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Ils s'équipent

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Voici quelques exemples de sociétés qui viennent de compléter l'équipement de leurs bureaux d'études. Leurs responsables nous expliquent leurs motivations. Cette semaine : Marrel ; Fondex ; Dialog Imaging Systems.


Marrel passe au 3D avec Inventor

Marrel, leader français des équipements pour véhicules industriels, utilise Autodesk Inventor pour concevoir ses produits et les extensions pour les appareils de ses clients. Marrel a déployé 20 licences logicielles : 10 Autodesk Mechanical et 10 Autodesk Inventor.

Jusqu'en 2002, Marrel utilisait un outil de dessin 2D associé à un gestionnaire de données techniques développé en interne. Avec l'arrivée en fin de vie de son outil de dessin, la société devait trouver une solution de remplacement. L'outil retenu devait aller plus loin que les possibilités offertes par la 2D, en permettant de simuler précisément le comportement des produits, afin de limiter les erreurs de conception et de donner une représentation la plus réaliste possible aux clients lors des phases de validation. Suite aux conseils du revendeur Ares, Marrel a fait le choix des solutions Autodesk.

« Au départ, nous avons connu la nécessaire adaptation au passage à la 3D », se souvient Noël Chabanas, le responsable du bureau d'études de Marrel. « Depuis, tant au niveau des délais de conception, de la précision des études et de l'efficacité de la mise en plan, nous obtenons des gains importants. Les impacts du passage à la 3D sont multiples et on les retrouve sur toute la chaîne de conception ». Les ingénieurs partagent l'avis de Noël Chabanas. Ils sont heureux d'avoir abandonné le logiciel sur lequel ils travaillaient auparavant pour passer les uns sur Autocad Mechanical en 2D, les autres sur Autodesk Inventor en 3D.


« Toute la complexité de notre métier repose sur la diversité des véhicules que nous devons équiper », explique Carole Biton, l'une des ingénieurs d'études de Marrel. « En fait, les véhicules que nous équipons servent à presque tous les secteurs d'activités : agriculture, BTP, déchets, militaires, pompiers, industrie, transports... Nous devons pouvoir proposer des équipements permettant de répondre aux diverses exigences de nos clients : certains doivent charger des berces avec un angle minimum, d'autres travailler sous plafond bas. Nous sommes également conduits à proposer des appareils de longueur et de capacité variables. Le travail de préconisation est donc très important pour définir la meilleure adéquation véhicule/équipement. Il se fait avec Autocad Mechanical. Associé à des outils spécifiques, il permet le calcul de répartition des charges sur les essieux du châssis, et définit les caractéristiques techniques de la solution proposée au client. Marrel conseille aussi bien des clients qui disposent déjà d'un véhicule à équiper que ceux qui cherchent un camion et un équipement ad hoc ».

Au quotidien, l'implantation de ces équipements sur des camions du commerce nécessite le travail de 8 ingénieurs. Marrel propose en effet une large gamme de bennes, d'appareils à bras de levage, de multi-bennes, de grues ou d'Amplirolls (brevet Marrel).

Pour ce qui concerne le développement de nouveaux produits, 8 ingénieurs sont aussi mobilisés. « Nous définissons les appareils qui vont entrer au catalogue. Inventor est parfait dans ce contexte. Les dessinateurs et ingénieurs du bureau d'études ont passé plus de 30 ans en 2D et se régalent aujourd'hui en 3D. Les avantages d'Inventor sont nombreux : il permet notamment d'appréhender tous les problèmes de cinématique, de glissements, de pivotement. Des choses que nous ne pouvions pas faire en 2D », explique Carole Biton.

Marrel dispose en effet à son catalogue d'équipements comme les bi-bennes ou tri-bennes qui basculent sur le côté du camion et se comportent également comme des bennes classiques. « Avec Inventor, nous savons animer des ensembles complets, anticiper des problèmes de montage, faire des simulations, détecter des interférences... il nous assiste sur le calcul de poids, les constructions soudées, l'usinage, l'animation des composants les uns par rapport aux autres, et les problématiques de résistance des matériaux. C'est une petite révolution »,  constate Carole Biton.  « Inventor nous facilite le dialogue avec la fabrication également. Il est plus facile de se mettre au diapason sur de nouvelles réalisations ».

Noël Chabanas tire quant à lui les enseignements globaux de ce passage rapide aux outils de CAO 2D et 3D d'Autodesk. « Une fois les concepteurs entraînés à l'utilisation en production, il est clair que nous allons bien plus loin dans nos conceptions, dans des temps record. Et finalement l'utilisation de ces outils dépasse aujourd'hui largement le cadre du bureau d'études : nos images et nos animations sont utilisées par les commerciaux et servent pour la communication interne auprès de nos vendeurs ou en après-vente pour l'export ».

Sites des entreprises citées :
http://www.marrel.fr
http://www.autodesk.com


Fondex opérationnel en 3D avec Visi-Series

Forte de ses 50 ans de maîtrise du processus complet de fabrication d'un produit, Fondex, entreprise savoyarde située à Cluses (74), propose à ses clients, une prise en charge globale de leurs projets et dispose de tous les moyens nécessaires à la réalisation des opérations de découpage, emboutissage, mécanique, production, assemblage ... mais aussi à l'étude des outillages nécessaires, pour lesquelles elle a choisi Visi-Series de Vero International Software.

