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Glacer l’eau et la terre pour stopper la contamination à Fukushima

Glacer l’eau et la terre pour stopper la contamination à Fukushima

De l'azote liquide va être injecté dans le sous-sol de Fukushima

1 500 mètres de long et 30 mètres de profondeur : un mur de glace aux dimensions gigantesques est en voie de construction à Fukushima pour stopper l'écoulement des eaux contaminées vers l'océan, tandis que les tentatives de geler directement l'eau ont été mises en échec.

 

Pour stopper la contamination des eaux océaniques par les eaux contaminées dans le sous-sol de la centrale, la Tepco (Tokyo Electric Power) a fait le choix de construire un mur de glace autour des quatre réacteurs de Fukushima. Long de 1 500 mètres et enfoncé à près de 30 mètres sous le sol, le mur de glace est en construction depuis le 26 mai et devrait être achevé fin 2015. Pour cela, Tepco va utiliser de l’azote liquide. En circulant dans un réseau de tuyaux enterrés, l’azote liquide – d’une température maximale de 196°C – va geler la terre autour de lui, de manière à bloquer l’écoulement des eaux contaminées par des particules radioactives vers l’océan. Une usine de décontamination pourra alors traiter l’eau avant de la laisser repartir vers l’océan, sans pour autant qu’il soit possible de traiter totalement l’eau, en particulier si elle est contaminée par le tritium.

Parallèlement, la Tepco essaie également via des tranchées souterraines de directement geler l’eau contaminée au pied du réacteur 2. Cette deuxième technique ne semble toutefois pas fonctionner, sans pour autant que la Tepco ne remette en cause la construction du « mur de glace ».

Les explications sur la fabrication du mur de glace en vidéo.

Glacer l’eau et la terre pour stopper la contamination à Fukushima

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