Nous suivre Industrie Techno

Ils s'équipent

Industrie et  Technologies
Voici quelques exemples de sociétés qui viennent de compléter l'équipement de leurs bureaux d'études. Leurs responsables nous expliquent leurs motivations. Cette semaine : Montblanc Luxury Goods ; Antway ; l'Hydroptère.


Montblanc au sommet de la production avec NX Cam

La société Montblanc Luxury Goods, bien connue pour ses stylos, mais aussi maintenant pour ses accessoires d'écriture, ses articles de maroquinerie de luxe, ses bijoux, ses lunettes et ses montres, vient de retenir le logiciel de FAO NX Cam de Siemens PLM Software pour optimiser la production de ses produits.

Utilisant depuis plusieurs années les logiciels NX, pour le développement numérique de ses produits et Teamcenter, pour la gestion de leur cycle de vie, Montblanc étend maintenant son choix aux outils de FAO de l'éditeur.



L'objectif est d'utiliser davantage les données numériques de conception des produits dans développement des programmes pour les machines-outils à commande numérique et la simulation des machines et process de production.

« NX CAM, grâce aux liens étroits qu'il établit entre la conception et la programmation CN, nous permettra d'améliorer la mise en Å“uvre de notre démarche PLM. Nous sommes convaincus que NX CAM nous permettra de réduire nos délais de programmation et de production, tout en augmentant encore notre niveau de qualité, déjà élevé », escompte Kai Jacobs, administrateur des systèmes de CAO chez Montblanc.

Sites des entreprises citées :
http://www.montblanc.fr
http://www.siemens.com/plm


Antway gère ses gros assemblages avec Inventor

La société alsacienne Antway est spécialisée dans l'installation d'équipements thermiques et de climatisation. Outre les systèmes de chauffage et de ventilation, elle dispose d'une forte expertise dans les salles blanches industrielles et pharmaceutiques. Elle réalise ainsi des installations pour les principaux acteurs du secteur pharmaceutique : Sanofi-Aventis et sa division vaccin Sanofi-Pasteur ; l'Institut Pasteur ; Smart ; Siemens ou encore Lilly France.

Une dizaine de personnes assure la conception des futures installations au sein du bureau d'études, où Anne Hincelin dirige la cellule CAO. « Nous sommes dans une phase de croissance et de complexification de nos projets. Rester en 2D avec Autocad nous aurait fait perdre un temps considérable lors de la phase de montage sur le chantier. C'est pourquoi nous avions besoin d'une solution en 3D pour modéliser et visualiser les bâtiments concernés », explique-t-elle.




Utilisateur historique d'Autocad, le bureau d'études a toutefois testé SolidWorks avant de privilégier la solution de conception 3D Inventor Professional d'Autodesk, mieux adaptée à ses besoins. L'objectif était de pouvoir utiliser les plans Autocad DWG pour tous les clients en natif sur Inventor 2009.

Autodesk Inventor est ainsi utilisé pour l'équipement d'un bâtiment et l'installation de traitements d'air neuf. Le bâtiment est entièrement modélisé pour gérer les conflits susceptibles d'apparaître entre les différents corps de métier qui interviennent lors de la construction. « Nous avons intégré un grand nombre d'éléments dans la bibliothèque paramétrée d'Inventor via l'interface classique du logiciel, mieux adaptée à nos besoins que l'interface Excel », poursuit Anne Hincelin.

L'utilisation d'Inventor s'est révélée particulièrement utile lors de la conception de salles blanches, qui requiert une maîtrise des technologies complexes mises en Å“uvre dans ces pièces où la concentration particulaire est maîtrisée. Les paramètres tels que la température, l'humidité et la pression relative sont également maintenus à un niveau précis. L'air est aussi filtré et mis sous pression pour éviter l'entrée des poussières. La modélisation 3D est donc bien adaptée pour définir et gérer les nombreux assemblages de pièces nécessaires à la construction de ces espaces. Les fonctionnalités de rendu d'Inventor servent également désormais à l'entreprise lors d'appels d'offre lorsqu'elle insère des images 3D dans des avant-projets en 2D.Depuis le choix d'Inventor, Antway a ainsi réalisé une vingtaine de projets avec cet outil de conception 3D, dont plus de la moitié comportaient de gros assemblages de plus de 10 000 pièces.




« Aujourd'hui, nous dressons un bilan vraiment positif de l'utilisation du logiciel sur de nombreux points. Il est devenu pour nous un outil de compréhension, lorsque nous insérons des images 3D dans des plans 2D, mais aussi un outil de communication lors des présentations à nos clients », constate Anne Hincelin. « La facilité de création de la nomenclature nous est aussi très précieuse, pour connaître en un clic notre besoin au niveau des achats et de l'installation, afin de passer les commandes pour le chantier en fonction des différents lots. Cela nous a notamment permis de réduire considérablement les erreurs d'approvisionnement ».

