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[Innover contre le virus] La course effrénée vers un vaccin anti-Covid-19

[Innover contre le virus] La course effrénée vers un vaccin anti-Covid-19

© NIAID

Pendant l'été, Industrie & Technologies revient sur plusieurs mois de mobilisation des industriels et des chercheurs pour faire face à la pandémie de Covid-19. Aujourd’hui, la course (toujours active) pour trouver un vaccin afin de prévenir une infection par le virus Sars-CoV-2.

Moderna Therapeutics, à toute vitesse avec l'ARN messager

Premier vaccin contre le Covid-19 à être entré en essai clinique de phase 1 le 16 mars dernier, celui à ARN messager (ARNm) de Moderna Therapeutics devrait entrer en phase 3 dès le 27 juillet. Celui-ci portera sur 30 000 patients. L’entreprise de Cambridge (Massachussetts, Etats-Unis) l’a annoncé le 14 juillet, alors que les résultats de sa phase 1 étaient publiés dans le New England Journal of Medicine. Déjà qualifiés de « positifs » le 18 mai dans un communiqué de presse, ces résultats montrent « des réponses immunitaires rapides et fortes » induites par le vaccin mRNA-1273, selon l’entreprise.

Et aussi : L'américain Moderna Therapeutics décroche près de 450 millions d'euros pour son vaccin anti Covid-19

Inovio : des « résultats intermédiaires positifs » pour la phase 1

Le 30 juin, Inovio Pharmaceuticals a également annoncé – par voie de communiqué de presse – des « résultats intermédiaires positifs » pour l’essai clinique de phase 1 portant sur son vaccin à ADN contre le Covid-19, baptisé INO-4800. L’entreprise est la troisième à avoir lancé un essai clinique de phase 1 chez l’humain, le 6 avril dernier. Elle espère débuter une phase 2/3 aux Etats-Unis cet été.

Dans une étude parue le 20 mai dernier dans Nature Communications, l'entreprise exposait les résultats de tests pré-cliniques de la réponse immunitaire induite par son vaccin chez la souris et le cochon d’Inde.

Vaccins à ADN et ARN messager : le moment de faire ses preuves

Si elles font l’objet de travaux depuis plusieurs années, les technologies de vaccination à base d'ADN et d'ARNm - comme celles d'Inovio Pharmaceuticals et de Moderna Therapeutics - n’ont encore jamais été autorisées chez l’humain. Face au besoin de développer un vaccin en urgence contre l’infection par le virus Sars-CoV-2, le moment est opportun pour ces technologies de montrer leurs atouts par rapport aux stratégies traditionnelles. L’avantage principal des technologies à ADN et à ARNm : la réactivité. Quelques semaines suffisent pour avoir un candidat vaccin.

La technologie à ARNm intéresse d’ailleurs Sanofi Pasteur : la branche vaccin du groupe pharmaceutique a annoncé le 27 mars collaborer avec Translate Bio sur un vaccin à ARNm contre le Covid-19. Une deuxième voie pour l’entreprise, en parallèle de celle basée sur la technologie qu’elle utilise contre la grippe, dont le développement a été annoncé en 18 février.

D’autres technologies à l’étude

Parallèlement aux vaccins à ADN et ARNm, d’autres technologies sont à l’étude : virus affaibli ou inactivé, à base de protéines ou de vecteur viral. A l’heure actuelle, le groupe de réflexion Milken Institute dénombre 194 vaccins candidats en cours de développement. Dix-sept sont déjà en essai clinique chez l’humain.

Le vaccin de Cansino Biologics testé sur l’armée chinoise

Fin juin, Cansino Biologics a annoncé que son vaccin candidat contre le Covid-19 allait être testé sur des militaires chinois pendant un an, rapporte Reuters. Le 22 mai dernier, l'entreprise chinoise et l'Institut de Biotechnologies de Pékin avaient publié dans The Lancet les résultats de l'essai clinique de phase 1 chez l'humain. Basé sur un vecteur viral à base d'adénovirus de type 5, il induit la production d'anticorps - liants et neutralisants - et de lymphocytes T. Il semble toutefois moins efficace chez les personnes plus âgées ou déjà infectées par un adénovirus de type 5. Enfin, même s'ils se dissipent rapidement, les effets indésirables sont fréquents. Cansino Biologics Indique également que son essai clinique de phase 2 a été mené.

 

Et aussi :

Bruxelles lève 7,4 milliards d’euros pour des vaccins, tests et traitements

Baptisée « Réponse mondiale au coronavirus » et organisée le 4 mai par la Commission européenne, une levée de fonds en ligne a permis de lever 7,4 milliards d’euros (Md€) sous forme de promesses de dons ou de prêts. En grande majorité assurés par des Etats et par quelques institutions privées, ces fonds serviront à accélérer le développement de vaccins, traitements et tests pour lutter contre le coronavirus SARS-CoV-2.

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