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Ils s'équipent

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Voici quelques exemples de sociétés qui viennent de compléter l'équipement de leurs bureaux d'études. Leurs responsables nous expliquent leurs motivations. Cette semaine : Lowrance ; Lycée Godefroy de Bouillon ; Emak.


Lowrance divise par deux ses temps de développement avec PTC

Lowrance, un spécialiste des instruments de cartographie haut de gamme de type Sonar et GPS dédiés à la pêche de loisir, appartenant au groupe américain Navico, a divisé par deux les délais de conception de ses produits d'électronique marine, grâce au système de développement de produits (PDS, Product Development System) de PTC.



Afin de faire face à la demande du marché qui veut des appareils de détection toujours plus performants, Lowrance a mis ses ingénieurs au défi de créer une gamme d'appareils d'électronique marine associant un sonar à des fonctionnalités GPS et de cartographie. Ces nouveaux systèmes sont dotés d'écrans couleur 600 x 800 pixels et de disques durs internes atteignant 30 Go. Parallèlement à ce projet concernant ses produits, Lowrance a aussi étudié les possibilités de rationaliser ses processus de développement, afin de permettre le travail simultané sur plusieurs projets, dans le but de réduire les délais de commercialisation des nouveaux produits.

Pour cela, Lowrance a sollicité l'aide de PTC afin d'exploiter toute l'étendue des possibilités et la souplesse de son système de développement de produits, en vue d'atteindre ses objectifs. Les fonctionnalités complètes et intégrés de conception et de simulation de Pro/Engineer ont permis aux ingénieurs de Lowrance de développer simultanément tous les éléments d'électronique marine sous forme de modèles d'assemblage, faisant référence à un grand nombre de modèles de composants identiques paramétrés. Cette approche a accru leur capacité à optimiser la modularité et la réutilisation des composants au sein des trois nouveaux produits. Dans la mesure où les conceptions étaient liées, une seule modification des composants communs était nécessaire pour mettre à jour leurs références dans tous les produits concernés. Un autre avantage de l'utilisation d'un système unique pour la conception de ces produits est la possibilité d'analyser l'électronique tout le long du développement, afin de vérifier qu'elle satisfait bien aux exigences de performances très strictes. Ceci limite le recours aux coûteux et laborieux tests effectués à l'aide de prototypes dans les phases ultimes du processus.

« La planification en vue de la réutilisation des composants nous a donné la possibilité de concevoir et de tester simultanément l'ensemble des trois nouveaux produits », explique Steve Swisher, ingénieur chez Lowrance. « Avec notre ancien système, il nous aurait fallu un an pour concevoir, tester et commercialiser ces produits, alors que six mois ont suffi avec le système de développement de produits de PTC. Nous avons également pu réduire nos coûts traditionnellement associés au développement de plusieurs prototypes physiques et aux divers cycles de contrôle qualité. Nous comptons bien pérenniser notre coopération avec PTC en développant davantage de produits novateurs pour notre secteur ».

Le système de développement de produits de PTC a également aidé Lowrance à développer la collaboration entre ses concepteurs et ses ingénieurs mécaniciens. Avec l'ancien système, les informations de conception étaient transmises au bureau d'industrialisation à un moment défini du processus. Ceci impliquait un lourd processus manuel de vérification, de retour et de correction quand des modifications de conception s'avéraient nécessaires, parfois après la fabrication d'un prototype physique. Grâce au système de développement de produits de PTC, les deux entités peuvent travailler sur le même modèle, ce qui permet aux ingénieurs mécaniciens de faire part très rapidement de leurs commentaires aux concepteurs, qui ont pour objectif de créer un prototype physique correct du premier coup.

Sites des entreprises citées :
http://www.lowrance.com
http://www.ptc.com


Inventor inculque la 3D aux élèves du lycée Godefroy de Bouillon

Le lycée Godefroy de Bouillon de Clermont-Ferrand, qui compte environ 1 700 élèves accueille un lycée d'enseignement général, un secteur technologique industriel, un secteur technologique tertiaire, un lycée professionnel industriel et tertiaire, des sections d'enseignement supérieur et un secteur de formation continue. Il dispense ainsi un enseignement supérieur et possède un savoir-faire en matière de cours de conception assistée par ordinateur.

«  Nous formons sur Inventor et d'autres outils de CAO des étudiants en licence professionnelle "Ingénierie Industrielle" et des étudiants en BTS "Conception de produits industriels". Il est évident que ces élèves bénéficient aussi de notre savoir-faire en matière de formation continue », explique Gilles Glémarec, responsable de l'enseignement supérieur en mécanique au sein du lycée, ainsi que de la formation continue.



Ces deux diplômes ont pour objectif de former des techniciens capables de participer activement à l'élaboration de projets, de la conception à la réalisation, en mettant en jeu les outils techniques associés à ces disciplines. La dimension de conception assistée par ordinateur y tient donc une place primordiale.
« Nous essayons vraiment d'inculquer la culture 3D à nos élèves. Les jeunes qui se servent d'Inventor pour comprendre et maîtriser le prototypage numérique, le calcul ou le pré-dimensionnement de pièces modélisées sont enthousiastes. C'est notamment le rapport entre la simplicité d'utilisation d'Inventor et ses performances qui retient le plus leur attention. Même s'ils se servent d'autres outils pour la modélisation, au final, la validation se fait sur Inventor », constate Gilles Glémarec.

