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Ishikawa : faites une queue de poisson aux défauts

FICHE COORDONNÉE PAR THIBAUT DE JAEGHER tdejaegher@industie-technologies.com

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Le diagramme d'Ishikawa est une des méthodes les plus utilisées pour représenter d'une façon synthétique et ordonnée les causes d'un problème à la source. Utilisé seul, il ne peut cependant révéler la complexité de certaines situations.

1. Analytique

Ishikawa est un puissant outil de synthèse et de communication. Il permet d'avoir une compréhension détaillée et globale d'un dysfonctionnement.

2. Visuel

Construit sous forme d'arête de poisson, le diagramme permet de visualiser d'un seul coup d'oeil les racines d'un problème.

3. Rigoureux

Grâce aux critères qu'il impose à ses utilisateurs, il permet de s'assurer de bien faire tout le tour d'un problème pour le résoudre.

Ishikawa : une queue de poisson aux défauts

À QUOI ÇA SERT ?

Le diagramme d'Ishikawa - aussi appelé arête de poisson - est un des sept outils de la qualité.

C'est un outil de prise de décision. Conventionnellement, il permet de synthétiser, au cours d'un brainstorming, les résultats d'une analyse de recherche des causes.

Le but de l'outil est de lister toutes les causes qui sont liées à un effet selon des critères qui sont mis en évidence pendant l'analyse. Les critères peuvent être choisis par le groupe de travail en fonction du problème analysé ou sélectionnés dans une liste standard.

Les critères les plus répandus se traduisent en 5M : main-d'oeuvre, méthode, milieu, matériel, machine. À ceux-ci, on peut aussi couramment ajouter : mesure, management.

En standardisant la résolution de problèmes, Ishikawa permet de se doter d'un langage commun de travail, de s'assurer de n'avoir rien oublié dans l'analyse et d'en faciliter la lecture par une personne qui n'a pas participé à sa réalisation.

COMMENT LE METTRE EN OEUVRE ?

La meilleure façon pour commencer la construction d'un diagramme d'Ishikawa est d'organiser une visite sur le terrain avec un groupe polycompétent. Aller sur le lieu réel, observer le problème réel, établir sa relation à des faits réels doit être un réflexe automatique pour résoudre un problème.

Le groupe de travail peut poser le problème de façon synthétique sur un tableau blanc. En cas de problème complexe, on peut le subdiviser en sous-problèmes. Pour identifier les causes du dysfonctionnement, on s'appuie sur un diagramme en arête de poisson où chaque branche représente une catégorie précise de causes : machine, main-d'oeuvre...

Point par point, on commence à rapporter les résultats de l'analyse précédente par thème et sous-thème jusqu'aux causes racines. Par exemple pour le problème « qualité du soudage » dans la branche « machine » on listera « convoyeur » et finalement « vitesse d'avancement ». Pour faciliter la lecture il faudra cercler ou souligner les causes plus importantes.

L'AVIS DE L'EXPERT

JEAN-CLAUDE DOUTHE

DU CABINET DE CONSEIL

VALESSENTIA

« La majeure partie des problèmes qui naissent sur le terrain peut et doit être résolue sur le terrain même, à partir d'observations directes. Le diagramme cause-effet de Kaoru Ishikawa se montrera un outil simple et visuel pour établir la synthèse des observations, pour communiquer, et structurer le plan d'action. »

LES PIÈGES À ÉVITER

Les discussions « désordonnées ». Si la source du problème n'a pas été détectée sur le terrain, on doit combiner l'utilisation des sept outils de la qualité, décomposer le problème et remonter aux causes racines. Se contenter de faire un brainstorming pour imaginer toutes les causes possibles apportera dans 90 % des cas une forte consommation de ressources sans atteinte de résultat.

L'oubli des corrélations. Le point faible du diagramme d'Ishikawa est la perte de vue de corrélations entre deux causes. Dans certains cas, un effet n'est clairement identifié que quand plusieurs causes apparaissent au même moment. L'outil proposé ne permet pas de voir ces liens d'une façon directe.

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