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Innorobo : les meilleures innovations en dix tweets

Juliette Raynal
Innorobo : les meilleures innovations en dix tweets

Le robot Dya One est un robot bio-inspiré doté de réseaux de neurones inspirés du système nerveux du rat qui lui permettent de se déplacer en toute autonomie, d’éviter les obstacles et de cartographier les zones les plus polluées d’un bâtiment.

© Partnering Robotics

Pendant trois jours, Lyon s'est transformée en capitale mondiale de la robotique. La ville accueillait, du 1er au 3 juillet, le salon Innorobo. Dans les allées de la Cité internationale : des robots humanoïdes, des exosquelettes, des robots bio-inspirés ou encore les fameux cobots, qui devraient jouer un rôle majeur dans l'industrie du futur. Découvrez notre reportage interactif en dix tweets. 

Start-up, laboratoires de recherche, fournisseurs... Tous se sont donnés rendez-vous à Lyon pour le salon Innorobo qui fermera ses portes ce vendredi 3 juillet. Sur place, la rédaction d'Industrie & Technologies a arpenté les allées du salon pour dénicher les robots les plus prormetteurs et les plus originaux. Notre sélection en dix tweets. 

De plus en plus d’acteurs de la robotique se tournent vers la robotique collaborative en développant des cobots. Souvent moins imposants que les robots industriels classiques, ces robots sont dotés de nouvelles technologies qui permettent de les sortir de leur « cage » pour qu’ils puissent travailler, en toute sécurité, avec les opérateurs. Parmi les nombreux cobots présents sur le salon : Baxter de la société Rethink Robotics, le premier cobot du japonais Fanuc capable de porter une charge utile de 35 kg ou les bras manipulateurs de l’allemand Kuka. Côté français, la start-up Sybot, issue de dix années de recherche menées au CEA, entend industrialiser et commercialiser un cobot éponyme.

 

 

Basée à Limoge, l’entreprise Cybedroïd a profité du salon Innorobo pour présenter pour la première fois son robot humanoïde Leena (1m35 pour 18 kg). « C’est une plateforme multi-usages », expliquent ses créateurs. Pour les particuliers, Leena sera un compagnon. Dans l’événementiel, Leena sera un animateur. Pour les laboratoires de recherche, elle sera un outil d’expérimentation. Leena est dotée d’une vision stéréoscopique, de huit capteurs de distance, de capteurs de pression au niveau des mains, d’une centrale inertielle, d’un lecteur RFID et d’une connexion Bluetooth et Wi-Fi. Pour l’heure, le robot humanoïde ne dispose que de 30 minutes d’autonomie et se recharge par un système à induction. 25 premières unités seront produites dès le mois de septembre et vendues 20 000 euros à une poignée de beta testeurs. Prochain objectif ? Profitez du salon Innorobo pour trouver de nouveaux partenaires afin d'industrialiser la production…

 

 

Un peu plus loin, la start-up Partnering Robotics et Cofely, filiale du groupe Engie, présentaient le robot Diya One. Doté d’une batterie de capteurs et d’un système de filtre, le robot permet de purifier l’air intérieur. Il peut également être utilisé pour contrôler la consommation énergétique de son environnement. Outre ces fonctionnalités, le robot Diya se distingue par sa technologie. Il s’agit, en effet, d’un robot bio-inspiré doté de réseaux de neurones inspirés du système nerveux du rat qui lui permettent de se déplacer en toute autonomie, d’éviter les obstacles et de cartographier les zones les plus polluées d’un bâtiment. Grâce à cette approche, le robot n’est équipé que d’une seule caméra et peut se passer d’équipements coûteux comme le lidar.

 

La start-up suisse Flyability, issues de recherches menées au sein de l’EPFL, a développé le robot volant Gimball. Sa spécificité ? Il résiste aux chocs lorsqu’il rencontre des obstacles grâce à une cage en fibres de carbone fabriquée par impression 3D. Extrêmement léger, (Gimball pèse moins de 450 grammes), ce drone devrait trouver de nombreuses applications dans l’inspection et la surveillance de sites industriels. La jeune pousse a déjà signé un contrat au Japon pour inspecter l’état de ponts à la suite de tremblements de terre.

