Nous suivre Industrie Techno

Intel et le Cern renforcent leur collaboration

Industrie et  Technologies
Les deux partenaires créent un centre de compétence autour des plates-formes informatiques équipées de processeurs Intel Itanium 2 et Xeon. Intel devient ainsi le premier partenaire industriel du projet openlab-II du Cern.

Intel et le Cern, Centre Européen pour la Recherche Nucléaire, ont annoncé fin décembre le lancement d'un nouveau centre de compétences de plates-formes informatiques. L'objectif étant de tester et valider les technologies issues des dernières générations de processeurs, et de les mettre à profit dans le plus grand laboratoire de physique des particules au monde. Cette collaboration, entamée à l'occasion d'une première phase de partenariat industriel pour la mise en place de l'openlab du Cern, se verra ainsi renforcée. Intel est donc le premier partenaire industriel à s'engager dans le projet openlab-II, qui démarrera en 2006, incluant la création d'un centre de compétences de plates-formes destiné à évaluer les atouts du 64 bits, de la virtualisation et de l'architecture multi-cÅ“ur dans le milieu de la physique des particules.

L'accord concerné a été ratifié le 5 décembre 2005 au Cern, à Genève, par Hannes Schwaderer, Managing Director Central Europe EMEA d'Intel, et Robert Aymar, Directeur Général du Cern. Cette collaboration avec Intel, dans le cadre d'openlab-II, permettra au Cern d'évaluer les futures technologies et leur impact dans de grands projets tel que le grand collisionneur de hadrons (Large Hadron Collider, LHC), un accélérateur de particules qui se matérialisera par le plus grand instrument scientifique jamais construit au monde. L'accord porte ainsi sur l'accès en primeur aux nouveaux processeurs, plates-formes et équipements réseau d'Intel, ainsi qu'à un ensemble de technologies intégrées de semi-conducteurs de prochaine génération, qu'Intel a baptisé les Ts (à prononcer tiz), destinées à rendre l'infrastructure informatique plus efficace, sécurisée et facile à administrer.

Au titre de cet accord, Intel assistera par ailleurs le Cern dans le cadre du lancement d'un centre d'interopérabilité de grille de calcul (Grid Interoperability Centre), afin d'évaluer les bénéfices du calcul distribué appliqué à la recherche dans le milieux de la physique des particules et de valider son intégration dans l'infrastructure existantes du CERN.

Gérer 10 millions de Go de données par an

Au cours de la première phase de trois ans de l'openlab, les partenaires industriels associés à ce projet (Intel, Enterasys, IBM, HP et Oracle) ont testés et validés l'opencluster du Cern, composé de plus de 100 serveurs chacun doté de deux processeurs Intel Itanium 2. Ils ont aussi évalué ses performances dans le cadre de la grille de calcul internationale indispensable pour gérer les grandes quantités de données que devraient produire les expériences menées à l'aide du LHC. Prévu pour une mise en exploitation en 2007, ce collisionneur mesure 27 kilomètres de circonférence et générera plus de 10 millions de Gigaoctets de données par an.

Ces dix-huit derniers mois, l'opencluster du Cern a joué un rôle vital pour la simulation de l'opération, en conditions réelles, du fonctionnement de la grille de calcul du LHC (LHC Computing Grid). Il s'agissait en particulier, de relever le défi que représente une contrainte de service matérialisée par un débit soutenu de 600 mégaoctets par seconde atteint en avril 2005 entre le Cern et sept grands centres d'informatique scientifique dans le monde.

Depuis, ces contraintes se sont accentuées puisque les transmissions de données se prolongent à présent sur plusieurs semaines et concernent 20 centres informatiques dans le monde. Cet opencluster reposant sur du matériel Intel a également permis aux ingénieurs du Cern d'obtenir, dans des délais record, des résultats critiques pour l'optimisation des écoulements de chaleur autour des immenses détecteurs de particules du LHC. Ce défi relevé a ainsi pleinement démontré l'impressionnante puissance de calcul de cet opencluster dédié au Cern. Les processeurs Intel ont aussi joué un rôle essentiel dans le fonctionnement quotidien du centre informatique du Cern, puisque ce dernier fait appel à quelques 2 000 serveurs regroupés en "fermes", chacun équipé de deux processeurs Intel Xeon.

Dans le cadre du récent accord, Intel ouvrira prochainement au Cern son programme Advanced Computing Center, prévu pour accélérer le développement de nouveaux systèmes de calculs intensifs (HPC) offrant plus de flexibilité et de puissance de calcul. Des experts techniques d'Intel apporteront également leur concours à des ateliers du Cern et animeront des formations sur les technologies Intel dédiées aux calculs distribués (grid computing), le calcul intensif (High Performance Computing) et sur les technologies d'interconnexion des systèmes informatiques (clustering).

« Je suis très heureux qu'Intel réitère son engagement dans le cadre de ce partenariat très fructueux », estime Robert Aymar, Directeur Général du Cern. « L'openlab représente pour le Cern, ainsi que pour ses partenaires industriels, l'occasion d'enrichir mutuellement leurs connaissances, mais aussi de repousser les limites de l'informatique scientifique. Je ne doute pas que ce nouveau centre de compétences de plates-formes va jouer un rôle déterminant ces prochaines années pour la transition de notre communauté scientifique vers l'informatique en 64 bits ».

Jean-François Prevéraud

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

[Avis d’expert] Infiltration des centrales énergétiques : autopsie d’une cyberguerre furtive

Avis d'expert

[Avis d’expert] Infiltration des centrales énergétiques : autopsie d’une cyberguerre furtive

Comment des hackers parviennent-ils à s’infiltrer dans les systèmes d’opération des centrales[…]

Transformateur pour smart grids, reconnaissance gestuelle, polymère de résistance au feu... les innovations qui (re)donnent le sourire

Transformateur pour smart grids, reconnaissance gestuelle, polymère de résistance au feu... les innovations qui (re)donnent le sourire

La commande gestuelle s’intègre dans les technologies de réalité virtuelle et augmentée Qualcomm

La commande gestuelle s’intègre dans les technologies de réalité virtuelle et augmentée Qualcomm

 Un transformateur plus compact pour les smart grids

 Un transformateur plus compact pour les smart grids

Plus d'articles