L'entreprise gagne également un temps considérable au moment de la phase critique du montage, puisqu'elle pré-fabrique les éléments en utilisant les fonctionnalités de digital prototyping d'Inventor. La modélisation numérique des pièces et des espaces permet de réduire les prototypes physiques. Au final, les monteurs gagnent donc en productivité, et passent moins de temps sur les chantiers, tout en étant plus sûrs de leurs installations.

« Enfin, la nouvelle version 2009 d'allége la taille des ensembles, ce qui est particulièrement appréciable comme sur notre dernier projet où il y avait des assemblages de 14 000 pièces. Et sur ces assemblages il est possible de tout dessiner : poutres ; charpente ; murs ; cloisons ; dalles ; centrale de traitement d'air ; diffuseurs ; gaines ; armoires électriques, etc. », explique Anne Hincelin.

« Dans un futur proche, nous prévoyons l'acquisition d'une troisième licence d'Inventor. Nous souhaitons en particulier exploiter des fonctionnalités intéressantes que nous n'avons pas encore abordées jusqu'ici, comme la présentation d'avant-projets en 3D complète avec Inventor Studio », conclut Anne Hincelin.

Sites des entreprises citées :
http://www.antway.fr
http://www.autodesk.fr


L'Hydroptère compte sur Catia pour battre le record du monde de vitesse à la voile

Le projet de l'Hydroptère remonte à une quinzaine d'années. Il s'agit d'un trimaran monté sur des foils, véritables ailes sous-marines capables d'extraire de l'eau les coques du bateau à partir d'une certaine vitesse, entraînant une réduction considérable de la traînée hydrodynamique.

Ce projet qui a vu le jour grâce à l'appui Eric Tabarly et la collaboration avec des poids lourds de l'industrie aéronautique, a fait l'objet d'une refonte totale en octobre 2007 afin d'en faire un bateau de vitesse pure. Le bureau d'études a alors décidé d'utiliser le logiciel Catia de Dassault Systèmes.

« L'Hydroptère est un projet alliant technologie, performances et aventure humaine. Grâce à Catia, des améliorations considérables ont pu être apportées à la version à haute vitesse du trimaran, ce qui augmente nos chances de battre le record de vitesse absolue en 2009 », estime Alain Thébault, concepteur et skipper de l'Hydroptère. « Dassault Systèmes et Transcat PLM en Suisse apportent à notre équipe de conception une assistance précieuse qui, en complément des solutions développées par Dassault Systèmes, nous permet d'améliorer les performances et l'intégrité structurelle du bateau ».





Dès que les conditions météorologiques sont favorables, Alain Thébault et son équipage soumettent le trimaran à des essais, afin de surveiller son comportement. Les réglages nécessaires sont alors effectués à l'aide de Catia. De plus, les concepteurs de l'Hydroptère utilisent les solutions pour composites et les méthodologies de conception développées par Dassault Systèmes à l'attention de l'industrie de la plaisance pour perfectionner d'autres projets et procèdent actuellement à la mise en Å“uvre du module Cenit Naval Architect introduit récemment, pour effectuer des calculs de haute précision (poids, études hydrostatiques et stabilité).

Il faudra toutefois attendre encore un petit peu pour battre le record de vitesse absolue de 49,09 nÅ“uds (91 km/h) sur 500 mètres, car lors d'essais menés au large de Port-Saint-Louis-du-Rhône le 21 décembre, le navire a chaviré alors qu'il filait à plus de 61 nÅ“uds dans un vent établi à près de 40 nÅ“uds.

Sites des entreprises citées :
http://www.hydroptere.com
http://www.3ds.com/fr/

Jean-François Prevéraud

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

« Implant Files » : pourquoi les implants médicaux sont dans la tourmente

« Implant Files » : pourquoi les implants médicaux sont dans la tourmente

C'est un nouveau scandale sanitaire. Après l'affaire des implants mammaires « PIP », une enquête du[…]

IRT Saint-Exupéry : les nouvelles plateformes technologiques opérationnelles

IRT Saint-Exupéry : les nouvelles plateformes technologiques opérationnelles

Drone à hydrogène : le rêve de deux start-up françaises

Drone à hydrogène : le rêve de deux start-up françaises

[Photo Tech] L’impression 3D mobile de bâtiments

[Photo Tech] L’impression 3D mobile de bâtiments

Plus d'articles