 000 kg jusqu'à 240 km/h (130 nœuds) avec un rail de 91 mètres de long. Comparé aux catapultes actuelles, le système prend également moins de place sur le pont d'un navire, nécessite moins de machinerie et devrait à terme être plus simple à installer. Malgré cela, EMALS n'équipera que les porte-avions nucléaires nouvelle génération de classe Gerald R. Ford, dont le premier exemplaire doit être mis en service en 2017. La puissance énergétique requise par le système le limite en effet à ces nouveaux bâtiments, équipés de deux réacteurs nucléaires.

Dernier avantage de cette catapulte électromagnétique, elle est conçue pour être facilement adaptable à différentes configurations (taille et poids de l'avion, vitesse et longueur du pont du navire, conditions météos). Les essais au sol ont par exemple eu lieu sur de nombreux types d'aéronefs, notamment des F/A-18 Super Hornets, EA-18G Growlers, C-2 Greyhounds, E-2 Hawkeyes et même un F-35 Lightning II. Et le dispositif est de plus capable de lancer des appareils plus légers, comme les drones, une nécessité pour qu'il soit "future-proof".

Des doutes subsistent cependant quant à sa fiabilité, un rapport datant de janvier 2014 faisant état de 201 échecs sur les 1 967 lancements effectués lors des tests au sol, un ratio loin d'être satisfaisant. Ces doutes devront être dissipés avant que la Navy ne puisse mettre le premier porte-avions nouvelle génération, l'USS Gerald R. Ford (CVN-78), en service.

Ci-dessous une vidéo de présentation d'EMALS sur la base de Lakehurst :

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