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Impression 3D biologique, Technobuzz ou Technoflop ?

Impression 3D biologique, Technobuzz ou Technoflop ?

oreille bionique

© dr

Pendant l'été, nous vous proposons de revenir chaque semaine sur une actualité technologique qui a fait le buzz au cours de l'année, pour en déceler les promesses, mais aussi les limites. Du steak aux cellules souches, l’impression 3D se détourne des métaux et plastiques pour imprimer des matières bien plus inattendues. L’impression 3D pourrait non seulement concevoir notre nourriture de demain, mais aussi nos organes. Encore plus de junk food ? pas d’inquiétude, on pourra toujours vous imprimer un foie.

On ne s’en passera plus.  Des chercheurs américains sont parvenus à fabriquer des oreilles artificielles à partir d’un moule imprimé en 3D dans lequel ils ont coulé un gel contenant du collagène et des cellules vivantes, qui a servi de base pour que du cartilage humain puisse s’y développer.  L’oreille conçue par l’équipe de recherche peut entendre des radiofréquences, soit des sons inaudibles à l’oreille humaine. Si l'oreille est encore à l'état de prototype, l'impression 3D a déjà fait ses preuves sur la table chirurgicale. Elle est déjà utilisée pour réaliser des implants dentaires. Une prothèse en polymère bioabsorbable, imprimée en 3D, a par ailleurs été greffée dans la trachée d’un nourrisson atteint de trachéobronchomalacie, relate le blog Big Brother. L’attelle a été placée autour des bronches, lesquelles ont été cousues à la gouttière pour les empêcher de s’effondrer. Le matériau en polymère est conçu pour se dégrader et être absorbé par l’organisme dans les trois ans. L’impression 3D s’attaque aussi à reconstruire notre ossature, à commencer par la fabrication additive d’une prothèse crânienne. Fabriquée en polyétheréthercétone (PEEK) la prothèse remplace 75 % du crâne détérioré d’un patient, explique 01net. L’impression 3D permet un ajustement parfait de la prothèse, et permet la réalisation de celle-ci en seulement deux semaines.

 

On s’en passera. En plus de nous soigner, l’impression 3D pourrait aussi nous nourrir. Les astronautes seront d’ailleurs les premiers à goûter ces innovations culinaires. La  Nasa a donné près de 125 000 dollars à Anjan Contractor pour qu’il réalise un prototype d’imprimante capable de créer des pizzas ! A la place des traditionnels ABS et PLA utilisés dans l’impression 3D, on imprime avec des poudres de nourriture, explique BFMTV. Une poudre pour la pâte à pizza, cuite pendant l’impression, une poudre de tomate que l’on mélange avec de l’eau et de l’huile, et une dernière poudre de protéines pour la garniture. L’impression 3D de nourriture n’est pas nouvelle quand elle concerne un seul ingrédient, mais réaliser un plat complexe qui permette d'agrémenter le quotidien des astronautes demande de travailler des textures variées et à des températures différentes, ce qui n’est pas si simple pour une imprimante 3D, précise le site gizmodo.fr. Le projet est open source. Ils devraient se régaler, nos astronautes !

 

Sophie Eustache, avec Philippe Passebon

 

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