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Voici quelques exemples de sociétés qui viennent de compléter l'équipement de leurs bureaux d'études. Leurs responsables nous expliquent leurs motivations. Cette semaine : Thales ; Koenig & Bauer ; PSA Peugeot Citroën.


Thales réduit le coût de ses tests avec la simulation électromagnétique

L'unité technique des systèmes d'affichage CDS (Control & Display Systems) de Thales utilise la simulation électromagnétique pour réduire le coût de ses tests sur chaque nouvel équipement de cockpit. La compatibilité électromagnétique (CEM) est l'enjeu majeur de la conception des équipements de cockpit en raison de leur face transparente qui les rend difficiles à protéger.

« Nous utilisons FLO/EMC/MicroStripes, la solution de simulation 3D électromagnétique de Flomerics, pour identifier et corriger des problèmes CEM avant la réalisation d'un prototype, c'est-à-dire évaluer les radiations émises et la sensibilité de nos produits dès les premières étapes de la conception, afin d'en améliorer la protection », explique Julien Blanc, spécialiste CEM chez Thales CDS. « Cela nous permet d'éviter les modifications tardives de conception et de prototypes, et des tests supplémentaires, et de ce fait de réaliser des économies ».



Cockpit Thales et sa simulation réalisée avec les outils de Flomerics


Les problèmes CEM sont primordiaux dans la conception de ces systèmes. Par exemple, les ingénieurs doivent s'assurer que les émissions des écrans n'interfèrent pas avec les communications radio ou les systèmes radar de détection de collision. Dans le passé, ces problèmes étaient résolus par la réalisation de prototypes dont on testait la compatibilité CEM. Ces modifications s'avéraient souvent coûteuses. En effet, le prototype devait être modifié ou totalement reconstruit et le processus de test devait être répété, entraînant des retards sur la date de lancement du produit.

Pour améliorer le processus de conception, Thales a évalué différentes méthodes de simulation électromagnétique. « Nous avons testé les principales méthodes de calcul et les logiciels les plus connus », constate Julien Blanc, « nous avons finalement choisi FLO/EMC/MicroStripes parce que ses prédictions ont successivement correspondu à nos résultats de tests, ainsi que pour sa facilité d'utilisation ». Par exemple, dans une récente expérimentation, FLO/EMC/MicroStripes a prévu qu'un rayonnement à 160 MHz serait de 33dBmV/m dans un champ éloigné et de 95dBmV dans un champ proche. Les mesures réalisées une fois le produit terminé, ont été de 35dBmV/m dans un champ éloigné et de 92dBmV dans un champ proche.

FLO/EMC/MicroStripes utilise la méthode Matrice de Ligne de Transmission (TLM) pour résoudre les équations de Maxwell, qui permet en un seul calcul d'avoir toutes les fréquences intéressantes et de donner une réponse rapide et complète du système dans un même cycle de simulation.

Dans une application récente, les fréquences de résonance calculées pour un instrument de cockpit ont parfaitement correspondues aux résultats de test pour la même polarisation. Cette exploration a conduit à placer du ruban conducteur sur les fentes verticales d'un des cotés de l'appareil. Une nouvelle simulation a permis de vérifier que le problème était résolu. Ainsi le tout premier prototype réalisé a pu respecter le cahier des charges CEM.

« Nous avons déjà utilisé FLO/EMC/MicroStripes pour la simulation de sept nouveaux produits et dans chaque cas, nous avons identifié et résolu les problèmes CEM dès la phase de qualification. Identifier les problèmes dès les premières phases du projet est beaucoup moins coûteux parce que cela évite de réaliser et tester des prototypes supplémentaires pour évaluer des corrections potentielles », conclu Julien Blanc.

Sites des entreprises citées :
http://www.thalesgroup.com/aerospace/home/
http://www.flomerics.fr


Koenig & Bauer généralise TopSolid'Cam

Le groupe allemand Koenig & Bauer (KBA) est un des leaders mondiaux de la construction des machines d'imprimerie. Mi-2006, il a, après un processus de sélection très exigeant, opté pour le logiciel CFAO TopSolid'Cam de l'éditeur français Missler Software. 56 licences TopSolid'Cam vont être implémentées sur trois sites allemands (Würzburg, Frankenthal, Radebeul) et un site autrichien (Mödling) du groupe dans les 3 ans à venir. Outre les licences, Missler Software et ses revendeurs fourniront également un programme de formation, la maintenance, du conseil et environ 100 post-processeurs pour piloter le parc de machines-outils de KBA.



