Nous suivre Industrie Techno

Inlab réinvente le traitement à domicile

Ludovic Fery

Sujets relatifs :

, ,
Inlab réinvente le traitement à domicile

Design du futur pilulier intelligent et communicant d'Inlab.

© DRa

A première vue, rien de plus ordinaire qu’un pilulier… Mais à l'heure où la santé se joue de plus en plus au domicile des patients, cette simple boîte à médicaments pourrait se transformer en un maillon indispensable de la chaîne de soins, en intégrant des micro et des nanotechnologies. C’est ce qui occupe aujourd’hui la start-up Inlab.

Les plasturgistes ne veulent pas rater le train de la médecine personnalisée. Fabricant de consommables et d’emballages pour le secteur de la santé (piluliers, cuillères et verres doseurs, mouches-bébé…), la PME STI Plastics regarde avec attrait l'essor de l’électronique et de l’informatique, qui pourraient apporter de nouvelles fonctionnalités à ses produits. Pour s'ouvrir à ces compétences, elle a créé en mai 2010 la spin-off Inlab, avec à sa tête Roland Pesty, un entrepreneur formé au management de l’innovation.

Autour de son premier projet, la start-up compte des partenaires de poids : le CEA-Leti, Altran ainsi que Sanofi-Aventis. Baptisé DISDEO, pour Dispositif intelligent de suivi et d'aide à l'observance, il a pour but de concevoir un pilulier communicant pour les patients qui prennent plusieurs médicaments. Avec 13 millions de personnes concernées (malades chroniques, personnes âgées maintenues à domicile...) par cette situation en France, le marché est tout sauf une niche.

Mais plutôt qu’un système d’alerte pour le patient, qui équipe déjà certains piluliers, le DISDEO relaiera l'information de la prise de médicaments aux différents acteurs de la chaîne de soins, qu'il s'agisse du médecin ou du pharmacien. Un opercule capable de "voir" lorsqu’il est percé recouvrira le socle. Si la technologie n'est pas entièrement définie, le CEA Leti maitrise déjà un procédé de tissage de circuits intégrés qui pourrait très bien s'appliquer aux films plastiques. Un transmetteur inclus dans le socle se chargera d'envoyer les informations au personnel de santé ou aux proches du malade, via un téléphone ou une box internet.

Financé à hauteur de 4,4 millions d’euros dans le cadre d’un fond unique interministériel, le projet doit déboucher rapidement sur la commercialisation. « L’objectif est d'assembler une centaine de prototypes, et de les expérimenter en conditions réelles, tout au long de l'année 2013, dans la région Languedoc-Roussillon », détaille Roland Pesty. Si tout va bien, le pilulier pourrait ensuite rejoindre les étals des officines dès l'année 2015, au prix d'une centaine d'euros. 

Ludovic Fery

Inlab en bref :

  • Création : mai 2010
  • Les créateurs : STI Plastics
  • Implantation : Bâtiment de Haute Technologie, Minatec, Grenoble (38)
  • Effectif : 4 et 3 de plus d’ici début 2012
  • Chiffre d’affaire : objectif de 850 000 euros en 2015
  • Contact : Roland Pesty
  • Téléphone : 04 76 84 04 48
  • E-mail : roland.pesty@inlab.com
  • Site web : www.inlabth.com

 

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

Une nouvelle étude relance le débat sur l'efficacité du bamlanivimab contre le covid-19

Une nouvelle étude relance le débat sur l'efficacité du bamlanivimab contre le covid-19

Une étude parue dans Clinical Infectious Diseases le 13 avril indique que le bamlanivimab, l'anticorps monoclonal anti-Covid-19 d'Eli[…]

Covid-19 : des projets de vaccins sous forme de spray nasal pour cibler le virus dès son entrée dans le corps

Covid-19 : des projets de vaccins sous forme de spray nasal pour cibler le virus dès son entrée dans le corps

L’Agence européenne des médicaments établit que la thrombose est un effet secondaire « très rare » du vaccin AstraZeneca

L’Agence européenne des médicaments établit que la thrombose est un effet secondaire « très rare » du vaccin AstraZeneca

AstraZeneca : « L’erreur d’administration ne suffit pas, à elle seule, pour expliquer les cas de thromboses », estime Philippe Nguyen, président du GFHT

AstraZeneca : « L’erreur d’administration ne suffit pas, à elle seule, pour expliquer les cas de thromboses », estime Philippe Nguyen, président du GFHT

Plus d'articles