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Innovation à haute fréquence

SOPHIE EUSTACHE
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Norme de rupture, à l'heure de l'Internet des objets, la 5G devra supporter des milliards de connexions à bas débit. Avec la multiplication des antennes, l'intégration d'intelligence et de logiciel, le réseau sera souple et facilement programmable. Encore au stade embryonnaire, la 5G devrait être déployée en 2020.

En plein déploiement de la 4G, opérateurs, équipementiers et fabricants de téléphones planchent déjà sur la prochaine génération. Et contrairement aux précédentes évolutions de ces standards de téléphonie, qui définissent les fréquences utilisées pour les communications et le mode de transmission des données entre appareils connectés, il ne s'agit pas ici d'une simple amélioration incrémentale. Même si elle est pour l'instant embryonnaire, et donc pas encore complètement définie, une chose est sûre : la 5G sera une norme de rupture. « De la 1G à la 4G, les évolutions ont été axées sur l'amélioration des communications, des réseaux et des normes. La prochaine génération devra relever un défi plus complexe : faire fonctionner ensemble les communications et le calcul informatique », estime Asha Keddy, responsable des normes mobile chez Intel.

Pour introduire de la souplesse dans le réseau, la 5G devra en effet basculer vers le logiciel, sachant que pas moins de 80 milliards d'objets, du thermomètre à la voiture, en passant par le pacemaker et la montre, devraient être connectés en 2020, lors de son déploiement. « Avec l'arrivée de l'Internet des objets, on aura besoin d'un Internet mobile. Plus que le haut débit, la 5G devra supporter des milliards de petites connexions à bas débit », analyse Nicolas Demassieux, directeur recherche et stratégie pour les Orange Labs.

Ainsi, la 5G s'appuiera sûrement sur des bandes de fréquence différentes, pour transporter l'information à des vitesses adaptées à chaque appareil connecté, avec l'aide de l'intelligence logicielle. « La 5G verra un passage complet vers une architecture logicielle, pour rendre le coeur de réseau programmable en temps réel. La composante logicielle rendra le réseau flexible, et apportera de l'intelligence dans le réseau et dans le terminal », continue Nicolas Demassieux.

Une couverture homogène du territoire

Pour Alcatel, l'intégration de logiciels dans les serveurs permettra de superposer différents types de réseaux, adaptés à plusieurs types d'applications. Le réseau s'adaptera en fonction de la demande de données venue d'un périphérique. « On peut s'attendre à ce que les capacités de traitement, de renseignement et de communication ne soient plus centralisées, mais diffusées à travers les réseaux et les appareils mobiles, permettant même aux petits appareils connectés d'effectuer de lourdes tâches de[…]

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