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Hydrogène décarboné : le CNRS fédère scientifiques et industriels pour accélérer les recherches

Aline Nippert
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Hydrogène décarboné : le CNRS fédère scientifiques et industriels pour accélérer les recherches

Projet collaboratif européen dans lequel le CNRS et des industriels comme Bosch étaient impliqués. GIANTLEAF a abouti au développement d'une pile à combustible comme prolongateur d'autonomie pour bus électrique, prenant la forme d'une remorque.

Le CNRS a officiellement lancé sa Fédération hydrogène, mardi 9 mars, à l'occasion d'un événement en ligne. L'initiative vise notamment à favoriser les collaborations entre les équipes du CNRS et le monde industriel de l'ensemble de la filière hydrogène.

Science fondamentale, industrie, hydrogène. La Fédération hydrogène du CNRS, mise sur pied le 1er janvier 2020, a officiellement été lancée mardi 9 mars au cours d'un événement en ligne, retardé d’un an à cause de la crise sanitaire. La Fédération regroupe plus de 270 chercheurs, enseignants-chercheurs et ingénieurs qui travaillent au sein de 28 laboratoires estampillés CNRS engagés dans le domaine de l’hydrogène.

Coordonner les efforts

Objectif affiché : « coordonner les efforts de ces équipes pour produire de l’hydrogène décarboné, le purifier, le stocker et l’utiliser via des piles à combustibles pour des applications mobiles ou stationnaires », d’après les termes du communiqué. « L’idée est également de nous rendre visible auprès des industriels, notamment nationaux », a précisé Antoine Petit, le président du CNRS, lors de l’événement de lancement en ligne.

Car si « la mission première du CNRS consiste à faire de la recherche fondamentale », a souligné Antoine Petit en guise d’introduction, « il s’agit aussi d’appliquer ces recherches aux grandes questions sociales et économiques, parmi lesquelles la transition énergétique et l’hydrogène ». Pour y parvenir, « la collaboration entre les académiques et les industriels est essentielle », a insisté Antoine Petit.

Travaux sur toute la chaîne de valeur

La Fédération se structure en quatre axes scientifiques et technologiques, en phase avec les besoins des industriels : la production d’hydrogène décarboné, son stockage, le marché stationnaire (comme les piles à combustibles pour maisons individuels) et la mobilité. « Les challenges se répartissent sur l’ensemble de la chaîne de valeur de la filière », a commenté le président du CNRS.

Sur ces différents aspects, les équipes du CNRS n’en sont pas à leurs galops d’essai. « La communauté de la recherche sur l’hydrogène a commencé à se structurer il y a plus de vingt ans dans le cadre de groupements de recherche », a contextualisé Antoine Petit, qui ajoute que la naissance de la Fédération est due à un « alignement des planètes » entre le CNRS et plusieurs gros industriels qui souhaitent s’engager sur l’hydrogène, comme Michelin, Air Liquide ou EDF.

Poursuite de l'engagement hydrogène

Le CNRS est déjà bien implanté dans le domaine de l’hydrogène : le gouvernement lui a confié, en partenariat avec le CEA, le pilotage scientifique du Programme et équipement prioritaire de la recherche (PEPR) dédié à l'hydrogène décarboné. Ce projet, doté d’une enveloppe de 80 millions d’euros sur 7 à 8 ans, consiste notamment à déterminer « de grands axes de travail pour des projets ciblés à maturité élevé, des appels à projet sur des thématiques fortement émergentes et des appels à manifestation d’intérêt pour structurer la communauté sur des thématiques transverses », d’après Abdelilah Slaoui, pilote scientifique du PEPR et responsable de la cellule énergie du CNRS, cité dans un communiqué.

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