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iGem 2015 : l'équipe bordelaise s'attaque au Mildiou de la vigne

iGem 2015 : l'équipe bordelaise s'attaque au Mildiou de la vigne

© Flickr - Paul Tridon

Tout au long de l’été, la rédaction d’Industrie & Technologies vous propose de découvrir les projets des huit équipes françaises qui participent à la compétition de biologie de synthèse iGem 2015, dont la grande finale se déroulera le 24 septembre à Boston. Premier épisode aujourd’hui avec le projet Cured Vine. Mené par une dizaine d’étudiants bordelais, il doit permettre de lutter contre le Mildiou de la vigne de manière écologique.

Le mildiou de la vigne ? Un véritable cauchemar pour les vignobles bordelais. Provoquée par le parasite Plasmopara viticola, cette maladie se manifeste par différents symptômes selon la zone de la plante qui est infectée : sur la feuille, on peut voir des taches jaunâtres huileuses ou des zones de dessèchement marron. Sur la grappe, on peut constater la présente d’efflorescences blanches ou des tâches brunes.

Pour l’heure, seul un traitement connu sous le nom de « bouillie bordelaise », et composé de sulfate de cuivre, permet de lutter contre ce fléau. Une méthode qui pose toutefois un problème environnemental et sanitaire avec un impact direct sur la biodiversité. Encadrés par Denis Dupuy, chargé de recherche à l’Inserm, une dizaine d’étudiants bordelais sont bien décidés à proposer une alternative écologique. Ensemble, ils ont monté une équipe pour participer à la compétition iGem 2015. Lancé par le MIT en 2004, ce concours dédié aux étudiants vise à promouvoir la biologie de synthèse, qui consiste à concevoir des organismes vivants avec des caractéristiques inédites. 

Concrètement, l’équipe iGem Bordeaux 2015 compte utiliser les techniques de biologie de synthèse pour permettre à la bactérie E-Coli et à la levure Saccharomyces cerevisiae de produire la molécule Cardlan afin de développer un traitement préventif pour la vigne et contre le mildiou. Constituée d’un enchaînement de glucose, la molécule Cardlan permet, en effet, de renforcer le système immunitaire de la feuille de vigne.

Pour l'édition 2014 de la compétition, les étudiants bordelais s'étaient attachés à faire synthétiser des matériaux entièrement biodégradables et dotés de propriétés plastiques et élastiques à la bactérie Escherichia coli (E.coli). Le projet consistait à modifier l’ADN d’E.coli afin qu’elle produise des protéines sous forme de polymères semblables à celles que l’on peut retrouver dans les toiles d’araignées ou celles responsables de l’élasticité de notre peau pour obtenir un nouveau biomatériau. Produit de manière écologique et économique, celui-ci pourrait trouver des applications dans le domaine de l’industrie du textile mais aussi dans celui de la médecine régénératrice. Les chirurgiens pourraient, par exemple, utiliser ces matériaux à la fois flexibles et résistants pour remplacer les tendons défectueux des patients. 

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