Avec pour motivation première de satisfaire ses clients et d'anticiper la vague de fond que représente le passage au 3D dans nombre de leurs bureaux d'études, dès l'an 2000, Fondex a mobilisé ses forces pour trouver un outil qui facilite leurs échanges, tout en lui permettant de valoriser son savoir-faire dans les domaines très pointus que sont les techniques de découpe ou d'emboutissage.


Jean-Yves Betend, responsable technique explique ainsi la démarche de l'entreprise : « nos clients, équipementiers automobiles, spécialistes de la connectique ou fabricants de biens d'équipements, nous font confiance de part notre capacité à analyser une pièce pour définir l'outil le plus adapté à sa réalisation. Travailler à partir des fichiers 3D qu'ils nous fournissent, nous permet de répondre de façon encore plus précise à la question de faisabilité qui se pose. La lisibilité étant plus claire, notre compréhension de la pièce est vraiment complète et facilite la détection d'éventuels points bloquants dont nous pouvons immédiatement parler avec notre client ».

Cela à aussi permis d'améliorer la réactivité de l'entreprise. « Nous gagnons plus de 60% du temps d'étude en évitant de redessiner. En plus, nous pouvons automatiquement extraire le poids net de la pièce et déterminer le poids brut de la matière engagée, faire des dépliés, créer le flan et à partir de là, déterminer largeur de bande et pas entre les postes de l'outillage ».

Les trois personnes du bureau d'études outillage ont choisi Visi-Progress après une longue période de tests et de démonstrations basés sur des exemples concrets qu'ils ont soumis à 3 compétiteurs. Spécialistes dans leur domaine, ils ont avant tout recherché un logiciel métier qui conjugue automatisme et flexibilité, tout en leur laissant une totale liberté pour choisir la gamme d'élaboration de la pièce. « Ce savoir-faire est notre richesse. Nous savons apprécier le temps gagné grâce à la mise en plan automatique, mais nous voulons aussi impérativement garder un contrôle total de la méthode à utiliser, comme par exemple déterminer le nombre de postes pour fabriquer la pièce », précise Jean-Yves Betend.

La société qui souhaitait n'utiliser qu'un seul et unique logiciel, a par ailleurs été particulièrement sensible à l'intégration complète du module métier au modeleur proposé, tout comme elle a vite compris l'avantage de s'appuyer sur le modèle 3D pour construire l'outillage et modéliser le schéma de bande.

Au final, c'est la capacité du logiciel à gérer facilement leurs opérations quotidiennes qui a définitivement fait pencher la balance du côté de Visi-Progress. « Nous avons pu constater que pour les développés de pièces pliées, les emboutis ou l'évaluation des flans, qui sont pour nous des problèmes basiques, nous trouvions du répondant chez Vero, tant en terme de produits que d'équipe. Choisir un logiciel abouti est rassurant, mais bénéficier d'un support technique de qualité est encore plus important, surtout dans une période de prise en main, où en changeant de logiciel, on perd ses repères ».

Sites des entreprises citées :
http://www.fondex-sa.com
http://www.vero-software.fr


Dialog Imaging Systems optimise sa gestion de données avec Synchronicity

Constituée en juin 2006, la société Dialog Imaging Systems (DIS) est issue de l'ancienne division Imagerie Numérique de Dialog Semiconductor. DIS produit des composants d'imagerie pour photophones, avec une consommation extrêmement basse. Pour doter ses modules d'un niveau de qualité comparable à celui d'appareils photos numériques dédiés, DIS utilise des capteurs à semi-conducteurs, des micro-moteurs et des systèmes optiques spéciaux développés dans le cadre de collaborations étroites avec des fabricants d'optiques de renom. DIS emploie 40 personnes près de Stuttgart et à Clinton (USA).

Dialog Imaging Systems (DIS) vient d'annoncer qu'elle utilisera, tout comme DIS Semiconductor, la société mère de DIS, la plate-forme Enovia MatrixOne Synchronicity Developer Suite pour rationaliser son processus de développement, améliorer le partage des données et accroître sa compétitivité en lançant ses produits plus rapidement sur le marché.

« Pour une entreprise comme DIS, les données de conception sont les joyaux de la couronne et doivent à ce titre, être gérées avec le plus grand soin. C'est pourquoi nous avons souhaité nous doter d'un système fiable et sûr pour gérer nos données de développement », explique Roland Pudelko, CEO de Dialog Imaging Systems. « L'offre Synchronicity nous permet d'optimiser nos processus de développement à tous les niveaux de l'entreprise et d'être davantage compétitifs face aux grands fabricants de semi-conducteurs en réduisant les cycles de développement de produits et les délais de mise sur le marché ».

Pour optimiser ses processus de conception complexes, DIS a souhaité se doter d'un système lui permettant d'administrer les données de développement d'un bout à l'autre de l'entreprise. La plate-forme Synchronicity Developer Suite de MatrixOne se compose d'une part de MatrixOne ProjectSync, un outil de gestion de projets conçu pour accroître la prédictibilité de conception, grâce au suivi et à la communication des problèmes liés aux projets entre différents sites ; et, d'autre part, de MatrixOne DesignSync, une solution conçue pour mettre les données de conception à la disposition de tous les membres d'une équipe chargée d'un projet, indépendamment de leur localisation, de façon sûre, efficace et administrée.

Sites des entreprises citées :
http://www.diasemi.com
http://www.matrixone.com
http://www.3ds.com/fr/

Jean-François Prevéraud

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