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[L'année 2019 en technos] L’hydrogène s’impose dans la mobilité lourde

[L'année 2019 en technos] L’hydrogène s’impose dans la mobilité lourde

Ici en image de synthèse, le futur Régiolis hydrogène destiné au réseau français sera bi-mode.

© Alstom/Design & Styling

La petite molécule d’hydrogène a beaucoup fait parler d’elle cette année. Son usage pour décarboner les moyens de transport lourds se concrétise et se démocratise. Entamée en 2018, l’arrivée des trains à hydrogène se poursuit en Allemagne et se précise en France. Dans le même temps, les bus à hydrogène investissent les grandes villes de l’hexagone.

En août 2019, Guillaume Pépy crée la surprise. Le PDG de la SNCF annonce qu’il espère voir une quinzaine de trains à hydrogène rouler en France d’ici deux ans. Cette déclaration intervient un an après que les premiers Coradia iLint à hydrogène d’Alstom ont investi les réseaux ferrés allemands. Mais parce que les besoins et les réseaux sont différents, les trains français seront différents de leurs homologues allemands. Dans le même temps, une course effrénée s’est déroulée en 2019 : celle de la ville française qui annoncera la première mise en service d’un réseau de bus à hydrogène. Et la gagnante est… (réponse dans ces lignes)

La France pourrait accueillir 15 trains à hydrogène d’ici deux ans…

Guillaume Pepy, le PDG de la SNCF, a déclaré sur RMC/BFM TV le 29 août espérer signer prochainement un contrat avec Alstom pour qu’une quinzaine de trains à hydrogène roulent en France d’ici à deux ans. Les contrats devraient être officialisés début 2020.

…alors que l’Allemagne en redemande

Deux trains à hydrogène Coradia iLint d’Alstom avait déjà été mis en service en septembre 2018. Le 21 mai 2019, le constructeur a annoncé qu’il allait en fournir 27 autres à Fahma, une filiale du réseau de transports en commun allemand Rhein-Main-Verkehrsverbund (RMV), d'ici 2022. Munis de piles à combustible ils sont entièrement propulsés grâce à de l’électricité produite à partir d’hydrogène. Consommée pour la traction ou les équipements à bord, celle-ci peut être stockée dans des batteries lithium-ion qui récupèrent aussi de l’énergie au freinage.

Mais les trains à hydrogène allemands et français seront différents

Alors que les trains à hydrogène qui circulent en Allemagne sont des Coradia iLint d'Alstom, leurs homologues français seront différents : des Régiolis hydrogène développés spécifiquement pour le réseau français. Bi-modes, plus puissants et rapides, embarquant moins d'hydrogène mais plus de batteries... Revue de détail avec Yannick Legay, directeur technico-commercial et monsieur Hydrogène du constructeur ferroviaire.

Pendant ce temps, les bus à hydrogène arrivent en ville

Versailles (voir ci-dessous), Pau et Lens (ci-dessous également) s'affichent en précurseurs des bus à hydrogène en France, nombreuses sont les villes à s'intéresser à cette technologie. En cause : la nécessité de dépolluer les flottes de véhicules alors qu'approchent des jalons relatifs à des réglementations contraignantes.

Versailles ouvre le bal…

Île de France Mobilités a déployé le 12 septembre un bus électrique à hydrogène entre les communes de Versailles et Jouy-en-Josas. Il s'agit de la première mise en service commerciale en France. Acheté auprès du belge VanHool, le bus fera le plein d'hydrogène en une vingtaine de minutes auprès d'une station de recharge Air Liquide aux Loges-en-Josas.

…peu après que le Pas-de-Calais se dote de la première station de recharge

Engie et McPhy ont inauguré la première station française pour recharger les bus à hydrogène le 21 juin à Houdain (Pas-de-Calais). L’hydrogène est produit sur place par électrolyse de l’eau à partir d’électricité renouvelable. Présentés le même jour, les bus munis d’une pile à hydrogène et d’une batterie sont entrés en exploitation commerciale le 4 novembre.

Et l’aéroport de Toulouse-Blagnac en veut sur son tarmac

Lors d’une journée dédiée à la mobilité lourde, la région Occitanie a réuni les acteurs de la filière hydrogène régionale à Toulouse mercredi 6 novembre. L'occasion de présenter l'avancement de projets régionaux, comme Hyport. Il vise la création fin 2020 d'une unité de production d'hydrogène par électrolyse et d'une station de distribution à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, pour une capacité de production de 300 kg par jour. L'aéroport sera le premier utilisateur pour alimenter 4 bus destinés au transport de passagers sur le tarmac et entre l'aérogare et les parkings automobiles.

 

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Lancé en octobre 2018, l’appel à projets « Ecosystèmes de mobilité hydrogène » vise à soutenir la mise en place de flottes de véhicules roulant à l’hydrogène. Chargée de faire la sélection, l’Ademe a dévoilé 11 lauréats le 3 mai 2019.

Michelin et Faurecia s’associent autour de la mobilité hydrogène

Les deux industriels de l’automobile, Michelin et Faurecia, créent une co-entreprise pour développer des systèmes de piles à hydrogène destinées à différentes formes de mobilité. Annoncée le 11 mars 2019, l’alliance s’articulera autour de la société grenobloise Symbio, devenue filiale de Michelin en février de cette année.

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