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Glowee et CeleScreen : Les deux start-up Biotech de l’année selon Genopole

Glowee et CeleScreen : Les deux start-up Biotech de l’année selon Genopole

Le Génopole repère les futures pépites des biotechnologies. Les gagnants ont récolté 100 000€ et 50 000 €.

© Genopole

Pour la cinquième année consécutive, le Genopole d’Evry (Essonne) remet ses prix aux meilleures start-ups des biotechnologies. C’est Glowee qui a raflé la mise de 100 000 € grâce à un système bioluminescent. CeleScreen a quant à elle remporté le prix spécial pour sa solution d’évaluation toxicologique sur des invertébrés.

Le concours du Genopole s’impose année après année dans le paysage des Biotechnologies françaises. Certains anciens lauréats, Ynsect en tête, sont devenus des start-up établies et très observées. Pour prendre la succession de Novolyse,  Magpie Polymers ou encore Ynsect (dont le portrait du président est publié dans le n°982-983 d’Industrie&Technologies), cinq jeunes et ambitieuses entreprise présentaient leurs technologies à un jury de spécialistes.

C’est Glowee, une jeune pousse dont nous vous parlions déjà lors des grands prix de l’innovation 2015, qui a remporté le sésame ouvrant gratuitement les portes du Génopole durant six mois. La technologie gagnante ?  Utiliser la bioluminescence des micro-organismes marins pour proposer un système d’éclairage naturel. En modifiant l’ADN de cellule de calamar et en cloisonnant cette soupe lumineuse de cellules dans des plastiques souples, Glowee compte éclairer les devantures nocturnes des magasins.

Les biotechnologies marines pour illuminer les magasins

 « En utilisant des techniques d’optogénétique (la stimulation des cellules en fonction de la luminosité ambiante), nous pouvons donner la capacité aux micro-organismes de n’éclairer que lorsqu’il fait nuit », expliquait Geoffrey de Bérail, le directeur de l’entreprise, en octobre 2015. Pour l’instant, les cellules permettent un éclairage comparable à la lueur d’une bougie durant trois jours. Mais Sandra Rey, co-fondatrice de Glowee, promet d’atteindre « un mois de luminosité dans très peu de temps ». Objectif avoué : équiper les façades de magasins dès la fin 2016.

Un prix spécial d’une valeur de 50 000 € a également été remis à CeleScreen. Cette jeune pousse propose une solution de substitution aux tests toxicologiques pratiqués sur les vertébrés. Dans l’industrie cosmétique, ce genre de tests sont en effet interdits par l’Union Européenne depuis 2013. L’utilisation d’invertébré serait la solution idéale mais la technologie se heurte aux problèmes d’absorption des molécules par l’organisme de ces petits animaux. Seules 5 % des molécules sont absorbés par les Caenorhabditis Elegans, les vers couramment utilisé dans ce domaine… Pour l’instant. La solution breveté par Celescreen optimise le potentiel des vers et permet un taux d’absorption de près de 100 %.

Technologie ou service, l’éternelle question des start-up

Les trois autres finalistes, GreenTropism, Entomo Farm et StevLife, rivalisent d’originalité. Entomo Farm propose une solution industrielle d’élevage d’insectes. Un Ynsect bis ? Pas vraiment selon Clément Soulier, l’un des fondateurs de l’entreprise bordelaise. « Nous sommes plutôt dans la commercialisation d’une solution industrielle prête à l’emploi, indique-t-il. Depuis mai, un démonstrateur de 56 m² est en place dans deux conteneurs maritime et nous espérons le vendre sous cette forme d’ici le premier trimestre 2016 ».

StevLife, entend pour sa part produire du Stevia "2.0", non OGM, à prix compétitif. La start-up espère quitter la paillasse rapidement et expérimenter un modèle capable de produire un kilogramme d’ici 18 à 21 mois. Le dernier concurrent, GreenTropism, a l’ambition de révolutionner l’usage de la spectroscopie. L’idée : une solution logicielle adaptable à n’importe quel appareil et capable d’affiner automatiquement la précision des spectres obtenus. « Nous vendons un logiciel et un abonnement à une basse de données de 140 000 signatures chimiques, explique Anthony Boulanger, président de la jeune pousse. La solution est autant utile pour des industriels qui souhaitent contrôler leurs produits que pour des particuliers désireux de vérifier la présence de certaines molécules dans leurs aliments. Du gluten par exemple ». A suivre.

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