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HP soutient 22 jeunes pousses technologiques françaises

HP soutient 22 jeunes pousses technologiques françaises

A l'occasion de l'étape français du HP World Tour, HP a levé le voile sur sa première promotion de start-up.

© DR

Une entreprise spécialisée dans les Serious games, une autre dans la maison connectée. Un spécialiste de l'électronique embarquée et un autre de l'A/B testing mobile. Dans le cadre de son programme de soutien aux start-up, HP a sélectionné des jeunes pousses issues de domaines très variés. Au total, 22 start-up ont rejoint cette première promotion. 

Tout comme Google, IBM ou encore Microsoft, HP veut lui aussi se rapprocher de l'écosystème particulièrement dynamique des start-up. A l’occasion de l’étape parisienne du HP World Tour, l'entreprise américaine a dévoilé le nom des premières jeunes pousses françaises sélectionnées dans le cadre de son programme de soutien. Lancé fin 2014, celui-ci ne consiste pas à réaliser des investissements en capital risque, mais à fournir un kit de démarrage composé d’une offre de mentoring, de sessions de formation, de la mise à disposition de différentes infrastructures et d’un accès à un réseau de partenaires et de clients. « Beaucoup  d’entre elles (les jeunes pousses, ndlr) ont du mal à passer le cap des trois ans et à s’étendre à l’international, commente Gerald Karsenti, PDG de HP France. Nous souhaitons leur apporter une véritable valeur ajoutée ». Au total, 22 entreprises innovantes, dans des domaines très variés, ont été choisies. La sélection montre qu'HP cultive une définition très large de ce que peut être une start-up. En effet, les entreprises membres de cette première promotion affichent des niveaux de maturité bien différents. Si certaines ont été créées il y a tout juste un an, d'autres existent depuis plus de cinq ans. Cinq ont retenu notre attention.

Kalray. La rédaction l'avait repérée dès ses débuts en 2009. Basée à Orsay et Grenoble, Kalray a mis au point une nouvelle génération de processeurs en silicium MPPA (processeurs multicoeurs et solutions logicielles). Basés sur une architecture massivement parallèle, ils offrent un excellent rapport  performance de calcul/consommation énergétique (gigaflops/watt). Doté de 246 coeurs, le modèle Bostan-N propose, par exemple, une très grande capacité de calcul (500 milliards d’opérations par seconde) pour une consommation d’énergie de 5 watts. « Nous nous adressons à deux marchés distincts : l’embarqué critique et l’accélération du cloud » précise Jean-Pierre Demange, le vice-président de la société. Le premier marché concerne essentiellement les secteurs aéronautique, ferroviaire et militaire, qui nécessitent énormément de calculs avec une exécution des tâches dans un temps limité. Son modèle Turbocard2, qui embarque 1 024 coeurs, permet quant à lui d’accélérer le calcul intensif. Il est, par exemple, utilisé dans le cadre de recherches pétrolières ou dans le domaine de la finance et des assurances pour les calculs de risques ou encore de la cryptographie. Fondée en 2008, en collaboration étroite avec le CEA-List, l’entreprise compte aujourd’hui 55 collaborateurs et cherche désormais à se positionner sur un nouveau domaine : la virtualisation du réseau.

Qarnot computing. Fondée en 2010 par Paul Benoît, la jeune pousse développe des radiateurs numériques qui exploitent la chaleur émise par les calculs informatiques. « Les data centers sont extrêmement énergivores. Ils consomment énormément d’énergie pour fonctionner, mais aussi pour être refroidis », pointe Hélène Legay, responsable marketing de la start-up. Partant de ce constat, Qarnot computing décide de réaliser les calculs à l’endroit même où il y a des besoins en chaleur et développe dans la foulée les Q.rad, des radiateurs dont la source de chaleur est constituée de processus de calcul. « Pour l’heure, nous avons déployé 350 radiateurs numériques en Ile-de-France, dont 300 dans des logements sociaux et 50 dans une école », précise Hélène Legay. La start-up a également développé sa propre plate-forme logicielle pour équilibrer la demande en puissance de calcul et la demande en chauffage. Son business model repose, d’un côté, sur la vente de puissance de calcul aux entreprises et, de l'autre, sur la vente de radiateurs numériques aux bailleurs. Qarnot computing commercialise son modèle actuel 3 000 euros, mais planche sur une nouvelle version. « Notre prochain radiateur ne sera pas qu’un simple radiateur. Il constituera la colonne vertébrale de la maison intelligente » assure Hélène Legay sans divulguer davantage d’informations.

E-sylife. Fondée par Frédéric Bonnard, E-sylife s’est elle aussi spécialisée dans la maison connectée. Basée à Aix en Provence, la jeune pousse a développé une solution tout-en-un de supervision du foyer. Modulaire, le dispositif fonctionne comme des Lego. Il repose sur un Kub (le cœur du système à connecter à Internet) et sur plusieurs briques complémentaires sans fil. Relié à une application web et mobile, l’ensemble permet aux particuliers de suivre en temps réel leur consommation énergétique (électricité, gaz et eau), de superviser la température, l’humidité et la qualité de l’air de leur intérieur et de recevoir une notification sur leur smartphone en cas d’intrusion. Alors que les solutions de domotique se multiplient sur le marché, la start-up espère tirer son épingle du jeu grâce à plusieurs arguments. « C’est une solution made in France, nous sommes propriétaires de tous nos capteurs » assure François Pancrazi, l’un des collaborateurs. Autre avantage : les particuliers n’ont pas besoin de souscrire à un abonnement pour bénéficier des services. Le kit de base, lui, est commercialisé 170 euros. Il faudra ajouter 89 euros pour s’équiper du module électricité, qui permet, selon ses créateurs, d’économiser jusqu’à 15 % sur sa facture.

Solar Games. Initialement positionnée sur le marché des jeux vidéo, la start-up Solar Games utilise les technologies de cette industrie et les met au service des besoins en formation des entreprises sous la forme de serious games. Elle a notamment développé une plate-forme qui plonge les salariés dans un centre de formation virtuel, dans lequel ils retrouvent leurs collègues sous forme d’avatar en temps réel. L’objectif est  de susciter les apprentissages horizontaux et collaboratifs pour que l’intelligence collective puisse être portée au service de la société. La jeune pousse compte parmi ses clients Orange et GDF Suez. Elle a également développé des partenariats dans le milieu hospitalier pour former le personnel, et travailler avec les patients. Fondée il y a trois ans, Solar Games compte aujourd’hui dix salariés.

Azetone. Créée il y a un peu plus d'un an, Azetone s’est spécialisée dans l’A/B testing mobile et la personnalisation en temps réel d’applications mobiles. « Nous donnons la possibilité à nos clients de modifier différents éléments de leur plate-forme en publiant les modifications sur une base d’utilisateurs définie. Cela permet, par exemple, de savoir quel est le bouton le plus efficace, et de le publier ensuite sur toute la base utilisateurs », détaille David Ardin, le directeur R&D. La start-up a également mis au point un outil de « profil builder », afin de créer des segments de base utilisateurs et proposer une experience personnalisée sur mobile. Au menu également, une solution de "finger tracking", baptisée HeatMaps. Une fois intégré dans une application grâce à quelques lignes de code, elle permet d’analyser en temps réel les interactions avec l’écran réalisées par l’utilisateur. La start-up compte un peu moins de 10 salariés et a noué un premier contrat avec Solocal Group (ex-Pages Jaunes). 

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