Le lycée Godefroy de Bouillon dispose également d'une forte valeur ajoutée pour sa section de formation continue en accueillant depuis 23 ans en son sein un centre de formation agréé Autodesk (ATC). Le programme ATC (Autodesk Authorized Training Center) est un réseau mondial de sociétés agréées par Autodesk qui proposent des formations assurées par des professionnels pour des professionnels de la conception utilisant les solutions Autodesk. Il existe plus de 1 500 centres ATC dans le monde dont 19 pour la France, qui répondent aux besoins spécifiques et locaux de chaque métier.

« Pour l'industrie, la plate-forme Autocad reste une référence et représente une part importante de notre activité de formation continue. Toutefois, nous sommes plus spécialisés sur l'aspect mécanique qui peut nécessiter certaines connaissances plus approfondies d'Inventor ou d'Autocad Mechanical. Les industriels locaux font donc appel à nos services pour se familiariser ou se perfectionner aux fonctionnalités poussées de conception mécanique de ce logiciel », explique Nikola Bosanac, un des formateurs du service formation continue.

« Nous connaissons très bien les logiciels Autodesk, puisque nous avons été parmi les premiers en France à avoir été agréé comme centre de formation Autodesk. Cela tient aussi à l'approche de la formation continue qui caractérise le lycée Godefroy de Bouillon : nous nous considérons avant tout comme un centre de compétences autour du produit. Notre mission est d'apprendre à nos élèves, et cela vaut également pour nos étudiants en BTS et licence professionnelle, à travailler autour de méthodologies et pas seulement avec les fonctionnalités des logiciels. C'est une des raisons pour lesquelles nous avons développé une multitude de supports de cours basés sur des approches méthodologiques », conclut Gilles Glémarec. 

Sites des entreprises citées :
http://www.lycee-godefroy.com
http://www.autodesk.fr


Emak utilise Maple pour optimiser ses moteurs monocylindre

Emak est une société italienne qui conçoit, produit et commercialise des machines portables, en particulier pour les travaux de jardinage (tronçonneuses, débroussailleuses, tondeuses, taille-haies, motopompes, etc.). Ces outils de jardin sont équipés d'un moteur monocylindre, généralement à deux temps. Avec l'apparition des nouvelles normes antipollution (EPA pour le marché américain et EURO pour le marché européen), tous les constructeurs ont dû s'adapter (comme dans le secteur de l'automobile), en revoyant complètement les moteurs et les technologies employées jusqu'à ce jour. L'entreprise a dû plus particulièrement investir dans la recherche pour développer des moteurs ?propres?, à faible taux d'émissions polluantes.



Emak a choisi Maple comme outil de simulation pour ses moteurs, afin de les optimiser et les rendre toujours plus efficaces et d'améliorer la phase de conception. En fait, dans une première étape, Maple a été utilisé pour développer un code ?mono dimensionnel? pour prévoir les performances et les émissions des moteurs.

« Avec Maple nos ingénieurs ont été capables de réduire considérablement le temps consacré aux essais et à la mise au point », constate Marco Ferrari, responsable technique chez Emak. « En outre, l'interface graphique de Maple facilite la lecture des données, en particulier avec des diagrammes 3D qui permettent de mieux comprendre et interpréter les phénomènes qui se produisent à l'intérieur d'un moteur ».

On introduit dans le code tous les paramètres géométriques du moteur résultant d'un premier calcul. Le logiciel permet ensuite d'obtenir diverses données telles que pression, débit, température pour chaque conduit. Il devient alors possible de retrouver le cycle adapté pour chaque régime moteur et d'obtenir des courbes de puissance, de consommation, de rendement qui sont ensuite comparées aux données obtenues sur le banc d'essai. Outre les aspects thermodynamiques, le logiciel renseigne aussi sur les charges qui sont générées sur différents organes tels que le piston, la bielle, l'arbre moteur etc., nécessaires pour pouvoir ensuite vérifier la structure des composants au moyen d'analyses par la méthode des éléments finis. En comparant les paramètres géométriques avec les données expérimentales, les phénomènes physiques intervenant dans le moteur peuvent être décrit mathématiquement.



En outre, grâce à des essais spécifiques effectués au sein du département Recherche et Développement, Maple a permis de mettre au point des modèles mathématiques empiriques pour décrire certains phénomènes typiques des moteurs deux temps.

Aujourd'hui, Emak a atteint une précision de calcul suffisamment bonne, avec un taux d'erreur moyen de 7 % qui est plus que satisfaisant. De nouveaux modèles mathématiques sous la forme de systèmes d'équations différentielles sont en cours d'étude pour mieux simuler les effets d'onde et améliorer ainsi la qualité des courbes obtenues par le calcul.

Sites des entreprises citées :
http://www.emak.fr
http://www.maplesoft.com

Jean-François Prevéraud


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