Nous suivre Industrie Techno

abonné

Exclusif

Il crée le premier robot open source imprimable

Sujets relatifs :

, ,
Il crée le premier robot open source imprimable

Le « model maker » Gaël Langevin a entrepris de construire le premier robot humanoïde imprimé en 3D à partir de logiciels open source. Il est devenu le chef de file d’une communauté de passionnés à travers le monde.

Pouvoir tout faire avec presque rien. C’est le mantra de Gaël Langevin. Sous la verrière de son atelier niché dans le 11e arrondissement de Paris, le quinquagénaire donne un dernier tour de vis à l’une des mains en plastique posée sur l’établi. Celle d’InMoov, le premier robot open source imprimé en 3D, que son inventeur n’a de cesse d’améliorer. « L’envie de bricoler m’est apparue très tôt, à six ans. Dès que j’ai eu une boîte à outils », se souvient-il. Horloge à clous, flipper mange-disques, voitures à ressorts… Enfant, il inventa même un sous-marin afin d’explorer l’étang voisin. à l’adolescence, il écume les rues et les décharges publiques pour dénicher des pièces qu’il ne peut se payer. Et s’amuse à réparer de vieux PC. Adulte, il se tourne vers la sculpture et en fait son métier. Bien des années plus tard, quand l’occasion se présente de tester le potentiel des imprimantes 3D, qui se sont démocratisées, le touche-à-tout n’hésite pas longtemps.

C’était il y a six ans. Factices, sa société qui produit des sculptures d’objets publicitaires, reçoit une commande particulière : réaliser un prototype de main futuriste pour la campagne d’un constructeur de voitures pour handicapés. Bien que le projet soit finalement annulé, Gaël Langevin fabrique l’objet avec l’imprimante 3D – « un gros modèle anglais » – qu’il vient tout juste de recevoir. Modélisé, imprimé en plastique ABS, puis assemblé, celui-ci prend forme à coups d’essais-erreurs. Une main d’albâtre aux doigts effilés et étrangement arqués, qui ressemble à s’y méprendre à celles de son créateur.

Une fois ce travail achevé, comment l’exploiter ? Adepte du concept open source, Gaël Langevin s’empresse de diffuser gratuitement plans et fichiers numérisés sur la plate-forme internet Thingiverse, bastion de la communauté Maker, une large tribu de geeks et de néophytes passionnés d’informatique. « Le succès a été fulgurant. J’ai reçu un flot d’e-mails pour savoir si on pouvait l’utiliser, si cette main était motorisée… » Ce n’est pas encore le cas. Mais pourquoi pas ? L’autodidacte furète sur la toile et glane, par-ci, par-là, micro-contrôleurs, cartes Arduino et petits servomoteurs. Au fil des semaines, la main prend vie, les doigts se délient. Des makers du monde entier participent à l’aventure. Aux États-Unis, le développeur Greg Perry perfectionne la programmation. Au Brésil, l’ingénieur Gustavo Brancante y ajoute des capteurs myo-électriques. En France, le LabFab de Rennes y voit[…]

Pour lire la totalité de cet article, ABONNEZ-VOUS

Déjà abonné ?

Mot de passe perdu

Pas encore abonné ?

vous lisez un article d'Industries & Technologies N°1007

Découvrir les articles de ce numéro Consultez les archives 2018 d'Industries & Technologies

Nous vous recommandons

Nvidia ouvre un laboratoire de recherche en robotique

Lu sur le web

Nvidia ouvre un laboratoire de recherche en robotique

Nvidia vient d'ouvrir un laboratoire de robotique en Californie pour développer les capacités cognitives des robots collaboratifs.[…]

Des chercheurs américains font avancer les procédés d’impression par photopolymérisation

Des chercheurs américains font avancer les procédés d’impression par photopolymérisation

Avion supersonique, apnée du sommeil, CES 2019… les innovations qui (re)donnent le sourire

Avion supersonique, apnée du sommeil, CES 2019… les innovations qui (re)donnent le sourire

Le Naviator, un drone mi-oiseau mi-poisson

Le Naviator, un drone mi-oiseau mi-poisson

Plus d'articles