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iGem 2015 : l'équipe Paris Bettencourt veut lutter contre la malnutrition en Inde

iGem 2015 : l'équipe Paris Bettencourt veut lutter contre la malnutrition en Inde

Les idli sont des gâteaux salés typiques du sud de l'Inde. Ils sont élaborés à partir de lentilles noires et de riz.

© DR

Tout au long de l'été, la rédaction d'Industrie & Technologies vous propose de découvrir les projets des huit équipes françaises qui participent à la compétition de biologie de synthèse iGem 2015, dont la grande finale se déroulera en septembre à Boston. Découvrez aujourd'hui le projet de l'équipe Paris Bettencourt.

Le CRI remet le couvert ! Depuis 2007, le centre de recherches interdisciplinaires participe à la compétition iGem. Lancé par le MIT en 2004, ce concours dédié aux étudiants vise à promouvoir la biologie de synthèse, qui consiste à concevoir des organismes vivants avec des caractéristiques inédites. Pour l’édition 2015, les étudiants du CRI, regroupés au sein de l’équipe Paris Bettencourt, ont orienté leur projet sur la malnutrition en Inde. « Même les populations ayant accès au riz souffrent de malnutrition car elles n’y trouvent pas tous les nutriments et vitamines nécessaires à une bonne alimentation », souligne Barthélémy Caron, membre de l’équipe 2015.

Partant de ce constat, les étudiants ont décidé de modifier génétiquement les bactéries et les levures que l’on retrouve dans le riz fermenté, qui constitue la base de nombreux plats en Inde, comme les Idli et le Dosa. L’idée est de récupérer les séquences génétiques d’enzymes à l’origine de différentes vitamines pour les introduire dans les bactéries responsables de la fermentation.

Dans les détails, les étudiants s’appuieront sur Saccharomyces cerevisiae, la levure utilisée dans la fabrication de la bière, pour introduire le chemin métabolique qui permet de produire la vitamine A et sur les bactéries Lactobacillus plantarum et Lactobacillus reuteri pour introduire le chemin de la vitamine B2. Ils s’appuieront enfin sur Propionibacterium freudenreichii pour introduire la vitamine B12.

Pour reprogrammer ces micro-organismes, les étudiants utiliseront un plasmide. Utilisé comme vecteur, le plasmide est une molécule d’ADN sur laquelle sera codée l’information génétique des enzymes à l’origine des vitamines recherchées. Il sera envoyé à travers la membrane des différentes bactéries visées. « Nous allons également faire en sorte que ces gènes soient intégrés dans le chromosome de la cellule » précise Barthélémy Caron.

Le projet, baptisé Ferment It Yoursellf, devrait réunir 16 étudiants. Les années précédentes, les étudiants du CRI avaient, en autres, présenté à la compétition iGem un projet utilisant la technologie Crispr pour lutter contre la tuberculose et le projet « Smell of Us » visant à réduire les odeurs corporelles produites par les bactéries de la peau.

 

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