Afin de répondre de manière optimale aux exigences de KBA, Missler Software s'appuie sur la longue expérience et les compétences des trois revendeurs NCDATA (Suisse), Moldtech GmbH (Allemagne) et Comdata (Autriche), qui s'occupent localement des différents sites de KBA. Ce suivi qualitatif et local des sites KBA a, entre autre, renforcé la décision de KBA d'opter pour TopSolid'Cam.

Andreas Göttker, responsable Usinage/Fonderie et décideur de l'implémentation de TopSolid'Cam chez KBA explique : « Les applications multifonctions de TopSolid'Cam sont très importantes pour nous. Les fonctions fraisage et tournage intégrées en 2 à 5 axes, l'utilisation intuitive du système et des fonctionnalités de simulation avancée ont convaincus nos utilisateurs. Un autre point, plus commercial, est la grande flexibilité de la société Missler Software et un contrat commercial dans lequel elle s'engage à des prestations définies et partage les risques occasionnés. Autre point positif : l'investissement nécessaire pour la formation et la gestion du projet est nettement inférieur par rapport à ce qui était proposé par d'autres éditeurs de logiciels ».

Du côté de Missler Software, on met aussi en avant les très bonnes connaissances de programmation de machines outil multifonctions, qui sont utilisées sur les 4 sites, ainsi que la réalisation de certaines adaptations et ajouts spécifiques, qui ont été demandés par KBA pour l'intégration du système, au niveau du transfert efficace des données 3D-CAO.

Sites des entreprises citées :
http://www.kba-print.de/en/
http://www.topsolid.fr/


PSA Peugeot Citroën standardise LMS Virtual.Lab

Le groupe PSA Peugeot Citroën vient de sélectionner la plate-forme Virtual.Lab de l'éditeur belge LMS comme environnement intégré de simulation préférentiel pour la caisse, le châssis et le moteur lors du développement de ses véhicules. Le contrat porte sur le déploiement, sur plusieurs années, de plus de 500 utilisateurs dans des domaines tels le comportement routier, l'intégrité structurelle, la dynamique des structures ou le bruit et les vibrations.

Afin de pouvoir développer un nombre croissant de projets d'une qualité toujours accrue dans un minimum de temps, PSA Peugeot Citroën mise sur les qualités de la plate-forme intégrée Virtual.Lab dans chacun des domaines critiques du développement. Celle-ci a déjà fait ses preuves lors de déploiements partiels dans la simulation du bruit et des vibrations, de la prédiction de la résistance à la fatigue et du comportement dynamique de véhicules. Les utilisateurs ont notamment apprécié l'ouverture de cette plate-forme permettant une liaison facile avec des solveurs d'analyse structurelle tels Nastran ou Abaqus, ainsi qu'avec les outils d'analyse de crash.



Suite a cet accord, PSA Peugeot Citroën déploiera LMS Virtual.Lab comme l'une des composantes importantes de son programme stratégique visant à intégrer toutes les tâches de simulation dans le cÅ“ur du processus de développement de tous nouveaux véhicules. « L'intégration aboutie de LMS Virtual.Lab avec la plate-forme PLM de Dassault Systèmes et ses outils de simulation Simulia sera un facteur facilitant l'intégration de la simulation dans notre processus de développement produit », estime Jean-Luc Perrard, Vice-President Product/Process Information Technology de PSA Peugeot Citroën. « Cette intégration permettra d'accroître l'efficacité de la création de modèles de sous-ensembles ou de véhicules complets et facilitera la collaboration entre les équipes de design et de développement ».

Pour Jean-Luc Perrard, cette plate-forme intégrée permettra aussi de créer une passerelle entre les différents domaines technologiques entrant dans le développement d'un véhicule, en facilitant le partage d'un modèle complet entre les différentes disciplines. Elle améliorera et accélérera l'évaluation par les équipes de développements de modifications sur des critères clés pour les clients finaux, tels le confort, le bruit, les vibrations ou la résistance aux crashs.

« Notre partenariat avec LMS, impliquant l'évolution de la plate-forme Virtual.Lab au rythme de nos besoins, nous permettra d'accroître l'intégration et l'impact de la simulation dans notre processus de développement produit. Nous pourrons ainsi mieux répondre aux défis que représente la réduction constante des délais de développement de produits toujours plus innovants avec une qualité croissante », estime quant à lui Nicolas Morel, Vice-President Engineering de PSA Peugeot Citroën. 

Sites des entreprises citées :
http://www.psa.fr 
http://www.lmsintl.com 

Jean-François Prevéraud





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