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Horus : surveiller l’environnement marin

Horus : surveiller l’environnement marin

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Pour surveiller les aléas géologiques et l’environnement subaquatique, Total a lancé le projet Horus. A l’aide d’une station d’observation et de méthodes d’analyses de données, il s’agit de suivre en temps réel les aléas géologiques, afin de prédire les risques qu’encourent les infrastructures pétrolières offshore.

Les propriétés géologiques des fonds marins, et les courants sont des connaissances essentielles pour l’exploitation pétrolière offshore. Pour surveiller les aléas géologiques et l’environnement subaquatique, Total a lancé le projet Horus. A l’aide d’une station d’observation et de méthodes d’analyses de données, il s’agit de suivre en temps réel les aléas géologiques, afin de prédire les risques qu’encourent les infrastructures pétrolières offshores. Horus (hazard observatory for risk analysis  by underwater system) est un dispositif de surveillance en temps réel des aléas géologiques sous-marins. Il est dédié à la sécurité des installations de Total. « Il permet la mesure en temps réel des caractéristiques physiques de la colonne d’eau, du sol et des sédiments superficiels sous-marins, comme la sismicité, la pression et le dégagement de gaz », détaille un document de Total. Cette innovation a été développée dans le cadre du projet R&D « Développement de l’offshore profond (DOP) », en partenariat avec l’Ifremer et l’équipe du projet USAN de la filiale Nigériane.

Connaître les limites géologiques

L’Ifremer travaille en effet sur le sujet des aléas géologiques et de la connaissance des fonds. « Il faut connaître les propriétés des fonds sous-marins avant d’ancrer. Les fonds sous-marins sont difficiles à gérer car ils ne sont pas homogènes, et il y a des limites géologiques. Il peut y avoir des avalanches sous-marines ou des effondrements. Aussi est-il important de caractériser les propriétés du sol pour savoir ou poser les équipements », explique Lionel Lemoine, de l’Ifremer. Pour la mesure, l’institut français s’appuie sur plusieurs technologies : les engins sous-marins (AUV), les engins remorqués, (deepto) (mais qui vont au fond). Ils servent à faire des mesures géophysiques pour caractériser les différentes strates proches. Des carottes sont également réalisées pour caractériser sur 30 à 60 mètres les propriétés des sols. Des mesures sont également réalisées avec un pénétromètre : une tige à laquelle sont accrochés des capteurs s’enfonce dans le fond sous-marin pour en connaître les propriétés », continue Lionel Lemoine. Le problème des sols, ce sont ses faibles propriétés mécaniques, qui peuvent entraîner des effondrements, et les avalanches sous-marines, qui entraînent le risque d’emporter les équipements avec les sédiments. D’où l’importance de pouvoir mesurer et modéliser l’environnement des fonds marins, pour savoir où installer les équipements, mais aussi adapter les matériaux des équipements.

Sophie Eustache, Philippe Passebon

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