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C’est pas nouveau, quoique !

L'Alpine Berlinette est de retour... en Italie (en attendant la vraie signée Renault)

Jean-François Preveraud

Mis à jour le 24/01/2015 à 16h07

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L'Alpine Berlinette est de retour... en Italie (en attendant la vraie signée Renault)

De faux airs d'Alpine

© DR

Un constructeur et un carrossier italiens présentent un coupé aux allures rétro fortement inspiré de l’Alpine A108 de 1957. De quoi, nous faire attendre la sortie de la nouvelle vraie berlinette Alpine annoncée par Renault pour 2016.

Prenez une Alpine A108 de 1957, l’ancêtre de la célèbre berlinette A110, ou du moins sa version produite au Brésil sous le nom Willys Intelagos par Willys-Overland de 1962 à 1966, élargissez ses hanches façon Porsche 911 GT3, mais oubliez l’aileron arrière, raccordez le tout avec quelques lignes harmonieuses propres au style italien, peignez l’ensemble d’une belle couleur or, vous obtenez la Willys AW 380 Berlineta. Un superbe coupé aux allures rétro assumées.

C’est cette voiture que le constructeur italien Maggiora, associé à la Carrozzeria Viotti, présente cette semaine au Salon de l’Automobile de Bologne qui vient d’ouvrir ses portes. Côté motorisation, cette ‘‘berlineta’’ est dotée d’un Flat 6 (6 cylindres à plat) type Porsche bi-turbo de 3,8 litres de cylindrée développant 610 chevaux. Il est accouplé à une boîte de vitesse mécanique 6 rapports. Cela lui permet d’atteindre les 100 km/h en 2,5 secondes et une vitesse de pointe de 340 km/h pour un poids de 1 400 kg, grâce à une carrosserie utilisant la fibre de carbone.

Cette machine sera proposée dès janvier 2015 à partir de 380 000 euros et ne devrait être produite qu’à 110 exemplaires.

Le retour de la vraie berlinette

Reste maintenant à savoir ce que Renault va penser de ce véhicule. En effet, la firme au losange est propriétaire de la marque Alpine depuis 1972 et donc du style des véhicules développés. Et comme là l’inspiration est nette et avouée…

D’autant plus que Renault fonde de grands espoirs sur Alpine. Le constructeur a en effet présenté au Grand Prix de Monaco en mai 2012 un prototype dénommé A110-50 pour célébrer les 50 ans de la berlinette A110. Un prototype, qui reprenait certains éléments de style caractéristiques de la firme de Dieppe, et qui ouvrait la porte à l’annonce officielle le 5 novembre 2012 de la renaissance d’Alpine, qui devient la gamme sportive de la marque au losange. Dans la foulée, la sortie d’une nouvelle berlinette a été annoncée pour 2016.

Parallèlement, Alpine est revenue aux 24 Heures du Mans en 2013 en catégorie LMP2 grâce à un partenariat avec l’écurie Signatec. Celle-ci propulse pour sa première participation l’Alpine A450, en fait un châssis Oreca à moteur Nissan rebadgé Alpine, à la 14e place du classement général. Un classement nettement amélioré en 2014 puisque l’Alpine A450B finira à la 7e place du classement général et à la 3e place du classement LMP2. Dans le même temps, l’écurie gagnera deux titres de championne d’Europe en European Le Mans Series.

De beaux résultats, mais le vrai retour d’Alpine sera la sortie de la nouvelle berlinette en 2016. Malheureusement Renault reste très discret sur ce futur véhicule. Alors les spéculations vont bon train chez les aficionados de la marque et palette graphique aidant on commence à voir sur Internet de superbes silhouettes.

La future berlinette Alpine pourrait, par exemple, ressembler à quelque chose comme cela avec peut-être une ligne de crête de capot plus marquée et des ouvertures de prise d’air pour les freins plus basse pour être moins proche de l’A110-50, et plus de l’A110 originelle. Bernard Ollivier, directeur d’Alpine n’a-t-il pas dit après la victoire en ELMS que « La berlinette du XXIe siècle ne sera pas une Renault ». Le style devrait donc être éloigné de celui du concept car Dezir qui avait inspiré l’A110-50. De fait, le losange pourrait même disparaître de la calandre au profit du logo Alpine.

De même, cette berlinette sera une voiture d’égoïste pour une conduite sportive, privilégiant plaisir et sensations de conduite, par rapport au confort d’une GT. A défaut d’un moteur surpuissant, elle devrait être, comme sa devancière, légère et agile. Donc relativement petite, car n’oublions pas que l’on ‘‘s’insère’’ dans les baquets d’une berlinette Alpine.

Un beau défi pour ces concepteurs, car Renault table tout de même sur 25 000 modèles vendus sur les 7 ou 8 années de sa carrière commerciale, pour un prix de vente de l’ordre de 50 000 euros.

Heureusement, il n’y a plus qu’un an à attendre.

Et ça, c’est nouveau !

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : une sélection de quelques livres.

 

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