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Imprint Energy compte alimenter les objets connectés souples avec ses batteries flexibles au zinc

Philippe Passebon
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Imprint Energy compte alimenter les objets connectés souples avec ses batteries flexibles au zinc

La batterie flexible d'Imprint Energy

La start up américaine Imprint Energy a développé une batterie flexible, imprimable et rechargeable à base de zinc. Elles pourraient constituer une solution de premier choix pour équiper les textiles et objets connectés.

La start-up californienne Imprint Energy ambitionne de sortir dès 2015 des batteries d’un nouveau genre. En optant pour le zinc plutôt que pour le lithium, elle a réussi à fabriquer par impression des batteries flexibles et rechargeables. La plupart des batteries qui équipent aujourd’hui nos appareils connectés fonctionne au lithium. Pourtant celui-ci est toxique et très réactif, deux raisons pour lesquelles les batteries au lithium sont entourées d'un système électronique de protection encombrant.

Essaimée de l’Université de Californie à Berkeley en 2010, Imprint Energy s’appuie sur une technologie originale utilisant la chimie du zinc. Stable et non-toxique, celui-ci ne nécessite pas de gaine protectrice. En s’appuyant sur le zinc, la start-up a pu développer des cellules minces comme du papier et pliables. Une membrane polymère rend ces cellules rechargeables. Elle permet d’éviter que ne se forme la dentrite, accumulation de petit cristaux de zinc lors des cycles de recharge qui finit par empêcher la recharge de la batterie.

Stables après 1000 cycles

Les batteries de la start-up ne sont pas les premières batteries dites « flexibles ». Pour montrer la supériorité de sa technologie, Imprint Energy a construit son propre banc d’essai pour comparer toutes les technologies entre elles. Tandis que les batteries existantes cesseraient de fonctionner après moins de 1000 cycles, les batteries d’Imprint resteraient quant à elles stables. Mais le principal avantage de cette batterie demeure son coût de production : inférieur à 25 centimes. La puissance qu’elle peut délivrer reste toutefois faible et se limite encore à 30 milliampères-heures (mAh), pour une densité énergétique moindre qu'une batterie lithium-ion. Elle devrait tout de même convaincre les applications en attente de batteries plus flexibles : électronique intégrée à des vêtements, appareils médicaux et toutes sortes de capteurs. Non toxiques, les batteries pourraient même être greffées directement à l’intérieur du corps humain.

Explications plus en détails de la technologie en vidéo :

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