 

 

Cela pourrait être une balle anti-stress. C’est en fait une pince universelle. La start-up Empire Robotics, issues de recherches menées à l’université de Cornell, s’est appuyée sur le principe du « granular jamming » pour développer son outil baptisé Versaball. Les créateurs ont ainsi utilisé une membrane souple remplie de granules. Une pompe permet d’envoyer de l’air dans la balle qui devient alors souple de manière à épouser la forme d’une grande variété d’objets. Puis les granules se compressent lorsque l’air est aspiré. Cela augmente alors la densité et donc la rigidité de l’outil afin de saisir les objets.

Sur son stand, l’entreprise nantaise Gobio, intégrateur de solutions, présentait l’exosquelette développé par l’entreprise Exhauss. Baptisé « S » pour Stronger, il permet aux opérateurs de soulever toutes sortes de charges dont le poids varie entre 1 et 25 kg. Le modèle S s’adresse en particulier aux opérateurs qui travaillent dans la logistique et la préparation de commandes, des domaines d’activités qui exigent de porter sur une courte durée et de manière répétée des charges lourdes. De son côté, Gobio développe des systèmes de débrayage et de réglage pour optimiser l’utilisation de l’exosquelette. Sur son stand, l'université Paris-Est présentait, pour sa part, un exosquelette sud-coréen dédié aux personnes à mobilité réduite. Les chercheurs développent actuellement des logiciels de commande et de contrôle pour une utilisation la plus fluide possible. 

 

A Rennes, la start-up Haapie développe des robots cognitifs et sociaux. Son premier produit, baptisé Haapie One, vise en premier lieu le grand public. Doté d’algorithmes d’intelligence artificielle, il peut, entre autres, se transformer en post-it vocal. Haapie développe également une offre B2B. « Dans un environnement professionnel, nous allons donner au système cognitif une base de connaissance du domaine d’expertise dont il est question. Les collaborateurs pourront ensuite l’interroger et bénéficier d’une aide à la recherche d’informations », expliquent les créateurs. Des compagnies d’assurance auraient déjà manifesté leur intérêt. L’équipe d’Haapie est, elle, persuadée que cette technologie peut apporter une véritable valeur ajoutée pour toutes les entreprises qui nécessitent de partager une base de connaissances commune.

 

A l’occasion d’une conférence intitulée « Working with new robots », Oussama Khatib, professeur à l’université de Stanford, a présenté le robot sous-marin Ocean One (O2). Développé en partenariat avec l’entreprise Meka Robotics et l'université Kaust, ce robot doit permettre aux biologistes d’explorer les fonds marins de la Mer Rouge. Les chercheurs ont mis au point une interface haptique pour permettre aux biologistes de piloter facilement le robot à distance tout en contrôlant de manière extrêmement précise la force exercée par le robot.

 

La start-up Reach Robotics veut faire sortir les robots des écrans des jeux vidéo. Basée à San Diego, au sein de l’accélérateur Qualcomm Robotics, la jeune pousse a développé des petits robots de quatre pattes que les utilisateurs peuvent piloter pour mener des combats grâce à une application mobile dédiée. Doté de 12 moteurs, de capteurs et de caméras infrarouges, et d’une connexion Bluetooth, le robot devrait être commercialisé 150 dollars fin 2016. Reach Robotics a remporté la compétition de start-up organisée à l’occasion du salon.

 

Des plantes qui se déplacent toutes seules pour se mettre à l’ombre ou au soleil en fonction de leurs besoins. C’est ce que propose la jeune start-up Still Human, membre de l’incubateur parisien Robot Lab. Ses créateurs ont développé Ga.ia, un pot robotisé doté de capteurs de température, d’humidité et de rayonnements UV. Destiné aux entreprises et collectivités, Ga.ia est encore à l’état de prototype. Ses créateurs souhaiteraient y ajouter des petits panneaux photovoltaïques pour qu’il soit autonome en énergie et une technologie qui permet de transformer l’humidité de l’air en eau pour les plantes.

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